Marie Juglaret, fondatrice de B comme Baby
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Marie Juglaret, fondatrice de B comme Baby

Clara Bodnar le 24.09.19

Marie Juglaret est infirmière puéricultrice depuis 10 ans. Après plusieurs années d'activité dans le secteur de la réanimation néo-natale et du suivi médical des enfants vulnérables en France, la jeune femme est arrivée à Londres il y a un peu plus d'un an.

La naissance de B comme Baby

À Londres, elle prend des cours d'anglais et devient bénévole au Chelsea and Westminster Hospital pendant 6 mois afin de se familiariser avec l’environnement néonatal du Royaume-Uni. Marie mène ensuite une enquête sur les besoins des mamans expatriées par le biais d'un questionnaire, suite à quoi elle rencontre plusieurs professionnels français de la santé. C'est ainsi qu'est née B comme Baby, un service de soutien et d'accompagnement des parents au cours de la grossesse et après la naissance. C'est il y a presque un an et suite à l'obtention d'un diplôme anglais de Maternity Nurse que Marie a lancé ce projet en collaboration avec des professionnels de santé (gynécologues, pédiatres, sages femmes). 

La jeune femme se rend au domicile des parents pour leur prodiguer un accompagnement au cours des différentes étapes de la grossesse et de « l'après ». Elle répond à leurs questions sur l’allaitement ou le sommeil, les informe sur les phases d'éveil et les aide à trouver leur place en tant que parents. De par ses compétences, Marie peut également apporter un accompagnement en ce qui concerne le développement de l'enfant et les problématiques plus spécialisées comme les retards de croissance des bébés prématurés ou atteints de la jaunisse.

Elle explique : « Il y a de grosses différences entre le suivi de la grossesse en France et en Angleterre. Je le vois par mon expérience personnelle. Bien qu'en cas de problème, la prise en charge au Royaume-Uni soit très efficace, le suivi est plus succinct qu'en France. Il ne commence d'ailleurs qu'à partir de la dixième semaine, ce qui est assez tardif en comparaison avec la France. Il en va de même pour le suivi après la naissance. Ici, au Royaume-Uni, si tout se passe normalement, la maman et son bébé sortent de la maternité au maximum douze heures après l'accouchement. Mon service agit en complémentarité du suivi hospitalier et permet, dans un premier temps, de rassurer les parents sur leurs propres capacités à observer leur bébé. Par ailleurs, dans ces moments de vie, il est très rassurant de pouvoir s'adresser à quelqu'un qui parle sa langue. »

Marie se déplace ainsi de maison en maison avec son poupon de démonstration, sa balance, sa toise pour mesurer les enfants et des petits cadeaux pour faire découvrir aux parents des marques auxquelles elle fait confiance et avec lesquelles elle a choisi de travailler.

La jeune femme a également suivi une formation en massage et portage, dont elle est convaincue des bienfaits : « Ce sont des outils que je propose aux parents en fonction de leurs problématiques. Mon objectif est de faire du sur-mesure par rapport aux besoins de chaque famille et surtout de me montrer disponible. Je sais grâce à l'enquête que j'ai menée que c'est ce dont ils ont besoin : quelqu'un de disponible qui répond à leurs questions. Cela me prend beaucoup de temps, mais ça fait partie de mon service. » Précise-t-elle.

Dans le cadre de B comme Baby, Marie s'associe à plusieurs professionnels de santé français avec l'objectif de pouvoir échanger pour améliorer la prise en charge : « De par mon expérience au réseau périnatal parisien, je trouve très important de travailler en équipe. Le fait d'apporter cet accompagnement complet fait partie de mes valeurs. »

Une femme engagée 

En parallèle de son activité avec B comme Baby, Marie Juglaret est coordinatrice bénévole du Petit Extra, une association qui aide à la scolarisation des enfants ayant des besoins particuliers, notamment liés à des troubles autistiques. Le Petit extra rassemble et répertorie des professionnels afin d'aider les parents qui se retrouvent déboussolés et souvent seuls face à la nécessité de devoir trouver un accompagnant pour l'évolution de leur enfant en contexte scolaire. 

 

« Au Royaume-Uni, les parents dont les enfants ont besoin d'une AVS (assistante de vie scolaire) doivent se débrouiller pour la chercher et la rémunérer, ce qui n'est pas du tout la même chose qu'en France où l'on monte un dossier et où y a une prise en charge. Ici, le processus est plus long et moins accessible. Le Petit Extra a pour but d'aider ces parents dans le choix de l'accompagnant en proposant des profils, en leur permettant d'échanger avec des AVS, en les connectant entre eux et en organisant des formations. » Explique Marie.

Plusieurs projets sont mis en place par l'association dont notamment des activités sportives pour les enfants avec des troubles autistiques et des ateliers thérapeutiques de groupe venant compléter ou faire suite à la prise en charge individuelle.

Prenez contact avec Marie Juglaret et retrouvez plus d'informations sur B comme Baby

Découvrez les engagements du Petit Extra

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