Emmanuelle Simon, une vie de cosmétique
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Emmanuelle Simon, une vie de cosmétique

Lina Homci le 30.07.19

Emmanuelle Simon est originaire d’Orléans. Installée à Londres, elle revient sur ses 25 années de carrière en cosmétique. Passionnée depuis son plus jeune âge, elle est aujourd’hui à la tête d’une agence qui accompagne et aide les entreprises de cosmétiques à se développer en France comme à l’international

La première découverte

« Tout a commencé quand j'avais 7 ans, avec un flacon de parfum », se souvient Emmanuelle qui raconte son premier contact olfactif avec l’univers cosmétique, « un flacon de la marque Grès que mon père avait offert à ma mère comme cadeau d'anniversaire de mariage ». Plus tard, le coup de foudre opère alors qu’elle entre pour la première fois dans une parfumerie, des étoiles plein les yeux : « À l'époque c’était le grand luxe ; les grandes portes qui s’ouvrent, boîte à savon et papier de soie... » explique-elle. Alors agée de 14 ans, une seule pensée lui vient à l’esprit : « Je ne sais pas ce que c’est, mais plus tard je travaillerai là dedans ».

Une carrière bien ancrée dans le domaine

Cet émerveillement ne la quitte pas, et pour cause, il l’aiguille très jeune vers des études en esthétique cosmétique. « J’ai passé mes diplômes de BTS et CAP sur quatre années dans trois écoles différentes ; Orléans, Paris et Toulouse » nous raconte-elle. Emmanuelle ne perdait pas de vue son objectif : devenir acteur de cette industrie.

Spécialisée dans le soin, elle se perfectionne sur les quatre axes ; parfum, soin, maquillage et capillaire, en travaillant pour des géants ; L’Oréal et LVMH. Très vite, la jeune femme se démarque lorsqu’elle obtient un poste convoité par 800 autres candidats et devient la responsable régionale de la marque Phytomer basée en Bretagne. 

Le rêve américain 

Avide d’expérience et de découvertes, Emmanuelle a « besoin de plus ». Insatiable, elle s’envole seule de l’autre côté du globe pour vivre son rêve américain : « J’avais besoin de plus grand encore ». L’aventure cosmétique se poursuit dans l’état du Massachusetts à Cape Cod, la jeune Orléanaise de 27 ans est embauchée dans un spa de niche, fréquentée par la haute. C’est ici qu’elle voit défiler plusieurs célébrités, dont les Kennedy, Maria Shriver et Madonna. En 2000, Emmanuelle découvre le monde des cosmétiques à l’américaine ; plus en avance sur la France, le business a une perspective plus grande, plus commerciale et mathématique : « La fondatrice développait déjà le e-commerce à l’époque et vendait nos produits — même très cher — comme des petits pains »

Compétitrice, elle se plaît dans une culture libérale qui offre la réussite aux meilleurs : « J’étais là pour gagner » affirme-t-elle de son sourire sans ride. Après Cap Cod, c’est Boston : « cinq super années aux États-Unis ! »

Un retour au pays 

Après la crise des subprimes, il est temps pour Emmanuelle de retrouver la terre française. Forte de son expérience aux États-Unis, elle est reçue comme une reine parmi ses congénères. Très vite, la businesswoman qui n’a pas dit son dernier mot se voit proposer le poste de directrice France, puis Europe, pour la marque Sampar. À Séphora, elle est ambassadrice de la marque pendant cinq années, qu’elle qualifie « de pur bonheur ».

Un livre auto-édité 

« Mes fiches de vocabulaire quand j’étais étudiante sont devenues un livre lexique de cosmétique en 2016 »

Arrivée sur le sol américain avec un anglais « à la frenchie » et plus tard en contact direct avec douze pays européens ; plus que jamais, la jeune Française se rend compte de l’importance de la maîtrise du lexique cosmétique dans les autres langues. Consciente que dans ce secteur, et de plus en plus aujourd’hui, les aspirants sont contraints de voyager pour mieux réussir, elle griffonne son propre dictionnaire amoureux des cosmétiques ; un glossaire trilingue (anglais espagnol français) de tous les termes de beautés pour lesquels Google Traduction, encore aujourd’hui, ne connaît pas d’équivalents. Aujourd’hui free-lance, elle travaille pour des entreprises haut de gamme pour lesquelles elle met en place des stratégies de développement en France et en Grande-Bretagne. 

L’entretien touche à sa fin et Emmanuelle  à qui la classe ne fait pas défaut avec sa taille fine et sa robe noire  nous quitte sur le mantra qui lui a permis un tel succès ; « Il ne faut jamais lâcher, il faut y croire, ça finit toujours par arriver ».

Le livre est disponible sur Amazon, en version papier et e-book

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