Le lockdown améliore la qualité de l'air de Londres
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Le lockdown améliore la qualité de l'air de Londres

Clémentine Vachez le 11.05.20

Alors qu’en novembre 2016, le gouvernement britannique est condamné par la Haute Cour de Justice de Londres et doit se conformer aux normes européennes en matière de pollution de l’air, le niveau de dioxyde d’azote depuis le lockdown est en baisse considérable. Pour cause, Londres enregistre les niveaux de dioxyde d'azote (NO2) les plus élevés de toutes les capitales européennes.

Mais en 2019, Londres se dote de la zone à très faibles émissions, la plus sévère au monde, un périmètre qui sera interdit à tous les véhicules trop polluants au regard des normes Euro. La mauvaise qualité de l’air aurait causé 40 000 décès au Royaume-Uni en 2019 mais l’amélioration de la qualité de l’air est un des points les plus positifs du lockdown sur l’environnement. L’indicateur principal de la pollution de l’air, c’est le dioxyde d’azote, autrement dit le NO2. C’est un composant chimique qui se présente comme un gaz brun-rouge toxique, issu à 95 % de la combustion des énergies fossiles et est émis principalement par les véhicules à moteur et les usines.

Le confinement, bon pour la qualité de l'air

Paul Monks, l'ancien président du comité consultatif scientifique sur la qualité de l'air du gouvernement britannique, a déclaré qu'une réduction de la pollution atmosphérique pourrait apporter certains avantages pour la santé, bien qu'il soit peu probable qu'ils compensent les pertes de vie dues à la maladie. "Il semble tout à fait probable qu'une réduction de la pollution de l'air soit bénéfique pour les personnes appartenant à des catégories sensibles, par exemple certains asthmatiques", a-t-il déclaré. 

À Londres, la taxe de transport, les zones à faibles émissions et les zones à ultra-faibles émissions ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre. Selon les chiffres relayés par le maire de la Londres, Sadiq Khan, dans ces quatre dernières semaines de lockdown, il y a eu d’importante réduction de dioxyde d’azote, de NO2, en baisse de 27% supplémentaires à Londres et de près de la moitié dans certains des pires points chauds de la pollution. Selon le CREA (Centre for Research on Energy and Clean Air), 11,000 morts ont été évités grâce à l'amélioration de la qualité de l’air à Londres et 6000 nouveaux cas d’enfants asthmatiques auraient été évités. 

L’une des routes les plus fréquentées de Londres, Marylebone Road, a enregistré une réduction du NO2 moyen quotidien de 48%, tandis qu’Oxford Street a enregistré une réduction de 47%, selon l’hôtel de ville.

La qualité de l’air s’est également améliorée autour des pays du monde entier de l’Italie à la Chine. En Europe, des images satellites ont montré une nette augmentation de la qualité de l’air, dû au fait que les gens restaient chez eux. Par exemple, la qualité de l’air à Paris n’a jamais été aussi bonne depuis 40 ans, en espérant que ces améliorations ne soient pas temporaires.

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