Mariam Sirel publie son premier thriller psychologique Nos Apparences
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Mariam Sirel publie son premier thriller psychologique Nos Apparences

Lina Homci le 24.04.19

Mariam Sirel (de son vrai nom Myriam Stepanian) est une jeune écrivaine française auto-éditée qui vit à Londres depuis 2008. Initialement professeure de français et d’anglais, elle partage son temps de travail pour vivre de ses deux passions ; l’enseignement et l’écriture. Nous sommes allées à sa rencontre.

C’est à l’occasion d’un programme d’assistanat que Mariam Sirel atterrit à Londres. Éprise par la vie londonienne, elle choisit de ne plus la quitter. Après deux ans en tant qu’assistante de français, elle poursuit alors ses études dans le sud-ouest de Londres et obtient son diplôme de professeure à l’université St Mary’s à Twickenham. En 2017, une nouvelle vie commence pour Myriam Stepanian… Elle assouvit une appétence pour l’écriture qui la suit depuis toujours et devient alors son alter-égo littéraire ; Mariam Sirel. Son premier livre « Le miroir » sort en mai 2017 et deux ans plus tard, elle en écrit la suite. Elle publie une duologie complète « Nos Apparences » en avril 2019.

Ses influences 

Mariam nous rejoint autour d’un café à South Kensington, un quartier qui l’a inspiré pour son roman. Derrière son pull rose flashy et son grand sourire, ce bout de femme pimpante et pétillante cache une vraie passionnée pour l’enquête, le mystère et le lugubre. Sa came, c’est le thriller psychologique. Ses inspirations naissent d’un père policier à qui elle dédicace son premier ouvrage « Certains grandissent avec des Disney moi, c’était 'enquêtes policières' à la télé le dimanche soir en famille ». À 12 ans, elle a un déclic avec le film d’horreur Scream sorti en 1997. « Je me souviens que le dénouement final m’avait totalement subjuguée. » Plus récemment, c’est la série Revenge qui concrétise son intérêt pour ce genre. La recette signée Mariam Sirel, c’est garder le meilleur du thriller des années 90 tout en situant l’intrigue et l’enquête au cœur d’un drame familial ; faux semblants, meurtres et révélations.

Une écrivaine à Londres 

La ville de Londres a beaucoup influencé son œuvre. On retrouve plusieurs points d’ancrage au fil du récit ; des quartiers comme Richmond ou la cité de South Kensington sont souvent évoqués. Londres, à l’architecture très gothique, lui inspire l’ambiance sombre dont elle a besoin pour son thriller. « Quand j’écrivais, toutes les rues, les quartiers et les magasins du sud-ouest de Londres me revenaient en tête. »

Femme et thriller 

Faire le choix de se lancer dans une carrière d’écrivaine et s’auto-éditer n’a pas été sans obstacles. Mariam rencontre des difficultés pour faire sa place dans un genre littéraire majoritairement masculin. « Le thriller psychologique, c’est un monde très masculin, même si ça commence à changer. En France, on a Franck Thilliez, Maxime Chattam... On fait plus confiance aux hommes dans ce domaine.» Sur les pas de Mary Higgins Clark, Mariam revisite le style "thriller des années 90" ; la vision sexiste de la femme en moins. 

« Le but, c’est de bousculer les codes. Il y a cette ambivalence chez la femme, à l’époque perçue comme très maternelle, faible et souvent victime, maintenant elle est l’héroïne ; dominante, forte et intriguante. »

Mariam a des projets pleins la tête. À la question d’une potentielle trilogie, Mariam répond par la négative « Pas de trilogie. Cela risque de décevoir et c’est purement commercial. Je préfère privilégier la qualité. J’aime les fins ouvertes à la Woody Allen. » 

Son livre est actuellement disponible sur Amazon en édition papier et édition numérique, ici. 

 

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