Luc Bereni, PDG d'Air Corsica: Les Corses de Londres sont nos meilleurs ambassadeurs
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Luc Bereni, PDG d'Air Corsica: Les Corses de Londres sont nos meilleurs ambassadeurs

Nadège Alezine le 08.11.19 - modifié le 11.11.19

Ajaccio, Bastia, Figari et Calvi sont reliées à l’aéroport de Londres Stanstead grâce à la liaison mise en place par Air Corsica. On a rencontré le directeur de la compagnie aérienne corse, Luc Bereni, lors de son passage au WTM.

Vous avez ouvert quatre liaisons entre Stanstead et la Corse. Quel succès rencontre ces vols vers l’île de beauté ?

Ces lignes font des résultats très satisfaisants pour nous d’ailleurs nous les reconduisons pour la troisième année depuis leur lancement sur le marché britannique. En 2019, nous avons même rajouté Calvi.

Les difficultés du tourisme européen en 2019 n’ont pas épargné la Corse. On n’a pas échappé à ce ralentissement de la demande, d’ailleurs on n’a pas fait de chiffre record en 2019 et pas seulement depuis en direction du Royaume Uni, où on a tous le Brexit en tête… Mais en vérité d’autres marchés européens ont aussi souffert en 2019.

Toutefois, la saison a été honorable et nous avons consolidé nos positions entre le Royaume uni et la Corse en 2019, en 2020.

Vous êtes devenu récemment directeur d’Air Corsica. Est-ce important pour vous, en tant que corse, de diriger ce fleuron de l’aviation ?

Oui, j’en suis très fier. J’ai déjà travaillé chez Air Corsica et d’ailleurs je suis à l’origine de la création du nom Air Corsica et du site de vente en ligne. J’étais déjà très fier que le nom que j’avais choisi pour remplacer CCM est devenu celui du nom de la compagnie. La collectivité de Corse est actionnaire majoritaire d’Air Corsica et nous sommes très en phase avec eux, même si c’est un actionnaire politique, cela ne change rien, pour nous ou nos 700 salariés.

Air Corsica fête ses 30 ans. Quels sont les projets futurs pour la compagnie à l’horizon 2020 ?

Je vais écrire les premières pages des 30 ans à venir. Nous sommes une compagnie niche, on va consolider notre position sur cette niche et on espère devenir le transporteur numéro 1 pour aller en Corse. Nous transportons 2 millions de passagers par an, ce qui est considérable sur le marché européen. Nous avons une position conséquente qu’il faut défendre voire consolider.

46% des passagers passent par Air Corsica pour aller en Corse et nous voudrions atteindre un objectif qui dépasse les 50% dans les années à venir.

Vous venez de participer au WTM (International Travel trade show) à Londres. En quoi est-ce important pour Air Corsica de participer à ce type de d’événement ?

Parce que nous y rencontrons nos clients anglais en B2B mais aussi tous nos clients corses qui habitent à Londres, les quelque 320 000 Corses qui voyagent à Londres que ce soit pour le plaisir ou les affaires. Puis aussi les touristes anglais qui visitent la Corse, les tour-opérateurs, agents de voyages que l’on accueille sur le stand de la Corse. Cela fait partie de notre plan d’action pour vendre la destination corse aux Britanniques et cela permet aussi de se rapprocher de la communauté corse qui vit et travaille à Londres, qui fait partie de la communauté française.

On a d'ailleurs un message pour les Corses de Londres. Ils utilisent nos vols pour rentrer chez eux plus facilement sans correspondance, car on propose des vols directs. Ces clients corses qui rentrent au pays, on est très heureux de les servir et on sait aussi qu’ils emmènent leurs copains pour découvrir la Corse : ce sont nos meilleurs ambassadeurs !

L’arrivée imminente du Brexit pose-t-elle des difficultés particulières pour Air Corsica ? Comment vous y préparez-vous ? 

La seule précaution que l’on a dû prendre est strictement réglementaire, on a déjà anticipé toutes les formalités administratives pour voler entre l’espace européen et un pays non européen. Sur le plan commercial, vous savez ça ne va rien changer : les Britanniques iront toujours en Corse pour son soleil, sa gastronomie, son hospitalité. Même sans le Brexit : il fallait déjà sortir de l’espace Schengen quand on voyageait entre l’Europe et le RoyaumeUni.

 

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