Hugo Barriol, le nouveau visage de la folk en concert à Londres
CONCERT

Hugo Barriol, le nouveau visage de la folk en concert à Londres

Clémence Calderon le 13.02.19

L'étoile montante de la musique folk, Hugo Barriol, se confie à Ici Londres à l'occasion de son premier concert dans la capitale britannique. 

Quel est votre parcours dans le monde de la musique ?

J’ai commencé la musique quand j’étais petit, j’ai fait de la batterie pendant plusieurs années un peu tout seul dans mon coin. Vers 18-19 ans je me suis mis à la guitare et j’ai commencé à écrire des chansons et à chanter. J’écrivais des petites chansons comme ça, ce n’était pas vraiment sérieusement. Puis je suis parti en voyage en Australie, et j’ai commencé à jouer dans le métro là-bas. Il y avait une gare à proximité avec un tunnel dans lequel j’ai joué. Puis je suis rentré à Paris et j’ai continué à jouer dans le métro parce que je me suis dis que c’était le meilleur moyen de faire découvrir ma musique et de toucher un maximum de gens. Je savais aussi qu’il y avait des auditions organisées par la RATP. J’ai passé les auditions, j’ai eu mon accréditation « musicien du métro » puis j’ai continué à jouer dans le métro parisien pendant deux ans.

Et puis j’ai croisé la route dans un premier temps, un producteur avec qui j’ai enregistré mon premier OP dans lequel il y a les musiques « On the Road » « Black and White » et « Hurt ». Finalement j’ai croisé la route de Marie Audigier, qui était la directrice du label Naïve. Elle est passée dans le métro, elle m’a donné sa carte, on s’est appelé puis on s’est vu quelques semaines après. Elle a eu un vrai coup de cœur pour ma musique et un an après, j’ai signé avec Naïve.

Quels sont les artistes qui vous ont donné envie de faire de la musique ?
Quand j’étais petit, mon père avait un groupe de rock donc je pense que c’est ça qui m’a donné envie de faire de la musique. Après les artistes qui m’ont donné envie de faire de la musique, j’écoutais plus jeune Oasis, puis j’ai découvert Bon Iver, Patrick Watson et tous ces mecs là qui font de la belle musique.

De quoi parle votre musique ? Quels sont les thèmes que vous abordez dans vos chansons ?

Ce sont des chansons assez personnelles car j’utilise la musique un peu comme un exutoire. Je parle de choses que je n’évoquerais pas forcément avec mes potes ou ma famille, des choses qui ont pu me blesser pendant mon enfance, ou encore aujourd’hui, de mes peurs…

Vous parlez de votre vie personnelle dans vos chansons, c’est difficile de se livrer et se mettre « à nu » ? 

J’ai mis pas mal d’années avant de m’ouvrir et d’écrire sur des sujets assez personnels. Quand j’ai commencé à écrire des chansons vers 18-19 ans, je ne racontais pas les mêmes choses à ce moment-là. C’est plus tard que j’ai compris que c’était important pour moi d’être sincère dans ma musique et de parler de sujets qui me touchent. Ça m’a pris du temps mais maintenant je suis très content parce que le fait de parler de ces choses, qui ne sont pas forcément des choses très joyeuses, c’est ça qui me permet d’être bien dans mes baskets. Je n’ai jamais été aussi heureux que depuis que j’écris des chansons tristes.

Vous avez refusé de participer à The Voice et à la Nouvelle Star, pourquoi avoir pris cette décision ?

J’ai pris cette décision, parce que je ne le sentais pas. Je ne pense pas que j’aurais été bon dans ces émissions parce que j’aime chanter mes propres chansons. Même dans le métro, je chantais mes propres morceaux, je ne faisais pas de reprises ou de covers comme dans ces émissions où c’est justement l’exercice qu’il faut faire. Et puis j’avais cette volonté d’en arriver où j'en suis grâce à mes chansons, à ma personne.

Vous venez vous produire pour la première fois à Londres le 26 février. Etes-vous impatient de rencontrer votre public londonien ?

Oui je suis carrément impatient. Je sais que le public londonien et les anglais sont assez exigeants donc ça rajoute un petit peu de pression parce que j’ai envie d’être à la hauteur. Et un petit « frenchie » qui vient faire de la folk, en anglais, sur leur territoire, c’est un challenge. J’ai vraiment hâte d’y être, de faire les choses bien et de voir comment ça se passe.

Qu’est ce que vous aimez à Londres ?

Musicalement je me retrouve plus à Londres qu’à Paris, par rapport aux concerts qui peuvent avoir lieu ici. Je suis venu la première fois à Londres quand j’avais 18 ans et j’ai beaucoup aimé cette ville. J’y suis retourné en été et je travaillais dans des restaus pour passer un peu de temps ici. J’ai continué à y revenir et j’ai surtout enregistré mon album « Yellow » à Londres de janvier à mars 2018. J’ai bossé avec un producteur et des musiciens anglais qui sont dans des groupes que j’admire. L’enregistrement de cet album rend la ville de Londres encore plus importante pour moi.

Une salle dans laquelle vous rêveriez de jouer ici ?

Je trouve que la salle de Shepherd Bush Empire est très belle et si j’arrive à remplir cette salle un jour, ça serait assez dingue.

A quoi ressemble votre journée parfaite à Londres ?

La journée parfaite à Londres, ce serait un bon petit déj’, comme les anglais savent le faire, se balader, aller au pub et voir un concert le soir !

Que peut on vous souhaiter pour cette nouvelle année 2019 ?
Dans un premier temps, je viens faire ma première date à Londres donc j’espère que les gens viendront m’écouter. Puis mon album « Yellow » sort le 22 février donc j’espère que les gens l’écouteront, l’apprécieront et qu’ils viendront me voir sur scène. J’espère que ma musique touchera un maximum de gens. 

 

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Infos Pratiques
Date : le 26 février 2019
Lieu
Thousand Islands, 20-22 Highbury Corner, Highbury East, Londres N5 1RA
Infos
Billets £8

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