Zabou, la street artiste derrière les fresques murales de Londres
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Zabou, la street artiste derrière les fresques murales de Londres

Lina Homci le 28.06.19

En vous baladant à Londres, au détour d’une rue, le long d’un boulevard ou dans un marché vous vous êtes certainement arrêtés sur ces grandes fresques murales qui habillent et colorent le paysage londonien. Nous avons rencontré l’artiste qui se cache derrière cet art de rue.

Zabou vit à Londres depuis 8 ans. Cette globetrotteuse venue pour ses études, prolonge finalement son séjour dans la capitale pour s’installer ici. « J’adore Londres, c’est une ville multiculturelle qui bouge sans cesse et qui m’inspire. C’est un endroit génial où vivre, et aussi très pratique pour voyager avec ses cinq aéroports et la liaison Eurostar vers la France » dixit la jeune française qui note malgré tout la difficulté financière liée à la vie d’artiste : « malheureusement (Londres) c’est aussi une des métropoles les plus chères d’Europe et qui fait fuir de plus en plus d’artistes ».

Le style Zabou, c’est quoi ?

« Je peins des fresques centrées autour des portraits et de l’humain... »

...Les portraits sont en noir et blanc, plutôt réalistes, et entourés de fonds colorés. Généralement mes œuvres sont assez grandes, leur taille va d’un portail par exemple à une façade d’immeuble » nous explique-t-elle. 

Portrait de Sherlock Holmes joué par Benedict Cumberbatch dans la série Sherlock à Hackney (crédits photo : Zabou)

 

Londres, sa galerie d’art

Inspirée par tout ce qui l’entoure, Zabou n’impose aucune limite à son art : « tout (m’inspire) ! Ce que je vois, entends, lis, ce qui se passe autour de moi… Et en particulier l’histoire, les personnes et les spécificités du lieu où je peins ». La jeune artiste fait de la ville sa galerie d’art. Ce qui lui plait, c’est le côté facile d’accès et éphémère du graffiti : « potentiellement, n’importe qui peut créer quelque chose dans la rue et tout le monde peut le voir – gratuitement. Et l’oeuvre peut disparaître à n’importe quel moment ». Le street art a pour objectif d’embellir le paysage, « transformer l’espace ainsi que de partager et de transmettre des émotions » ajoute Zabou qui nous fait part de son sentiment là-dessus : « si quelqu’un se sent inspiré ou touché par une de mes œuvres, alors mon boulot est fait ! »


Portrait de Alex joué par Malcolm McDowell dans Orange Mécanique de Stanley Kubrick à Shoreditch (crédits photo : Zabou)

Un message ? 

Libre à l’interprétation, l’art visuel peut transmettre un message : « qu’il soit simple ou bien enraciné dans des sujets et par des moyens plus complexes ». Pour elle : « le public se projette toujours sur les œuvres et il peut y voir des messages bien différents de ce que l’artiste souhaitait transmettre, chacun interprète l’art à sa manière et c’est ça qui est super ».

Parmi tous ses portraits qui se multiplient à Londres, Zabou raconte que toutes ses fresques et ses projets récents « ont été de belles expériences, différentes les unes des autres », et qu’elle n’a aucune fresque favorite ; elle les apprécie toutes et nous aussi !

Retrouvez toutes ses oeuvres et ses prochains évènements sur son site ici.

@zabouartist

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