Mon confinement à Londres avec Cristina Vilarinho
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Mon confinement à Londres avec Cristina Vilarinho

Nadège Alezine le 14.04.20

Confinée avec sa fille de 2 ans et son mari à Chelsea, Cristina partage avec nous comment elle surmonte ce nouvel état d’être. Coach certifiée et psychopraticienne, la jeune femme de 36 ans continue son activité professionnelle en ligne, activité qu’elle a lancée dans la foulée de son arrivée à Londres, il y a deux ans.

Loin de sa Bretagne natale, Cristina a choisi de rester à Londres pour faire face à ce confinement forcé et c’est à travers des ateliers sur Zoom, qu’elle continue à donner des conseils à ses clients, nouveaux ou anciens. Mercredi 15 avril à 13h, un atelier sur la fatigue et comment y remédier est d’ailleurs organisé par la coach de vie : c’est l’occasion de profiter de ce confinement pour se faire du bien et récupérer des conseils pour bien vivre ce nouvel état provisoire.

Quelle est votre routine quotidienne ?

Levée à 6:30 du lundi au vendredi, pour avoir un moment calme à moi afin de débuter la journée à mon rythme…Avant le réveil de ma fille de 2 ans !

La journée est organisée autour de mes rendez-vous professionnels en ligne, les contraintes pros de mon mari et les activités pour occuper ma fille. Je suis plus productive le matin donc je privilégie ce moment-là et je tente de me libérer l’après-midi. Avec un enfant, pas de temps pour s’ennuyer, la cadence est soutenue !

À 17h je me connecte sur un cours de kundalini yoga. Je le partage avec la petite. C’est notre moment rien qu’à nous deux, une façon de terminer la journée sur une note plus calme et passer en mode « routine du soir ». Ce moment me permet aussi de mieux gérer ma fatigue en mettant de côté la charge émotionnelle liée à cette situation de confinement.

19h30, ma fille va au lit et la vie des adultes peut débuter ! Je retravaille après le dîner et j’aime me coucher tôt !

Le week-end, volontairement, nous faisons bien attention à changer de rythme ! Pas de réveil, pas de planning, des goûters et des apéros… Et surtout des FaceTime avec le reste de la famille !

Vous êtes plutôt pyjama et pantoufles pendant le confinement ? Ou vous vous habillez ?

Je suis habituée à travailler de chez moi, ce point-là a peu changé pour moi ! Donc coté vestimentaire, j’ai des tenues plus décontractées mais je m’habille et me maquille tous les jours. C’est une discipline que je m’impose, je trouve que ça met en « condition » pour travailler et ne pas déprimer lorsque je croise un miroir !

Continuez-vous à travailler depuis chez vous ? Si non, expliquez-nous votre situation ?

Je travaille beaucoup via Skype / FaceTime pour pouvoir voir mes clients.

Travailler de chez soi demande un peu de rigueur (mais pas de rigidité) et un vrai rythme. Il faut se tenir à son planning, le réinventer chaque jour et surtout s’accorder des pauses ! Dans cette période, il ne faut pas culpabiliser si on n’en fait pas autant qu’avant. Il faut accepter qu’on ne soit pas surhumain et que gérer une famille et un travail en même temps, de ma même façon qu’avant, ce n’est pas possible. Il faut être plus souple.

Avez-vous pensé à rentrer en France au moment du début de la crise ?

Nous avons réfléchi pendant 2 jours : rentrer ou pas… Je ne voulais pas juste céder à la peur mais rentrer pour des raisons objectivement meilleures pour nous.

Nous avons décidé de rester chez nous, et de choisir comment nous voulions organiser notre quotidien avec les éléments que nous maîtrisions. Dans cette situation subie, rester chez nous nous permettait d’avoir réellement la main sur notre organisation et être dans des conditions optimales pour notre fille.

Ce qui vous manque le plus en confinement ?

Sortir au restaurant, me promener, organiser des voyages pour voir ma famille… rencontrer mes clients !

