Christian Louboutin s’expose au Palais de la Porte Dorée à Paris
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Christian Louboutin s’expose au Palais de la Porte Dorée à Paris

Lina Homci le 15.07.19

Du 25 février au 28 juillet 2020 se tient une exposition consacrée à Christian Louboutin au Palais de la Porte Dorée à Paris. A cette occasion, le créateur français est venu à Londres présenter cette exposition inédite. On a rencontré l’homme à qui l’ont doit l’iconique semelle rouge

De gauche à droite : Olivier Gabet, commissaire de l'exposition et directeur du Musée des Arts Décoratifs, Brigitte Taittinger, la femme de l'ambassadeur de France, Christian Louboutin et Hélène Orain, directrice générale du Palais de la Porte Dorée. 

Vous avez fait une Retrospective Christian Louboutin au Design Museum à Londres en 2012. En 2020, il y a l’exposition Christian Louboutin à Paris, qu’est-ce qu’on y trouve cette fois-ci ? 

Ce ne sera pas une rétrospective, je n’aime pas le terme — c’est celui qu’on utilise quand on est mort (rires). Je préfère présenter l’exposition comme un voyage ; de salle en salle, on a mis en place des scénographies différentes pour passer d’un univers, d’une thématique à l’autre. Il y aura des pièces exclusives, des vidéos et des images inédites ; un retour sur mes inspirations, mes collaborations et presque 30 ans de travail. L’exposition est ouverte à tous, elle a pour but d’inciter la jeunesse à se rendre au musée. Amateurs ou clients, la mode touche tout le monde.

L’exposition se tient dans un endroit qui vous est cher, le Palais de la Porte Dorée, pourquoi ce lieu ? 

J’ai grandi dans le 12ème arrondissement de Paris. Je suis allé aux lycées Elisa Lemonnier et Paul Valéry depuis lesquels je pouvais voir le Palais de la Porte Dorée qui m’inspirait et me fascinait déjà par sa beauté architecturale et sa richesse décorative. Je passais des heures en journée devant l’Aquarium Tropical ou au Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie. 


à gauche : première création de Christian Louboutin en 1987 : le soulier maquereau photographié devant l'Aquarium Tropical au Palais de la Porte Dorée en 1988 (crédits photo : Christian Louboutin) / à droite : inspiré des archives de la première création de Christian Louboutin (crédits photo : Guillaume Fandel)

C’est là bas qu’un panneau, interdisant aux femmes de porter des talons hauts pour ne pas rayer le sol, m’avait totalement marqué et inspiré, d’ailleurs, pour la chaussure Pigalle.

"Tout commence avec un croquis." 

Paris vous inspire, est-ce que Londres vous inspire aussi ? 

Oui, bien sûr, mais Paris m’inspire plus que Londres. Paris m’inspire pour sa beauté et sa richesse d’architecture. Londres — où je me rends que 5 ou 6 fois par an — m’inspire plutôt pour ce qu’elle donne. 

Des créateurs londoniens que vous admirez ou qui vous inspirent ? 

Être inspiré et admirer, ce n’est pas les mêmes choses (rires). Je ne suis pas vraiment inspiré par les personnes, mais des créateurs à Londres avec lesquelles j’ai aimé travailler et que j’admire, il y a entre autres ; Daniel Fletcher, Halpern et Whitaker Malem…

Une grande fierté ? 

La fierté d’être indépendant. Ça, c’est quelque chose que j’aime beaucoup et dont je suis très reconnaissant. 

Que portez-vous aujourd’hui ? Et d'habitude ? 

Là je porte des mocassins de ma collection, celle de l’an dernier. Je porte souvent mes collections, mais je porte également des chaussures très traditionnelles. J’aime beaucoup découvrir et rapporter — lors de mes voyages — des chaussures de Mongolie, de Laponie, ou du Canada ; vous savez, des bottines avec lesquelles on peut marcher dans la vase. J’aime les chaussures authentiques. 

Crédits photo Une : Jose Castellar

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