Guillaume Squinazi photographie Londres à travers une longue-vue
LONDON LIFE

Guillaume Squinazi photographie Londres à travers une longue-vue

Chloë Chanteloube le 07.05.19

Photojournaliste depuis 15 ans en France et à l’étranger, Guillaume Squinazi a reçu de nombreux prix et distinctions pour ses reportages photos. En février 2019, il publie une série de clichés de la ville de Paris, mais cette fois-ci, il a troqué son appareil photo contre une longue-vue ! Et le résultat est tout à fait original. Avril 2019 : une nouvelle série intitulée Longues-vues de Londres est publiée aux éditions A Parisian in Paris.

 Une expérience professionnelle riche

Ancien élève des Beaux-Arts qui étudiait la gravure, Guillaume Squinazi s’est orienté vers la photographie. En tant que photojournaliste, son but premier est de « raconter des histoires en photos » et « d’offrir un nouveau regard sur des sujets de société qui me tiennent à cœur. » En parallèle, il appréhende également la photographie de manière plus libre, plus artistique, en nous proposant des séries de clichés pris dans différentes villes du monde, à travers une longue-vue.

Paris, Londres, New York, sources d’inspiration

En balade à Paris, c’est en utilisant une longue-vue que l’idée lui ait venue : « J’ai été fasciné par les images qu’elle laissait entrevoir. Mais au bout d’une minute, la longue vue s’est fermée, la magie avait disparu. J’ai pensé immédiatement qu’il fallait trouver un moyen de saisir ces images ». Le photojournaliste a donc mis au point un procédé (tenu secret !) permettant de raccorder son appareil photo à la longue-vue et ainsi d’immortaliser la vue.

Pour lui, ces séries de clichés viennent en réponse à la multitude de photographies prises chaque jour depuis des lieux touristiques : « Je voulais apporter un nouveau regard sur ces endroits très fréquentés. L’idée était donc de partir du même lieu, mais en obtenant un résultat totalement différent, qu’aucun autre appareil photo ne peut reproduire. » Également inspiré par le « mind mapping » - l’idée d’exprimer sa propre perception d’un lieu – son but était d’obtenir des clichés proposant une vision très personnelle de la ville.

C’est pour cela qu’après Paris, la ville natale de Guillaume, Londres était une suite logique. Depuis ses premiers voyages vers l’Angleterre lorsqu’il était enfant, le photographe s’est senti attiré par cette ville qui lui a laissé des souvenirs peuplés d’images fortes : « J’avais envie de raconter quelque chose sur Londres, en allant chercher dans des souvenirs précis.»

Et plus tard, l'envie de grandeur l'a poussé à se tourner vers les longues-vues de New-York. 

Prochaines étapes

Après avoir crée les éditions A Parisian in Paris afin de publier entre autres ses clichés pris à travers une longue-vue, Guillaume Squinazi a exposé en janvier et février derniers ses séries de photos de Paris, Londres et New-York dans la librairie Fontaine Haussmann, à Paris. Une exposition est prévue à Londres très prochainement.

Guillaume ajoute qu’il ne compte pas en rester là et qu’il prévoit d’appliquer son procédé de photographie à d’autres villes du monde, toujours avec l’intention de « donner sa propre carte de la ville ».

Longues-vues de Londres et Longues-vues de Paris, Éditions A Parisian in Paris, 34,90€, disponibles ici

La version anglaise London in Focus est en vente au Musée des Transports de Londres (Covent Garden)

 

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