Francis Joyon bat le record de la route du thé sur l’IDEC Sport
LONDON LIFE

Francis Joyon bat le record de la route du thé sur l’IDEC Sport

Nadège Alezine le 19.02.20

Francis Joyon et son équipage composé de Bertrand Delesne, Christophe Houdet, Antoine Blouet et Corentin Joyon ont passé le pont Elizabeth II ce mercredi 19 février tout en ayant battu le record de la route du thé, qui relie Hong Kong à Londres.

C’est sur l’IDEC Sport, un trimaran géant que le skipper français, déjà vainqueur de la Route du Rhum et détenteur du trophée Jules Verne, a rejoint Londres en 31 jours 23 heures 36 minutes et 46 secondes après un périple qui l’a emmené en mer de Chine en passant par l’Île Maurice pour finir sa course sur la Tamise.

Un record surhumain

Après une dernière nuit agitée à bord de l’IDEC Sport, le skipper s’est réjouit à la vue de Tower Bridge aux premières heures du matin de ce mercredi 19 février : « On a survécu à tout ça ! Comme dit le proverbe, tout ce qui ne tue pas renforce ! » Plaisante-t-il en citant Friedrich Nietzche.

C’est en effet, un effort surhumain que Francis Joyon et son équipage ont réussi à achever lors de cette traversée de la route du thé. On a demandé au « vieux loup de mer » qu’elle a été son moment préféré de la traversée :

« L’arrivée, puisqu'on vient de le vivre. C’est vrai que ça rend particulièrement euphorique de faire une telle arrivée après avoir bataillé aussi durement. »

Des moments de navigation cauchemardesques qui sont survenus lors de l’arrivée du trimaran géant sur la Tamise :

« Il y a eu des moments difficiles, car on n’a pas pu même attraper une barre de céréale pour la manger cette nuit. On n’a pas eu une seconde où on a pu se déconcentrer. On a eu deux jours de tempête, mais ça on est habitués, mais c’est l’entrée dans un fleuve boueux comme la Tamise qui a été ardue avec un tel bateau. »

© Anthony Upton / ALEA/ IDEC  SPORT

Un record pulvérisé de 4 jours sur l’ancien record détenu par Giovanni Soldini de 36 jours, 2 heures 37 minutes en 2018. C’est une véritable source de fierté pour cet équipage français et leur capitaine.

« Je suis fier pour mon équipage, qui a bien manœuvré, car ce sont les mêmes garçons qui préparent le bateau à l’année et je suis fier de leur niveau de préparation et de performance. » Déclare le skipper qui a répondu à nos questions sur le pont de son trimaran géant, quelques heures après son amarrage.

© Anthony Upton / ALEA/ IDEC  SPORT

Quand on demande au navigateur ce qui lui tarde de retrouver sur terre, c’est sans équivoque qu’il répond : « Redécouvrir ma famille et les joies simples de la vie à terre, tout simplement. »

Des joies si simples pour le marin de tous les records battus en mer.

 © Anthony Upton / ALEA/ IDEC  SPORT

Partager

à voir également