Carla Moreau se confie sur sa nouvelle vie à Londres
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Carla Moreau se confie sur sa nouvelle vie à Londres

Carla Biancarelli le 24.02.20

Carla Moreau est une candidate de télé-réalité et influenceuse française, récemment installée à Londres. Après un passage remarqué dans Les Marseillais South Africa sur W9, en 2016, l’ancienne coiffeuse Marseillaise, enchaîne les programmes sur la chaîne. En parallèle, la jolie blonde s’affirme en tant qu’influenceuse sur les réseaux sociaux et accumule des millions d’abonnés. Côté vie privée, après des hauts et des bas avec Kevin Guedj, rencontré dans ce programme phare de W9, le couple annonce attendre un heureux événement. En octobre 2019, Carla accouche d’une petite fille nommée, Ruby. Un mois plus tard, le couple annonce leurs fiançailles, et leur mariage prochain. En 2020, la petite famille quitte le sud de la France pour s’installer à Londres. À cette occasion, la jeune femme s’est confiée à notre micro. Entre son rôle de maman, sa vie d’entrepreneuse, et sa vie d’expatriée à Londres, rencontre avec Carla Moreau.

    

Pourquoi avoir déménagé à Londres ?

Nous avons pris la décision sur un coup de tête. Il y a quelques mois, nous avons été marqués par un cambriolage, à notre domicile à Marseille. Nous étions à la maison au moment des faits. J’ai eu peur pour ma famille, pour ma fille. Nous avions besoin de fuir la France. Dans notre milieu, beaucoup s’exilent à Dubaï, mais nous sommes trop proches de notre famille pour partir aussi loin. Londres était un bon compromis. C’est rapide, accessible, mais néanmoins assez loin pour pouvoir nous ressourcer et vivre sereinement.

Comment se passe votre nouvelle vie d’expatriés ?

C’est génial. Londres est une ville magnifique, qui bouge. Il y a un climat très libéré, tu peux te balader n’importe comment, personne ne te dévisage ou ne te juge. C’est agréable de vivre et côtoyer des styles différents et observer un réel vivre ensemble. Je me sens vraiment en sécurité ici, c’est le plus important.

  

Au quotidien, quelle est la différence entre Marseille et Londres ?

Le soleil ! (rires). Avec Kevin, on a l’avantage d’énormément voyager, on redescend très souvent sur Marseille, on recherche d’ailleurs une maison là-bas pour pouvoir couper notre temps entre Londres et le sud. Je suis également jeune maman et je pense à l’avenir de ma fille Ruby, et pour les enfants, la capitale anglaise est assez idéale en terme de structures scolaires et d’animations.

Londres : pour la vie ou pour une nuit ?

Pour l’instant, on ne sait pas combien de temps nous allons rester, mais on s’y sent bien. On a pris nos habitudes, on a quelques amis ici, donc c’est plus facile. Peut-être que nous repartirons dans 6 mois, 1 an, mais pour être honnête, on s’image bien rester à Londres pour du long terme.

Et la langue anglaise, pas trop difficile ?

Alors l’anglais et moi, c’est toute une histoire ! (rires) Je pense que je vais prendre des cours, mais pour le moment, j’essaye de parler avec les mains, pour me faire comprendre, ça a plutôt l’air de fonctionner.

As-tu eu peur d’emménager avec le Brexit ?

Pour être honnête, je ne savais pas ce que ça signifiait. Après m’être renseignée, j’ai réalisé que dans l’immédiat, ça n’allait pas changer notre vie. Lorsqu’on a des sociétés, financièrement, c’est plutôt arrangeant. Pour l’instant, les expatriés sont un peu en stand by, c’est assez flou. Nous allons suivre l’évolution et on fera ce qu’il faudra, en temps et en heure. Nous avons la chance d’exercer un métier mobile, donc si la situation ne nous convient plus, nous partirons ailleurs.

Londres est une ville très francophone, est-ce que l’on vous reconnaît dans la rue ?

Oui, mais moins qu’en France. Ici, j’ai l’impression que les gens sont plus timides, ils n’osent pas nous aborder. Ils sont gentils et polis. Je n’ai jamais eu de mauvaises expériences avec des fans. Parfois, certains peuvent paraître impolis. Ils ont tellement l’habitude de nous voir dans leur télé, tous les soirs, qu’ils ont l’impression d’être ami avec nous.

  

Qu’est-ce qui a changé depuis que tu es maman ?

La maturité. Je ne pense plus pour ma petite personne, mais pour ma famille, et ma fille. Ma vie tourne autour d’elle, c’est ma priorité, ses besoins passent avant les miens et nous vivons à son rythme. J’ai eu l’impression de prendre une claque de 10 ans, ça m’a profondément changé.

Difficile d’allier vie de maman et vie de femme ?

