La gestion de la pandémie de coronavirus au Royaume-Uni vue par les autres pays
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La gestion de la pandémie de coronavirus au Royaume-Uni vue par les autres pays

Clémentine Vachez le 03.06.20

En effet, la gestion de crise au Royaume-Uni par Boris Johnson et son gouvernement a fait beaucoup parler d’elle et a suscité de nombreuses critiques venues du monde entier. Selon The Guardian, de l'Italie à l'Australie, les critiques ont accusé le gouvernement britannique d’être « complaisant », de « sous-estimer massivement » la gravité de la crise du coronavirus après que le Royaume-Uni a annoncé le plus grand nombre de décès en Europe. 

Tout miser sur « l’immunité collective », attendre que 60 % de la population britannique soit infectée par le virus, confinement tardif et attitude détendue de Boris Johnson … Quelques causes, qui ont valu une pluie de critiques du monde entier pour la gestion de la pandémie par le gouvernement britannique.

Boris Johnson jugé « plus dangereux que le coronavirus » par un média grec 

La Grèce, qui a largement été félicitée pour la gestion de la pandémie, a regardé avec « incrédulité » la gestion de la crise par Londres. le quotidien Ethnos a décrit Johnson comme étant « plus dangereux que le coronavirus », affirmant que l'une des plus grandes tragédies de la crise était que des «dirigeants incompétents » tels que Johnson et Donald Trump étaient « à la tête d'une telle urgence ».

Le Royaume-Uni, une situation cauchemardesque selon un quotidien italien 

Libéral et conservateur, l’influent quotidien italien Corriere della Serra a déclaré que la situation au Royaume-Uni était « comme un cauchemar dont vous ne pouvez pas vous réveiller, mais dans lequel vous avez atterri par votre propre faute ou stupidité » ajoutant que la Grande-Bretagne semblait « prisonnière d'elle-même ».

La propagation de la Grande-Bretagne jugée « sans contrôle » par un journal allemand 

Le 12 mai dernier, le journal allemand Die Zeit publie : « En Grande-Bretagne, l'infection s'est propagée sans contrôle plus longtemps qu'elle n'aurait dû. La vague d'infections s'est également propagée des hôpitaux aux maisons de retraite, ce qui aurait pu être évité. Le gouvernement essaie maintenant de faire croire au public qu'il a la situation sous contrôle. L’Australie, bien qu'à un stade différent de l'épidémie, a très bien réussi à fermer sa frontière, tout comme la Nouvelle-Zélande, et cela a presque certainement joué un rôle dans le nombre beaucoup plus faible de cas ».

« Le même Boris Johnson accumule contre lui critiques et désaveux » selon El Pais 

Le 11 mai dernier, dans un des journaux les plus connus d’Espagne, El Pais publie un article titrant : « Le jour ou Boris Johnson a perdu le pouls des Britanniques » Le correspondant à Londres Rafa de Miguel du quotidien écrit : « Autant jusque-là il y avait un véritable paradoxe BoJo, une popularité du dirigeant britannique presque inentamée par la crise sanitaire malgré le caractère très tardif et erratique de la réponse qui y avait été apporté de l'autre côté de la Manche, autant avec le plan de déconfinement qu'il a dévoilé dimanche le même Boris Johnson accumule contre lui critiques et désaveux. »

Sydney Morning Herald compare la Grande-Bretagne au « plus grand échec de toute une génération » 

Le 03 mai, Sydney Morning Herald titre un nouvel article en comparant la Grande-Bretagne au « plus grand échec de toute une génération » et dans lequel il publie que « la réponse britannique jusqu'à présent n'est pas un modèle à suivre. Elle a l'une des pires épidémies en Europe et dans le monde. » David Hunter, professeur d'épidémiologie et de médecine à l'université d’Oxford a déclaré : « Avec le recul, il est très facile d'affirmer l'évidence, à savoir que le verrouillage est arrivé trop tard. Un ancien haut-commissaire australien en Grande-Bretagne, Mike Rann, affirme que des erreurs cruciales ont été commises au moment où elles avaient le plus d'impact : Les premières étapes ont été traitées avec négligence. » 

Des critiques sur la gestion de Boris Johnson et de son gouvernement face à l’épidémie ont fait la une de nombreux tabloïds mondiaux. Un article similaire à celui du journal australien a été publié quelques jours après dans le New-York Times : « Le Royaume-Uni a besoin d'un vrai gouvernement, pas du cabinet fantoche de Boris Johnson. »

Une cote de popularité pour Boris Johnson en dents de scie 

Fin mai, un sondage YouGov pour le quotidien The Times montre que le soutien du public au Parti conservateur de Boris Johnson a chuté de neuf points en une semaine, atteignant désormais 44 %. Le principal parti d’opposition, le Labour, a gagné cinq points à 38 % sur la même période. Selon un sondage exclusif pour Euronews publié le 02 juin, le Premier ministre du Royaume-Uni, serait presque aussi mal noté que Donald Trump : presque la moitié des sondés jugent qu'il a été soit un mauvais dirigeant (30%), soit un très mauvais dirigeant (15%) durant la pandémie. 

Malgré une chute de soutien pour son parti et un bas pourcentage pour sa gestion durant la pandémie, le site du sondage YouGov révèle un taux d’opinion positif plutôt élevé sur ce que les Britanniques pensent du Premier ministre : 39 %, contre 43% d’avis négatifs et 17% d’opinion neutre.

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