Michel Hazanavicius nous parle du Redoutable FR
CINÉMA

Michel Hazanavicius nous parle du Redoutable

Camille Letourneur le 03.04.18

Comment est votre blanquette” ? C’est à lui que l’on doit la saga OSS 117, mais aussi le succès planétaire de The Artist.  Michel Hazanavicius se confie aujourd’hui sur LeRedoutable, film autour de Jean-Luc Godard qui sort sur les écrans britanniques le 28 avril. 

Pourquoi ce titre “Le Redoutable” ?

Les titres des livres sur lesquels je me suis basé pour écrire ne correspondaient pas au film que je voulais faire. Le mot “redoutable” a un côté positif et un côté négatif, je trouvais que ça collait bien à Godard.

À titre personnel, qui est
Jean-Luc Godard pour vous ?

Comme pour tout le monde : un réalisateur. Je fais partie de la génération post Nouvelle Vague et je pense avoir été plus influencé par le cinéma américain que par Godard. On doit tous quelque chose à Godard, mais je ne suis pas particulièrement un admirateur.

Qu’est-ce que le livre d’Anne Wiazemsky [la deuxième compagne de Godard ndla], sur lequel vous vous êtes appuyé, a déclenché ?

Ça, c’est le mystère du désir ! Dans ce livre j’ai vu à la fois un personnage très drôle, séduisant et pourtant destructeur et autodestructeur. J’aimais l’idée d’être décontracté avec quelqu’un que les gens mettent sur un piédestal. Et puis, à la manière de ce que j’avais fait dans The Artist ou OSS 117, j’aime raconter quelqu’un en utilisant la forme cinématographique qu’il incarne.

Biopic, drame romantique, comédie : quel genre pour Le Redoutable ?

Je ne peux pas le définir. J’ai dit que c’était une comédie mais c’est un film assez hybride.

Vos films sont finalement extrêmement différents. Comment choisissez-vous vos sujets ?

Le moment du choix du film est crucial et j’y fais très attention. J’aime quand il y a plusieurs strates, un enjeu et de vrais personnages. J’aime aussi qu’il y ait de la comédie mais sans que ce soit totalement superficiel.

Londres et l’Angleterre, ça vous inspire quoi ?

Quand j’étais jeune, Londres c’était la source de toute la culture qui nous fascinait. Dans les années 80, c’était là où il fallait acheter des chaussures et des vêtements, c’était là d’où venait la bonne musique. Je ne sais pas si c’est de l’admiration, de la tendresse ou de l’envie, mais je trouve qu’il y a quelque chose de très séduisant en Angleterre.

Et si vous aviez dû faire un autre métier ?

Tueur à gages ! Ou faire de grands braquages, sans blesser personne, ça m’aurait plu je crois.

 

 

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Infos Pratiques
Date : du 28 avril 2018 au 23 mai 2018
Lieu
Institut français du Royaume-Uni 17 Queensberry Place, London SW7 2DT
Infos
Sortie dans les salles le 28 avril

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