Sarah Barlondo, l'actrice sans frontières qui a posé ses valises à Londres
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Sarah Barlondo, l'actrice sans frontières qui a posé ses valises à Londres

Clara Bodnar le 11.11.19

Sarah Barlondo est une actrice française adulée au Mexique pour sa participation à de nombreuses telenovelas à succès. Aujourd’hui implantée à Londres, elle nous raconte son parcours, de ses débuts à la télévision au tournage du prochain Wonder Woman 1984 aux côtés de l’emblématique Gal Gadot. 

De la terre battue au petit écran 

À 32 ans, Sarah Barlondo a déjà un long passé d’actrice derrière elle. 

C’est à seulement 16 ans, alors joueuse de tennis de haut niveau, que la jeune fille se fait repérer par la TV mexicaine lors d’un tournoi. Elle se voit proposer une bourse d’études en échange de travailler pour la télévision. C’est ainsi que le jeune femme fait ses premiers pas sur le petit écran, enchainant les rôles dans 6 soap operas pour le groupe Televisa qui lui valent une solide notoriété au Mexique.

En 2012, Sarah décide de quitter l’Amérique du Sud pour les Etats Unis et poursuit ses études en arts dramatiques à New York. 

Deux ans pus tard, la jeune comédienne prend une pause dans sa carrière, soucieuse d’assurer son avenir par l'obtention d’un diplôme en design et architecture. C’est au cours de cette période que Sarah vient s’installer à Londres, l’occasion pour elle de se rapprocher de sa famille restée en Europe.

Un nouveau départ en Angleterre. 

En 2018, c’est avec son diplôme en poche que Sarah décide de se re-consacrer à son métier d’actrice pour poursuivre son ambition : réussir à se détacher de l’étiquette d’actrice de telenovela grâce au cinéma. "Mon expérience mexicaine m’a énormément appris sur mon travail mais mon objectif, c’est le cinéma. Je ne veux pas être une star de telenovela toute ma vie." Explique-t-elle. 

Lorsqu’on l’interroge sur la difficulté de passer d’un pays dans lequel elle est célèbre à un pays dans lequel elle est une parfaite anonyme, Sarah explique : "Ça m’a fait du bien de déconnecter. Même si j’adore le Mexique, c’est une sorte de prison dorée. Ma vie se résumait au trajet maison - studio. Ici, je ne suis pas connue, mais j’ai l’impression qu’en Europe, même lorsqu’une personne est célèbre, les gens ont moins tendance à l’arrêter dans la rue par exemple. Ils sont plus indifférents."

C’est à Londres que la jeune femme passe le casting pour la production hollywoodienne Wonder Woman 1984. Si elle ne peut rien divulguer sur le tout nouveau personnage qu’elle y interprétera, la comédienne nous confie les dessous de la sélection : "J’ai passé la sélection sans trop d’attentes, surtout pour savoir si l’on voulait encore de moi dans ce milieu. Plusieurs mois sont passés et il fallait que je sois prête à tout lâcher du jour au lendemain pour aller tourner le film si jamais j’étais retenue. Et c’est ce qui s’est passé ! J’ai été contactée la veille pour le lendemain et j’ai immédiatement commencé à tourner." 

Et maintenant ? 

De par sa maîtrise du français, de l’anglais et de l’espagnol, Sarah Barlondo présente de réels atouts pour l’industrie du cinéma en Europe : "Mon passé de joueuse de tennis m’a très tôt permis d’acquérir une grande capacité d’adaptation grâce aux voyages que j’effectuais déjà à cette époque. J’ai appris à m’imprégner des langues et des cultures de différents pays, ce qui me rend la tâche plus facile maintenant."

La jeune femme a récemment tourné à Londres dans le film indépendant Framed de Nick Rizzini et effectue toujours des aller-retours entre l’Europe et le Mexique pour travailler. Malgré une certaine difficulté à se faire une place dans le cinéma français dont les codes sont bien définis, la jeune femme constate une évolution dans la manière dont elle est perçue par l’industrie : "Avant, on me donnait toujours des rôles de femme battue, fragile et soumise. On commence maintenant à me proposer des rôles de femme forte, plus profonds."  

Photos : Ruth Crafer

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