Diana, her fashion story : une histoire de mode et de princesse
EXPOSITION

Diana, her fashion story : une histoire de mode et de princesse

Nadège Alezine le 24.05.18

C’est à travers une dizaine de robes et de tenues que l’histoire de Lady Diana est racontée dans l’exposition Diana her fashion story. C’est dans son ancienne demeure, Kensington palace, que l’histoire de l’ancienne princesse de Galles est évoquée : de ses débuts timides en kilt écossais lors de ses fiançailles avec l’hériter de la couronne à sa robe dos nu Versace en 1995 pour un gala à Milan.

La femme la plus photographiée au monde avait épousé le prince Charles à 19 ans, pour se retrouver propulsée sous les projecteurs jusqu’à sa fin brutale en 1997, dans un accident de la route.

De ces années passées sous les spotlights, on retrouve ses tenues de gala, avec les robes qu’elle portait lors de ses voyages officiels de princesse, au Japon par exemple avec une délicate robe de soie rose dessinée par Zondra Rhodes ou encore le fourreau incrusté de pierres précieuses imaginé par son ami Gianni Versace, qui marque son affranchissement de la famille royale, après son divorce avec Charles.

Seules manquent à l’appel, la robe de mariée de Diana, qui fit rêver nombre de jeunes filles en fleur en 1981, avec sa longue traîne et ses manches ballons, imaginée par David et Elizabeth Emanuel et la revenge dress, que Diana portait à une réception à la Serpentine Gallery en 1994 et dessinée par Christina Stambolian. La robe de mariée est toujours en possession de ses deux héritiers, William et Harry, alors que la revenge dress a été vendues aux enchères pour la coquette somme de $74 000.

En revanche, on peut y voir la tenue que portait la princesse en 1997, lors de sa campagne contre les mines anti-personnelles en Angola, avec le gilet de protection estampillé Halo, du nom de l’association Halo Trust qui œuvre pour leur élimination. C’est le prince Harry qui désormais a repris le flambeau de cette cause, si chère au cœur de sa mère.

Parmi les designers préférés de Lady Di, Catherine Walker, bien sûr, qui l’a habillé tout le long de sa vie publique à coups de robes de soirées, tailleurs et robes de jour avec près de 1000 tenues différentes. C’est d’ailleurs dans une de ses petites robes noires que repose Diana, c’est dire à quel point, elle aimait cette Française qui s’était fait un nom dans le sérail de la mode britannique.

Un style british 

La princesse avait choisi de mettre en avant certains créateurs britanniques à qui elle a permis de se faire un nom, comme Elizabeth Emanuel ou encore Victor Edelstein, mais à la fin de sa vie, c’est en Versace ou Dior qu’elle s’était découvert une certaine liberté, loin des restrictions de la couronne. 

Brisant les codes de la famille royale, Lady Diana c’était aussi un style. Elle fut la première de la famille à porter des pantalons lors de sorties officielles mais aussi la première à enlever ses gants quand elle serrait la main de malades du Sida, lors de ses visites d’hôpitaux. Un style moderne qui clashait souvent avec le protocole royal mais qui lui permettait de marquer des points auprès de l’opinion publique. La people’s princess, comme aimait l’appeler la presse britannique, étudiait aussi beaucoup son look lors de ses apparitions publiques en les adaptant à son public : elle refusait de porter un chapeau trop volumineux quand elle visitait des enfants malades car cela rendait difficile de leur donner un hug.

« Il y a beaucoup de stars de cinéma et de célébrités mais il n’y aura jamais qu’une Diana » disait Élizabeth Emanuel de la princesse. Ce sont cette singularité et cet esprit libre qui rayonnent toujours aujourd’hui dans le cœur des admirateurs de Lady Diana, 21 ans après son décès tragique dans la capitale de la mode: Paris. 

Réservations ici.

 

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Infos Pratiques
Date : du 26 avril 2018 au 17 février 2019
Lieu
Kensington palace, Kensington Gardens, Londres W8 4PX
Infos
Prix : £16 adulte et £8 enfant. Ouvert tous les jours de 10h à 18h (horaires d’été). Dernière admission à 17h.

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