« The mind behind the hat », le nouveau court-métrage co-réalisé par Natan Stoessel Coup de coeur
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« The mind behind the hat », le nouveau court-métrage co-réalisé par Natan Stoessel

Clémentine Vachez le 22.04.20

« The mind behind the hat », un documentaire ciblé sur l’histoire touchante du pianiste français Benjamin Kahn, produit par Counter House Productions et réalisé par Emile Meyjonade & Natan Stoessel. Rencontre avec Natan Stoessel, un des réalisateurs du court-métrage.

Nathan Stoessel, un réalisateur et producteur humble de 24 ans

À seulement 24 ans, Natan Stoessel a déjà 5 courts-métrages, une co-création d’une boîte de production londonienne et 5 nominations internationales à son actif. Natan Stoessel est né et a grandi à Londres. Après un cursus au Lycée Français de Londres Charles de Gaulle, des études en mathématiques à l’université de Cambridge, sa passion pour le cinéma a changé les plans de sa destinée : « quand j’ai fini mes études, je n’ai pas eu envie d’une carrière en finance, je voulais créer par l’intermédiaire de films et de documentaires ». En 2018, Natan Stoessel a écrit, produit et réalisé « Ne m’oublies pas », un court-métrage français de 6 minutes qui lui a valu 5 nominations internationales (Vienna Independent Film Festival, Video Art & Experimental Film Festival New York, Polish International Film Festival, London Super Shorts Festival et Sydney World Film Festival 2020). Également, avec son court-métrage « What we were » en 2019, il a été finaliste d’une compétition d’écriture et de réalisation.

Ce jeune auteur et réalisateur de 24 ans se confie sur tout ce succès : « le cinéma est une industrie tellement compliquée qu’on garde les pieds sur terre. Ça parait très glorieux comme ça, mais on se bat tout le temps et on n’a pas le temps de se prendre la tête ». Actuellement assistant de production pour Western Edge Pictures, il y a deux ans, avec Emile Meyjonade, un ami français de Londres, ils créaient leur boîte de production, Counter House Productions. Natan Stoessel s’explique : « En créant notre propre boîte de production à Londres, nous voulions créer des courts-métrages dont l’objectif était de promouvoir des artistes, individus et restaurants. De plus, à Londres, il y a ce côté international, avec l’accès à une communauté francophone importante ». Produit par leur boîte de production Counter House Productions, Natan Stoessel et Émile Meyjonade ont alors déjà réalisé deux documentaires de promotions : « Caractère » et « Pillwaa ».

« Music is the best partner I could have » 

Il y a deux ans, de la manière la plus simple, un ami de Natan Stoessel lui a présenté Benjamin Kahn, autour d’une tasse de café. Benjamin Kahn est un pianiste français, qui est arrivé à Londres il y a 5 ans pour atteindre son rêve : celui de devenir pianiste professionnel. Ainsi, pendant 5 mois, Benjamin Kahn a joué jours et nuits à la gare londonienne de St-Pancras, dans l’espoir de se faire repérer. Natan Stoessel se confie sur sa rencontre avec le pianiste. « Benjamin Kahn est un personnage qui m’a marqué, qui m’a touché. Nous nous sommes très bien entendu de manière créative. Benjamin, son amour c’est son art, son piano et rien d’autre pour lui. Comme il le dit dans le documentaire, « Music is the best partner I could have ». C’est sa phrase la plus marquante qui englobe si bien le personnage. Quand je lui ai annoncé que je voulais faire un documentaire sur lui et son histoire, il était tellement heureux qu’il m’a dit oui sans hésiter. Il avait une histoire fabuleuse qui rentrait parfaitement dans l’esprit de notre boite de production ; donc créer un court-métrage sur son histoire était une bonne manière de le promouvoir en tant qu’artiste. »

 

 

« The mind behind the hat », un titre pas anodin qui laisse derrière lui un message de persévérance 

Benjamin Kahn est venu jouer du piano à St-Pancras tous les jours pendant 5 mois avec son chapeau. A force, il ne passait plus inaperçu. Natan Stoessel raconte que « tout le personnel de la gare le reconnaissait grâce à son chapeau. Ils l’appelaient « the man in the hat » Avec le titre du documentaire « The mind behind the hat », on a voulu rajouter le côté psychologie. » 

 

Derrière l’histoire d’un pianiste, celle de Benjamin Kahn, qui a continué de jouer pendant des mois, « il y a un message de persévérance en dépit des faiblesses et des peurs ». Natan Stoessel s’explique : « Benjamin, ce n’est pas quelqu’un qui, de manière naturelle va jouer devant 100 personnes. Même si jouer, c’est sa manière à lui de communiquer, il a peur de jouer devant des gens. »

L’écriture spéciale d'un documentaire 

« Benjamin Kahn et moi, nous nous sommes rencontrés il y a deux ans. L’écriture du projet a commencé en décembre 2019, puis nous nous sommes revus une seconde fois mi-janvier pour tout filmer à la fin du mois ». Après deux fictions et trois documentaires à son actif, Natan Stoessel témoigne de son expérience quant à la réalisation d’un court-métrage : « réaliser une fiction demande beaucoup plus de travail d’écriture. L’écriture de la fiction que j’ai écrite, « What We Were », a duré 1 an et demi, alors que le documentaire s’écrit en une ou deux fois. Ce que j’aime le plus dans la réalisation d’un documentaire, c’est d’interviewer le personnage et être en contact avec lui. L’écriture d’un documentaire comme celui de « The mind behind the hat », c’est assez spécial, car on rencontre le personnage autour d’un café, on lui pose des questions et l’écriture se fait sur le tas. »

D’un côté, à l’avenir, Natan Stoessel, par le biais de la société de production où il exerce, souhaiterait devenir producteur pour des films anglais. Et d’un autre, via sa propre boîte indépendante de production codirigée avec son ami, ils ont pour ambition de créer plus de documentaires pour promouvoir des artistes, individus ou restaurants et raconter des histoires touchantes qui ressemblent à des films de cinéma.

 

 

Pour visionner plus de courts-métrages, retrouvez la page Facebook de Counter House Productions ici

Crédit photos: Erretega

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