Alex Zhouaghi, l’influenceur à suivre
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Alex Zhouaghi, l’influenceur à suivre

Nadège Alezine le 19.08.19

Parisien, New-yorkais et finalement londonien, Alex a pas mal roulé sa bosse. Professeur de chinois, il a enseigné aux quatre coins du globe dans des établissements français, comme au Lycée international Winston Churchill à Londres. De ses quatre dernières années passées à Londres, Alex, 30 ans à peine, a entamé une reconversion professionnelle radicale : il est passé du tableur noir au fil Instagram.

Avec Alex on the road, son alias d’influenceur, Alex a découvert et perfectionné un nouveau métier sur lequel il est arrivé un peu par hasard. Photographe amateur et surtout grand bourlingueur, il a commencé par poster des images de ses voyages et de sa vie quand il vivait encore à New York.

Enseignant à Londres, il anime même des ateliers sur l’utilisation des réseaux sociaux pour ses élèves, avant de quitter définitivement son emploi de professeur il y a plus d’un an déjà. Un saut dans le vide qui n’a pas effrayé le jeune père de famille :

« On a le droit d’avoir plusieurs vies ! » s’exclame-t-il, attablé dans un café bohème de Notting Hill, à deux pas d’où il vit.

Papa bonheur

Un parcours atypique qui fait de lui également une perle rare parmi le monde des influenceurs du moment : c’est un homme. En effet, le réseau social est connu pour être très féminin et il avoue que 70% de ses followers sont des followeuses.

« J’organise des concours pour faire gagner des voyages à mes abonnés. L’an dernier, j’ai emmené deux jeunes femmes avec moi à Copenhague et j’envisage de faire la même chose cette année à Lisbonne. Ça permet de redonner une dimension humaine au réseau social : l’idée du partage et donner un peu de soi, c’est ce qui le plaît le plus dans tout ça ! »

Père depuis quelque mois, Alex a longtemps hésité à se mettre en scène avec son enfant sur ses photos. D’ailleurs, quand il le fait c’est toujours très subtil : on ne voit pas le visage de l’enfant, seulement sa silhouette, une manière de protéger sa vie privée et sa vie de famille.

« On me voit assez peu sur mes photos. J’aime rester derrière la caméra. » explique-t-il.

De quoi vit un influenceur ?

Des partenariats avec des marques attirées par le nombre d’abonnés de son compte Instagram, (208 000 abonnés à ce jour). Alex choisi ses partenaires avec soin et discernement, pas question d’aller au plus offrant :

« Je choisis des partenariats qui me touchent personnellement. Avec qui je peux communiquer et raconter une histoire. Ça évolue constamment…Mais on a une responsabilité en tant qu’influenceur, un peu comme quand on est enseignant. Il faut rester vigilant du message qu’on fait passer. »

Mais Alex le reconnaît : c’est un métier tout nouveau qui reste encore à jalonner.

« Je suis très transparent avec mes abonnés : je leur dis comment je suis rémunéré. Et puis, il faut faire attention à l’image qu’on donne aux nouvelles générations et bien leur rappeler que la vraie vie, elle n’est pas sur Instagram ! »

D’ailleurs, pour prolonger un peu le voyage et le relationnel avec ses abonnés, Alex lance très bientôt des visites guidées de Notting Hill où il servira de guide, en chair et en os, laissant l’appareil photo au placard.

Retrouvez les aventures d' Alex on the road ici. 

 

 

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