Quand Audrey Fleurot devient londonienne pour quelques mois FR
CINÉMA

Quand Audrey Fleurot devient londonienne pour quelques mois

Camille Letourneur le 22.05.18

Quels sont vos premiers souvenirs sur scène ?

J’ai sû très tôt que je voulais faire du théâtre. Mon papa était pompier de service à la Comédie française et m’y emmenait quelque fois. Mon premier souvenir je devais avoir 13 ans et c’était une présentation de fin d’année au conservatoire d’arrondissement et j’avais tellement le trac que j’étais entièrement recouverte de boutons ! [rires] 

A quel moment avez-vous senti votre carrière décoller ?
Il y a eu des paliers. Alexandre Astier m’avait permis de faire Kaamelott, Engrenages m’a aussi fait connaître du grand public. Mais après bien sûr, Intouchables au cinéma.

Justement entre théâtre et cinéma vous avez une préférence ?  

Moi j’ai besoin de retourner au théâtre régulièrement. Au début je fantasmais pas trop sur le cinéma, mais maintenant je trouve vraiment un équilibre en passant du théâtre, à la télé, au cinéma… C’est plus les rôles qui me plaisent que le média.  

Un souvenir de tournage ou sur les planches qui vous a particulièrement marqué ?

Je dirais que les moments les plus forts sont quand même au théâtre parce que c’est plus dangereux aussi. Un souvenir qui m’a marquée serait l’Echange de Paul Claudel, que j’ai joué en théâtre en plein air à Lyon en pleine grève des intermittents. On ne devait jouer qu’une fois alors. En même temps que je disais mon texte, je me disais que c’était la dernière fois, il y a eu un truc assez magique. Heureusement on a pu le rejouer après finalement, mais sur le coup, ce n’était qu’une fois.

 

Parlons de Tartuffe maintenant. Comment avez-vous été approchée ?

C’est le metteur en scène Gerald Garrutti qui m’a proposé le rôle d’Elmire.

Et qu’est ce qui vous a plu dans le projet ?

Le fait de travailler à Londres. Moi je venais de faire une série à Manchester pour Netflix qui s’appelle Safe et j’avais très envie de travailler en anglais. Il y avait un challenge de jouer dans le West End une pièce bilingue. J’étais excitée de venir passer trois mois à Londres, le rôle est beau… Il y avait plein de choses qui m’attiraient.

Comment se passe la pièce en version bilingue du coup ?

Toutes mes scènes avec Tartuffe sont en anglais, et les scènes de famille sont en français. Dans le cast tout le monde parle bien anglais et français, mais les répétitions sont plutôt en anglais. On switch de l’un à l’autre assez naturellement en fait. Pour ma part j’ai déjà travaillé en anglais mais pour une série, sur scène ce sera la première fois.   

N’est ce pas un peu du blasphème pour des amateurs de théâtre de mettre du Molière dans un Los Angeles du 21e siècle ?

Pour nous, français, au début ça nous a un peu bousculé, mais c’est bien et ça marche surtout. Les anglo-saxons en général sont plus habitués à moderniser les pièces.

 

Vous vous êtes installée à Londres pour quelques mois donc, quelles sont vos impressions ?

Je connaissais déjà un peu Londres mais je n’avais jamais eu l’occasion d’y passer tant de temps. Trois mois ça laisse le temps de prendre des petites habitudes. Mais pour le moment je n’ai pas encore eu le temps de vraiment m’imprégner de la ville et de trouver les bonnes adresses. Pendant les périodes de répétition, nous sommes enfermés du matin au soir et on va éternellement au même pub pour manger et on n'en peut plus [rires].

Un souvenir de vos précédents voyages alors ?

Quand j’étais ado je venais à Camden Town pour m’acheter des Doc Martens, et c’est assez drôle car c’est là qu’ils m’ont mis mon appartement. Et à la fois ça a changé, à la fois ça n’a pas changé. Je reconnais le marché, et c’est rigolo de me retrouver dans ce qui était mon spot number one quand je venais à Londres.

Vous serez également à l’Institut français le 24 juin pour présenter votre film La Fête des Mères. Vous pouvez nous en dire quelques mots ?

Ça traite du sujet de la maternité, et plus généralement des rapports familiaux, du temps qui passe. Il y a un panel de personnages féminins qui ont tous un rapport à la maternité différent. Ça parle de la place des femmes dans la société actuelle.

Des projets pour la suite ?

Engrenages jusque fin août. Puis un long métrage, mais encore en projet pour le moment !

 

Retrouvez Audrey Fleurot dans : 

Tartuffe, du 25/05 au 28/07 au Theatre Royal Haymarket, 18 Suffolk Street, SW1Y 4HT Métro : Piccadilly Circus Prix : à partir de £15. Réservations ici.

Projection en avant première de La Fête des Mères suivi d'un Q&A, à L'institut français, 17 Queensberry Place, SW7 2DT Métro : South Kensington 

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Infos Pratiques
Date : le 24 juin 2018
Lieu
Institut Français du Royaume Uni, 17 Queensberry Place, SW7 2DT
Infos
Métro : South Kensington.

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