DS Automobiles : le Chanel de la voiture de demain
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DS Automobiles : le Chanel de la voiture de demain

Nadège Alezine le 30.04.19

Installé à Londres avec sa famille depuis peu, Alain Descat a pour mission de développer la marque DS dans un contexte ultra concurrentiel du marché automobile premium. Avec 35 points de vente dans le pays, la marque se positionne sur le marché de la voiture de standing alliant savoir-faire technologique et luxe à la française, avec l’ouverture prochaine d’un showroom à Chiswick.

C’est un peu un challenge de lancer une marque comme celle-ci dans le pays des Rolls Royce…

Oui, totalement ! On ne s’est pas positionné face à Rolls Royce. Mais plutôt sur un marché premium qui reste beaucoup plus accessible.

Quel a été votre parcours professionnel avant d’arriver à DS Automobiles ?

J’ai grandi dans le Bordelais, au milieu des vignes, entre Bourg et Blaye. J’ai fait mes études à Bordeaux à l’Essec, puis je suis parti deux ans au Mexique comme coopérant pour travailler pour Elf. Puis, de retour en France, je suis arrivé chez PSA où j’ai eu plusieurs postes différents, toujours entre le marketing et la vente. J’ai commencé en étant chef de produit. Quand je suis entré chez PSA, je n’étais pas vraiment ce qu’on appelle un “petrol head” mais en rencontrant tous ces ingénieurs, j’ai été complètement embarqué par leur passion. J’ai beaucoup travaillé dans un contexte international, je me suis occupé des importateurs de Peugeot en Amérique latine, pour avoir un positionnement identique partout dans le monde. Et aujourd’hui, je suis directeur de la marque au Royaume-Uni et je travaille avec des investisseurs privés, des concessionnaires.

Et aujourd’hui, où sont produites les voitures vendues par DS UK ?

En France. On a une structure import à Coventry où nos bureaux gèrent l’importation, la vente, le marketing, l’après-vente. Le siège social est à Rueil-Malmaison et Yves Bonnefont est le CEO de DS.

Que reste-t-il de la DS de Pompidou dans la nouvelle DS ?

DS est née d’une vision de designer : créer une gamme de modèles avec le meilleur du savoir-faire de Citroën et ils ont créé la DS3 qui s’est très bien vendue d’ailleurs. On a décidé de s’appuyer sur un héritage, et la DS des années 50 qui était futuriste pour l’époque en était le point de départ. On a créé la marque DS avec un esprit d’avant-garde et de savoir-faire qui était propre à la DS des années 50.

Notre premier véhicule la DS Crossback a gardé les feux qui bougent comme la DS des années 50. Ce qui rend la DS unique, c’est qu’on veut incarner le luxe à la française. Devenir le Chanel de la voiture.

Vous dites souvent qu’il y a un aspect start-up chez DS…

Nous ne sommes pas une start-up mais c’est davantage une expression pour décrire l’esprit start-up de la marque. DS est un petit groupe. Nous sommes une équipe réduite par rapport à PSA.

On apprend un peu en marchant, on teste beaucoup de choses, loin de PSA. On est dans un marché qui va très vite et on a besoin de s’adapter tout aussi vite.

La DS a-t-elle vocation à devenir totalement électrique ?

Oui, on a fait le choix de passer au tout électrique à l’horizon 2025. Toutes les voitures sont électrifiées : hybrides avec un moteur et une batterie. On teste notre technologie sur les circuits de formule E et ensuite on utilise ce qu’on a appris sur les voitures en série. PSA se sert de nous pour tester toutes les nouveautés technologiques du futur.

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