Avez-vous des connaissances atteintes par le virus ?

Par chance, je n’ai personne dans mes proches atteints par le virus. Je communique quotidiennement avec ma famille et les savoir très sérieux dans leur confinement me rassure énormément.

Quels sont les conseils que vous pouvez donner à ceux qui vivent mal leur confinement ? 

J’ai envie de rassurer tout le monde actuellement et je pourrai partager des conseils pendant des heures !

J’utilise mes podcasts pour partager ces idées et me sentir plus proche des gens qui me suivent!

Être tendu et avoir des émotions inconfortables est absolument normal ! Si je devais résumer le travail que chacun peut faire, je le découperai en 4 étapes :

1.            Accueillez votre émotion.

Plutôt que de réagir, de résister, laisser juste l’émotion, l’inconfort passagé nous traverser. Ce sont vos pensées qui génèrent vos émotions et déterminent vos actions. Il faut prendre un moment pour se poser (parfois juste 3 respirations suffisent) et décrire ce qu’il se passe en vous . Il faut se dire que ça fait partie de l’expérience humaine toutes ces pensées et que c’est « ok ». Il faut désamorcer les situations. Il faut faire de la place à cette émotion, c’est une sensation, mais ça n’empêche en rien de poursuivre sa journée !

2.            Demandez-vous quelle personne vous voulez être actuellement. 

Posez les bonnes questions à votre cerveau, et orientez ces questions positivement ! Votre cerveau est un merveilleux outil il va vous aider ! En fonction de ce que vous voulez être, vous devez décider de prioriser ce qui est important pour être cette personne que vous souhaitez être !

3.            Changez sa gestion du temps, pour en trouver ou pour l’utiliser différemment.

4.            Communiquez !

Si vous vous retrouvez en télétravail, communiquez avec vos équipes, vos collègues de travail, vos clients ! Et le reste du temps communiquez avec votre famille et vos amis.

Vous ne pouvez pas contrôler la situation, par contre vous pouvez contrôler vos pensées, vos émotions et donc vos actions !

C’est un moment unique où il faut vivre dans le moment présent et ne pas céder aux émotions négatives.

Ce qu’il vous plaît le plus en étant confinés ?

Pour ma part, je crois que c’est de profiter pleinement de chaque moment ! Délibérément, je vis complètement les quelques heures que j’ai pour travailler et je suis à fond. Et je fais la même chose pour les moments avec ma fille ou avec mon mari.

Cette limitation de temps, de « matériel », de liberté m’a appris plus que jamais à PRIORISER ET PLANIFIER !

La première semaine a été compliquée, mais aujourd’hui en connaissant mieux les contraintes professionnelles de chacun, le temps à consacrer à un enfant et les contraintes domestiques… On planifie mieux, même sur 2 jours ou une semaine.

Cela m’a permis d’alléger ma charge mentale à travers un quotidien réinventé à trois et où chacun a son rôle et s’y tient.

Que pensez-vous de la manière dont le gouvernement britannique traite la crise ici ?

Et en France ?

Le gouvernement britannique a premièrement fait preuve d’une désinvolture qui m’a énormément choqué…  Même si personne n’était préparé à cela, grâce aux médias et aux organisations internationales de santé nous bénéficions tous de l’information et du retour d’expérience des autres pays.

Les ignorer m’a semblé inadapté et inconscient.

Concernant la France, j’ai trouvé qu’ils faisaient preuve de transparence et que les mesures ont été prises … Même si à tenter de ménager tout le monde il y a forcément des loupés.

Il faut prendre du recul sur tout ça et être soi-même responsable de ses actes si on n’est pas en accord avec les directives gouvernementales.

Stay at home : faites votre part.

 

Pour participer aux ateliers coaching animés par Cristina, contactez-la par email à contact@coach-cristina.com

Le prochain atelier porte sur la gestion de la fatigue et des émotions, il se déroule le 15 avril à 13h. Site web ici. 

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