On était à la FrenchTech London 2019
EXPAT LIFE

On était à la FrenchTech London 2019

Carla Biancarelli le 19.09.19

C’est en 2016 que la communauté technologique française a lancé la FrenchTech London en présence d’Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’Économie, de l'Industrie et du Secteur numérique. À ses côtés, Ed Vaizey, secrétaire d'État britannique à la Culture et l'Économie numérique, avec un seul objectif en tête : célébrer l'attractivité de la France dans le paysage technologique européen et consolider et initier les relations franco-britanniques dans le secteur de l’entreprenariat. Un pays stratégique puisque « Londres est la première capitale européenne à être labellisée pôle technologique français. » Selon l’ancien ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, la FrenchTech a la vocation « d'offrir un point d'entrée simplifié aux start-up françaises qui cherchent à se développer à l'étranger ».

Développer les start-up françaises au Royaume-Uni

Chaque année, six start-up installées à Londres sont sélectionnées pour intervenir sous forme de conférences et discussions ouvertes sur leurs parcours. La FrenchTech est l’endroit idéal pour networker, partager son expérience et comprendre les enjeux liés au développement et à l’émergence d’entreprises françaises de la haute technologie au Royaume-Uni. Pour célébrer cette nouvelle édition, Cédric O, secrétaire d'État chargé du secteur numérique, et Kat Borlongan, présidente de la French Tech ont foulé la scène du Science Museum pour une conférence inspirante devant un parterre de jeunes startuppers et entrepreneurs confirmés.

L’occasion pour la présidente Kat Borlongan de rappeler l’essence même de ce projet : « La FrenchTech est un mouvement qui travaille main dans la main avec le gouvernement français. C’est une communauté d’entrepreneurs français et britanniques. » Le maître-mot de la conférence, la place de l’Europe sur la scène internationale du numérique. Un combat qu’il faut mener ensemble, selon Cédric O, secrétaire d'État français chargé du secteur numérique : « Le fait que les États-Unis et la Chine aient le monopole constitue un problème majeur pour les valeurs européennes. Il faut unir nos forces. Aujourd’hui, nous utilisons des smartphones produit par la Chine et des réseaux sociaux crées par les Américains. L’Europe est puissante et nos entreprises doivent se développer pour se hisser aux côtés de la Chine ou des États-Unis. Nous devons créer un monopole européen. »

Les acteurs de la Tech, à l’honneur

Au programme, un point sur « l'état de la technologie européenne » par Yoram Wijngaarde, fondateur de Dealroom.co, suivis des témoignages d’Alix Poulet, CEO de Leetchi.com, Henry Lane Fox, cofondateur de Founders Factory et de la présence d’investisseurs tels que Lucile Cornet, directrice de 8 Roads Ventures, Philipp Freise, associé chez KKR Ltd ou encore Bernard Liautaud, associé directeur général de Balderton Capital. Tout au long de la conférence, les intervenants startuppers et investisseurs ont débattus sur les défis de la Tech française et britannique. Selon Alix Poulet, fondatrice de Leetchi.com : « La difficulté majeure pour les start-up françaises est de sortir de Paris puis de la France pour côtoyer un marché international. » Un enjeu que confirme Henry Lane Foxe, cofondateur de Founders Factory et Lastminute.com : « Cela passe par la formation, les entrepreneurs anglais et européens doivent enseigner et communiquer dans les universités françaises. »

Côté investisseurs, pour Lucile Cornet, directrice de 8 Roads Ventures, la France assiste à une évolution majeure : « Il y a encore 5 ans, être entrepreneur était un choix alternatif. Aujourd’hui, c’est devenu mainstream. » Une tendance que Bernard Liautaud, directeur général de Balderton Capital, encourage vivement : « Le secret pour que les start-up françaises se développent, c'est d’aller plus vite, plus loin et d’accroître ses exigences. Il faut viser le marché international le plus vite possible. » Une ambition qui doit se jouer main dans la main selon Philipp Freise, associé chez KKR Ltd : « Il ne s’agit pas d’une compétition entre Londres, Paris ou même Berlin mais plutôt d’une alliance européenne pour rayonner sur la scène mondiale. »

L’évènement s’est conclu par un discours de Cédric O, Ministre d'État pour le secteur numérique ainsi qu’un cocktail « networking » entre intervenants et participants.

Partager

à voir également