On était au spectacle Danse Elargie du festival FranceDance UK
TENDANCE

On était au spectacle Danse Elargie du festival FranceDance UK

Clara Bodnar le 15.10.19

Dans le cadre du festival FranceDance UK organisé avec le soutien de l'institut français, on a assité au spectacle Danse Élargie. 

Fondé en 2010 par le chorégraphe français d'avant-garde Boris Charmatz et Emmanuel Demarcy-Mota, directeur du Théâtre de la Ville à Paris, Danse Élargie (Dance Expanded) est un concours international ouvert aux artistes de tous horizons et de toutes disciplines. Les règles sont simples : Proposer une œuvre scénique basée sur la danse d'une durée maximale de dix minutes mettant en vedette au moins trois interprètes. Le credo ? "Avoir quelque chose à défendre."

Cette année, une sélection des finalistes des éditions de 2016 et 2018 nous ont présenté un spectacle hétéroclite mais dont le point commun aux différentes pièces est une imagination et une originalité sans bornes. 

Difficile de résumé une telle soirée dans son ensemble, tant les univers y sont variés et les pièces plus ou moins accessibles à un public non initié. Bien que les performances ne soient pas égales dans leur capacité à captiver l’audience, toutes ont en commun la qualité de leur production et une précision exceptionnelle. Qu’il s’agisse de la musique ou de crissements de baskets comme dans l’impressionnante performance physique To da bone du collectif La Horde, le son est un acteur à part entière de chacune des pièces. L’éclairage bas, presque inexistant, vient quant à lui lier les pièces entre elles et unifier le spectacle dans son ensemble. 

La performance ayant le plus conquis le public lors de cette soirée est incontestablement Queen Blood, chorégraphiée par Ousmane Sy, du collectif Paradox-sal. Le crew exclusivement féminin a impressionne par son talent et son énergie en questionnant la féminité à travers les experiences personnelles de chacune des sept danseuses, dans une pièce rythmée qui fait danser le public. 

La production de Kwame Asafo-Adjei, Family Honor, ayant obtenu le premier prix en 2018, a quant à elle émut l’audience en mettant en scène la violence conjugale dans une chorégraphie saisissante de violence, d’intimité et de vérité. 

 

Partager

à voir également