Documentaire inédit sur Canal + : Ce que Benjamin Carle pense des Anglais
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Documentaire inédit sur Canal + : Ce que Benjamin Carle pense des Anglais

Carla Biancarelli le 09.09.19

Fervent supporter de Liverpool, rugbyman et fan inconditionnel de David Bowie, Benjamin Carle s’est toujours senti un peu british dans l’âme. Après avoir réalisé son documentaire Made in France, en consommant 100% français pendant un an, le réalisateur change de cap et navigue vers l’Angleterre. Lorsqu’en 2017, le jeune Français se lance dans la réalisation d’un second documentaire, le sujet semble presque évident : Partir de l’autre côté de la Manche dans une quête identitaire, entre le pays qu’il a toujours connu et celui qui semble être fait pour lui. 

« Quand j’étais jeune, mon premier souvenir de foot a scellé mon vœu de devenir british. Dans les années 90, le joueur de Liverpool Robbie Fowler a été accusé par les tabloïds britanniques de prendre de la drogue et au match suivant, après avoir marqué un penalty, le joueur s’accroupit en face de la tribune des supporters du club rival et sniffe la ligne de but, en réponse à ces accusations. C’est à ce moment-là que je suis tombé amoureux de la folie anglaise, de cet humour un peu trash. »

Des rivalités franco-britanniques 

Mais très vite, l’adolescent passionné devenu réalisateur en quête de réponses, se heurte à une problématique sous-estimée : Une rivalité, selon lui, encore omniprésente entre la France et l’Angleterre, « les plus vieux rivaux du monde ». Loin d’être découragé, Benjamin Carle a besoin de savoir. Le jeune réalisateur souhaite faire le point sur sa relation avec son voisin british. Après les témoignages d’historiens, une reconstitution de la bataille d’Hastings version 2.0 et un micro-trottoir sur l’opinion des Anglais sur la France dans les rues de Basildon, Benjamin Carle est perplexe.

« Les Anglais sont des fins connaisseurs de l’histoire française et les rivalités et les clichés restent bien ancrés. L’inverse est moins vrai. La France a tendance à se comparer à plusieurs pays voisins comme l’Espagne, l’Italie, la Belgique… Elle est moins focus sur l’Angleterre. Je pense que l’Angleterre est plus attachée à cette histoire commune que la France pour une raison : la bataille d’Hastings de 1066 a marqué un tournant déterminant pour l’Angleterre, une nation plutôt saxonne, tournée vers le nord. L’arrivée au pouvoir du français Guillaume le conquérant a poussé l’Angleterre à s’intéresser au sud et à se franciser au fil des siècles. »

Je t’aime, moi non plus 

Si les relations franco-britanniques semblent s’être apaisées au fil des siècles, les mots du général De Gaulle trotte encore dans sa tête « Notre ennemi héréditaire, ce n’était pas l’Allemagne, mais l’Angleterre ». Et 57 ans plus tard et un Brexit qui fragilise cette Entente cordiale, les mots de l’ancien président français semblent laisser Benjamin sceptique. Peut-il aimer deux nations qui ont passé plus de 250 ans en guerre ? De l’origine de la langue à la dualité sportive en passant par la manière de mesurer les distances, la gastronomie, les bonnes manières ou les beuveries, Benjamin Carle décortique tout, sans langue de bois et avec un humour « so french », de quoi titiller les partisans de l’humour « british ».

« J’ai été très surpris par l’impossibilité des Anglais à se plaindre et à dire non. Qu’ils se fassent doubler dans une file d’attente ou lorsqu’un plat arrive froid, un Anglais ne le fera jamais remarquer. C’est la différence majeure avec les Français. Mais finalement, la relation est très bonne. On le ressent et les chiffres le confirment : des centaines de milliers de Français vivent en Angleterre et inversement. La cohabitation est possible. »

Finalement, une seule question demeure : Alors, Benjamin, plutôt Français ou Anglais ?

Pour le savoir, ne manquez pas « Meilleurs ennemis – ma relation avec la perfide Albion », diffusé le mercredi 18 septembre à 21h sur Canal +.

 

 

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