Calogero chante la liberté à Londres en 2019 FR
CONCERT

Calogero chante la liberté à Londres en 2019

Estelle Nilsson-Julien le 16.01.19

Calogero se rend à Londres pour un concert unique à l'occasion de sa "Liberté Chérie Tour"! Après avoir fait le tour des plus grandes salles de concert de France, c'est fin janvier qu'il passe par le O2 Shepherd’s Bush Empire, pour présenter ce septième album, paru en 2017. Il s'est confié à Ici Londres pour parler musique, liberté et Londres. 

Quand est-ce que vous avez commencé la musique ? Avez-vous grandi dans une famille musicale ?

Mon papa est un italien avec une très belle voix, ce qui m’a certainement tout de suite exposé à la musique. J’étais en échec scolaire quand je me suis vraiment mis à la musique. J’ai d’ailleurs beaucoup de reconnaissance envers mes parents car ils m’ont tout de suite fait confiance et soutenu dans cette aventure.  

Pourquoi avoir nommé l’album Liberté Chérie ? Que symbolise cette chanson pour vous ?

Pour moi la liberté est le plus bel héritage qu’on tient en France. Toutes sortes de liberté, comme pouvoir embrasser qui on veut dans la rue et puis c’est aussi une référence au public de Brassens. C’est une liberté qu’on retrouve également à Londres, bien sûr, qu’il faut absolument préserver. 

Quand est-ce que vous vous sentez le plus libre ?

Je me sens le plus libre quand je fais de la musique, j’ai vraiment l’impression que tout est possible. Au début je cherche ma voie, c’est comme si j’étais dans le noir, puis, petit à petit, en cherchant les notes, et en trouvant ma voie, je fini toujours par trouver la lumière. 

Vous semblez vous distancer de l'étiquette d’artiste “engagé” (ou sociétal) mais vous continuez à traiter des sujets sérieux ?

Les sujets historiques et de société sont des sujets qui me tiennent à cœur, notamment en tant que citoyen. Néanmoins, je ne souhaite pas uniquement être identifié comme chanteur “engagé”, je suis aussi un chanteur pop. Ma fonction est aussi de faire rêver, d’être créatif, de faire de la musique: je ne suis surtout pas un homme politique. Après si mes chansons font réfléchir les gens, tant mieux ! Mais ça n’a pas plus de prétention que ça, je tiens vraiment à rester à ma place de chanteur. Je peux aussi faire une chanson qui donne simplement envie de danser, sans dénigrer mon travail !

Pourquoi faire une chanson sur la rafle du Vel’ d’Hiv ?

Cette chanson est un devoir de mémoire, il ne faut jamais oublier ce qui s’est passé dans notre pays. De plus tout cela s'est passé il n’y a pas si longtemps que ça, que les juifs ont été arrêté, enfermé et déporté. C’est avec le passé qu’on construit l’avenir, la mémoire étant également extrêmement importante pour la jeunesse. 

Comment se passe votre collaboration avec vos paroliers ? Est-ce que c'est vous qui leur proposez des thèmes ? Comment assurer la cohérence dans l’album vu que vous collaborez avez plusieurs paroliers ?

Oui, précisément, je propose et façonne des thèmes à mes paroliers. Je pense que la cohérence dans mon album est surtout ma voix et mon style de musique, qui est très identifiable. Quand on me dit “je reconnais directement tes chansons en les entendant à la radio”, c’est le plus beau compliment que l’on puisse me faire. Ce qui scelle et fait la cohésion de mon album c’est donc ma voix, mes instruments et la manière dont je compose ma musique. 

Pourquoi avez-vous enregistré cet album, ainsi que votre dernier à Abbey Road? Que retenez-vous de cette expérience ?

Abbey Road est le temple de la pop, un endroit entièrement mythique. Enregistrer là-bas, c’est comme si on proposait à un peintre de peindre ses œuvres dans l’atelier de Picasso. Ça a été une aventure extraordinaire, on a enregistré pendant huit jours, je me suis imprégné des murs, je  suis même resté dans la pièce à imaginer les Beatles en noir et blanc. Pour débuter cette aventure j’avais acheté la même guitare que Paul McCartney, en arrivant à Londres! 

Vous dites-vous inspirez notamment des Beatles et plus particulièrement de Paul McCartney, pourquoi ? 

Les Beatles ne font pas partie de ma génération, moi c’est plutôt Depeche Mode. Mais comme la musique est ma religion en quelque sorte (je vis et je pense musique), je dirai que les Beatles sont les dieux de cette religion. Ils sont les premiers à avoir exploré et expérimenté en profondeur la pop, ma chanson préférée étant “Strawberry Fields”.

Quelles sont vos autres inspirations britanniques ? Qu’est-ce que les artistes anglais ont de spécial pour vous ?

J’aime Depeche, U2, The Divine Comedy. Les artistes britanniques ont un son que j’admire, une manière de régler les guitares comme j’aime, ainsi qu’une créativité et une folie superbe ! Je ne saurai pas vous expliquer pourquoi, mais je me sens vraiment bien en Angleterre. De plus, les anglais ont un sens d’humour très léger et fin, ceci étant la grande différence avec les américains selon moi. 

Vous êtes déjà venu à Londres plusieurs fois, pouvez-vous nous confier quelques-uns de vos coins préférés ? 

Je viens souvent à Londres, je suis allé voir Aladdin la semaine dernière d’ailleurs, j'avoue rêver de faire une comédie musicale un jour ! J’adore passer la journée à Denmark Street, là où il y a tous les magasins d’instruments de musique. Je deviens comme un enfant pour ça, je peux y rester une journée entière, collé à un ampli. Je me promène aussi à Mayfair et à Shoreditch, où j’ai vécu le temps de mon album. Après, même s’il n’y a pas de spécialité culinaire anglaise, à Londres je trouve qu'il y a une variété de cuisines extraordinaires.

Réservations ici.

Crédits photos : Laurent Seroussi.

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Infos Pratiques
Date : le 29 janvier 2019
Lieu
O2 Shepherd's Bush Empire, Shepherd's Bush Green, White City, Londres W12 8TT
Infos
Horaire : 19h Prix : à partir de £24,90

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