Rodin rôde au British Museum de Londres
EXPOSITION

Rodin rôde au British Museum de Londres

Nadège Alezine le 25.04.18

C’est en 1881, que Rodin visite le British Museum pour la première fois. De ces déambulations dans les couloirs et salles du musée, il parvient à assouvir sa passion de la Grèce antique et notamment du Parthénon. Des figures de marbre blanc extirpées du monument grec, Rodin nourrit son art et sa sculpture. Son intérêt pour les corps et les nus. Pour lui, Phidias, l’artiste derrière les sculptures du Parthénon, est le plus grand sculpteur de toute la création.

C’est avec l’aide du Musée Rodin de Paris, que le British Museum a décidé de rendre hommage à l’illustre sculpteur à travers cette exposition événement, qui lie les œuvres de Rodin et ses inspirations antiques.

Rodin and the art of ancient Greece, c’est 80 œuvres du sculpteur en marbre, bronze et plâtre qui répondent en chœur aux sculptures antiques de la collection du British Museum. De son studio à Meudon et des jardins de l’hôtel Biron où il entreposait statues grecques et bustes de marbres aux membres manquants, Rodin nourrissait son imaginaire artistique. C’est aussi le parti pris de l’exposition qui essaye de recréer l’ambiance de Meudon dans l’aile Sainsbury du musée.

Musée imaginaire

« La confrontation de ses sculptures et de ses dessins aux grands modèles de son musée imaginaire et aux antiques de sa collection plongent le visiteur, d’emblée, dans le processus créatif du sculpteur. » explique Catherine Chevillot, directrice du musée Rodin.

Grand collectionneur d’œuvres antiques, il en possédait près de 6000, Rodin aimait scruter ses Venus amputées à la lumière des bougies, la nuit dans son jardin parisien : « L’art antique signifie bonheur de vivre, quiétude, équilibre, raison. » disait-il.

Dans une lettre que Rodin adressait à Hélène de Nostritz en 1905, il justifie sa jubilation de collectionneur quasi obsessionnel d’antiques : « maintenant j’ai fait une collection de dieux mutilés, en morceaux, quelques-uns, chefs d’œuvre, je passe du temps avec eux, ils m’instruisent j’aime ce langage d’il y a deux ou trois mille ans, plus près de la nature qu’aucun autre… »

Le Baiser (1882) et le Penseur (1904) font bien sûr partis du voyage de Paris à Londres mais on peut aussi admirer les dessins de Rodin, notamment ceux qu’il croqua depuis sa chambre d’hôtel quand il séjournait au Thackeray, juste en face du British Museum, lors de ses visites à Londres.

En 1902, lors d’une de ses nombreuses rêveries antiques dans les couloirs du musée londonien, il avoua : « Quand j’ai du temps libre, je hante simplement le British Museum… »

Réservations ici.

 

 

 

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Infos Pratiques
Date : du 26 avril 2018 au 29 juillet 2018
Lieu
British Museum Great Russell Street Londres WC1B 3DG
Infos
Ouvert du samedi au jeudi de 10h à 17h30 et le vendredi de 10h à 20h30 Prix £17, gratuit pour les moins de 16 ans

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