Juste Debout, la compétition internationale de street dance s'arrête à Londres
LONDON LIFE

Juste Debout, la compétition internationale de street dance s'arrête à Londres

Léa Le Breton le 20.01.20

Imaginez les plus grands danseurs de street dance réunis dans un seul et même lieu. Eh bien, c'est le concept de Juste Debout. Créée au début des années 2000 par le danseur Bruce Ykanji, cette compétition, pionnière en France dans son genre, rayonne désormais partout dans le monde. Des pré-sélections aux quatre coins du globe à la grande finale qui se déroule chaque année à Paris, Juste Debout peut se targuer d'être aujourd'hui l'un des plus grandes compétitions regroupant les danses dites "debout" réunissant le breakdance, le popping, le locking et depuis peu, la house dance, le hip hop, le pop et le lock. Rencontre avec Clara Bajado, coproductrice de l'événement au Royaume-Uni, à quelques semaines de l'une des pre-sélections à Londres, qui se tiendra le 16 février à Startford Circus.

Débutants, amateurs, professionnels… Qui peut se présenter aux pré-sélections ?

Absolument tout le monde. C'est une compétition ouverte. Les inscriptions se font en ligne, par mail. Chaque danseur se présente à l'une des pré-sélections organisées partout dans le monde, comme pour une audition, et les seize meilleurs, dans chaque style de danse, sont gardés et qualifiés pour la finale. La seule condition requise est de venir avec sa ou son partenaire, car les battles se déroulent en 2 vs. 2.

Pour le Royaume-Uni, neuf danseurs seront retenus. Et pour les plus petits, il existe une catégorie junior qui permet aux danseurs, âgés entre 8 et 14 ans, de participer à la compétition.

Par quels pays passe la tournée de Juste Debout, pour cette édition 2020 ?

Cette année, plus d'une dizaine de pays organisent les épreuves qualificatives. Juste Debout est d'ores et déjà passé à Washington aux États-Unis, sur l'île de la Réunion, en Côte d'Ivoire, au Japon, en Chine et s'apprête à débarquer en Europe. La Suède, l'Italie, la Suisse, le Royaume-Uni et la France vont accueillir des dizaines de danseurs, prêts à en découdre pour impressionner le jury.

 

Concernant le jury justement, qui a la lourde responsabilité de départager les compétiteurs ?

Le jury est le même sur toute la tournée et lors de la grande finale à Paris. Ils font le déplacement dans tous les pays du "Juste Debout tour". Cette année, le jury est américain et français avec, en tête d'affiche, Les Twins pour le hip-hop. On a Loïc représentant la France également, pour le lock et du côté des Etats-Unis, on a Slim Boogie en pop et Sekou pour la house.

Selon toi, la street dance est-elle sous-représentée par rapport à d'autres types de danse ?

Peut-être à une période, aujourd'hui non. Le break fait son arrivée aux Jeux olympiques en 2024 ! Ce n'est plus le même combat et les mêmes missions qu'il y a 10, 15, 20 ou 30 ans.

 

 

 Au fil des années, quel pays tend à se démarquer des autres dans la compétition ?

Les danseurs français et japonais sont très bons. Les Anglais ne sont pas mal non plus, le Royaume-Uni n'est jamais parvenu à monter sur la première marche du podium mais est souvent très bien placé. Une des particularités de la pré-sélection à Londres : il y a évidemment beaucoup de locaux qui veulent tenter leurs chances, mais aussi de nombreux étrangers qui n'ont pas peur de faire des centaines de kilomètres pour espérer finir parmi les sélectionnés. Les participants sont beaucoup de professionnels mais il ne reste que la crème de la crème pour l'épreuve finale à Paris.

Est-ce que Juste Debout a permis, d'une manière ou d'une autre, de donner un coup de pouce à des participants ?

Évidemment ! Pour les gagnants, la compétition offre des débouchés inouïs. Même pour ceux qui ne sont pas parvenus à aller jusqu'au bout, mais qui ont marqué les esprits, Juste Debout est un tremplin énorme en terme de visibilité. Beaucoup d'entre eux ont tourné à travers le monde, après la compétition.

Côté financement et logistique, cet événement, qui prend de plus en plus d'ampleur, n'est-il pas compliqué à organiser ?

Avec Marie Guibergia, nous coproduisons toutes les deux la filiale UK, depuis 2011. Pour être honnête, au quotidien, c'est une galère [rires]. Nous sommes en autofinancement, ce qui signifie que nous ne bénéficions d'aucune subvention. À la base, je suis danseuse, pas organisatrice d'événement. J'ai été formée sur le tas, c'est comme ça qu'on apprend le mieux. D'une année sur l'autre, il nous arrive de nous demander comment nous allons réussir à financer l'édition suivante. Heureusement, on sait s'entourer des bonnes personnes, nos proches notamment, qui viennent nous donner un coup de main. Et puis la passion de la danse qui nous anime nous pousse à aller de l'avant et à imaginer un événement à la hauteur des attentes des compétiteurs et des spectateurs.

 

Justement, sur ce point, Clara et Marie ont vu grand pour cette nouvelle édition. Ce n'est pas une journée, mais bien une semaine d'animations organisée autour de la danse qui va se dérouler à Londres. En plus de la pré-sélection dimanche 16 février, du jeudi 13 au mardi 18 février, Juste Debout propose un "mini-festival". Le 13, des battles en groupe sont prévues, suivi de battles en duo le 14 et d'une grande fête avant le jour-J le 15 février. Après la pré-sélection, deux stages sont programmés les 17 et 18 février, dirigés par les jurys eux-mêmes.

 

Envie de participer ou juste curieux de venir découvrir l'univers de la street dance ? Plus d'informations et réservations en cliquant ici ou sur le site de Juste Debout en cliquant .

Partager

à voir également