Non, j’ai l’impression de bien m’en sortir, surtout qu’ici, à Londres, nous n’avons pas notre famille. Avec Kevin, on gère notre fille à deux, ça se passe très bien. C’est un super papa. De mon côté, je gère au mieux mon rôle de femme et de maman.

Pourquoi avoir décidé d’exposer votre fille sur les réseaux sociaux ?

Disons qu’il aurait été difficile de la cacher. Nous montrons notre quotidien à notre communauté, et notre fille en fait partie. Je préfère gérer l’exposition de Ruby plutôt que de tomber sur une photo volée. Je l’aurais très mal vécu. En revanche, je n’accepte jamais de faire des photos avec elle lorsqu’un fan nous demande. Cela reste un bébé, il y a des limites.

Entrepreneure à 23 ans : Considère-tu que tu as réussi ta vie ou que le chemin est encore long ?

Il y a encore plein de belles choses qui m’attendent. Quand je regarde en arrière, tout le chemin parcouru, du haut de mes 23 ans, je suis fière, je trouve ça incroyable, j’ai eu beaucoup de chances. Mais je ne veux pas rester sur mes acquis, j’ai besoin de me challenger, de créer de nouveaux projets professionnels.

Quels sont les avantages et les inconvénients d’être candidate de télé réalité ?

J’ai démarré la télé réalité à 18 ans, ça a littéralement changé ma vie. Tout ce qu’on vit est décuplé, on se construit une communauté, on vit avec, c’est assez fou. Je ne pense pas qu’il y ait d’inconvénients, l’important est de garder les pieds sur terre. Il faut être armé, avoir du soutien, car une personne peut vite basculer dans un mauvais délire, être aveuglé par cette soudaine notoriété. L’intimité peut aussi être difficile à gérer. Il faut trouver un juste-milieu entre ce qu’on montre à nos fans et ce qu’on souhaiter garder pour soi.

C’est difficile de se regarder à la télévision ?

Non, je me fiche royalement du regard des autres. J’assume de montrer mes pleurs, mes disputes, mes rires. Je montre qui je suis, je ne fais pas semblant donc je reste cohérente. Certains m’apprécient, d’autres me détestent, c’est la vie. J’ai montré mon accouchement, mes débuts en tant que maman, mon couple, bientôt mon mariage... J’ai l’habitude de me « mettre à nue » sur mes réseaux sociaux. C’est mon métier et ma manière de vivre.

  

Est-ce que les émissions de télé réalité sont scénarisées ?

Absolument pas. Nous sommes totalement naturels. Notre force, comparée à d’autres programmes, c’est le fait qu’on soit une bande de potes dans la vraie vie. C’est comme si vous posiez une caméra dans une maison, pendant des vacances entre amis. Les téléspectateurs s’identifient à nous, car ils nous voient évoluer depuis ces dernières années. J’ai démarré ce milieu à l’âge de 18 ans, et la France a suivi mon évolution, de jeune adulte, à maman, et bientôt, femme mariée, tout ça s’est fait sous leurs yeux.

Comprends-tu les personnes qui renient leur passé de candidat de télé réalité ?

Non. Pourquoi renier ses débuts, mettre un voile sur ce qui t’a porté jusqu’ici ? Que tu souhaites arrêter ce milieu et devenir influenceuse, pour passer à autre chose, c’est respectable, mais le dénigrer après coup, non. Il ne faut pas oublier d’où on vient. Personnellement, je l’assumerais toujours.

Quand on est aussi exposé, est-ce qu’on se sent en sécurité ?

Avant ce cambriolage, je me sentais en sécurité. Je vivais très bien cette notoriété et cette exposition. Depuis, j’ai un peu peur. J’y pense souvent. Avant-hier, j’étais chez moi, je filmais mon appartement à Londres, puis j’ai hésité à publier la vidéo. J’ai eu peur qu’on reconnaisse l’immeuble, à travers les fenêtres. Je suis rentrée dans une psychose, sans doute éphémère, mais pour l’instant, je reste méfiante. D’un autre côté, il y a tellement de personnes bienveillantes qui nous suivent au quotidien, que j’ai envie de leur rendre cet amour en leur montrant mon intimité.

Quels sont tes projets futurs ?

Plusieurs sont en préparation. La nouvelle saison des Marseillais vient d’arriver sur W9, mon livre est toujours en vente, il cartonne, j’en suis très fière. C’est une autobiographie à destination de tout le monde, de l’adolescente de 15 ans à la maman de 35 ans. Je prépare de nouveaux contenus sur le web. Notre mariage approche à grand pas et il est possible qu’il soit diffusé à travers une émission spéciale ou dans les Marseillais. Cela me plairait beaucoup. Sur Londres, plusieurs projets sont en préparation, mais je ne peux pas en parler pour l’instant.

       

Pour visionner l'interview vidéo, c'est par ici : 

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