La Mary Poppins version 2019 parle français !
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La Mary Poppins version 2019 parle français !

Clémence Calderon le 27.03.19

Valentine nous parle de French Nanny, une agence de nanny qu'elle a montée il y a maintenant sept ans. 

Comment est née French Nanny ?  

Lorsque j’étais en France, j’étais infirmière puéricultrice. Je travaillais avec les enfants en maternité, en salle de naissance, tout ce qui tournait autour de la naissance et de la toute petite enfance. J’ai rejoint mon compagnon, qui habitait à Londres et quand je suis arrivée, le temps que mon dossier soit étudié à la NHS et que j’obtienne un numéro pour travailler, je devais attendre entre 4 et 6 mois juste pour le traitement de mon dossier. Je ne pouvais pas rester aussi longtemps sans travailler donc je suis devenue nanny. J’étais dans une super famille anglaise dans laquelle je suis restée 18 mois. Et puis, en rencontrant d’autres parents, je me suis rendu compte que la demande de nanny françaises était assez importante et que beaucoup de familles étaient intéressées par des nanny qui parlent français. C’est ainsi que l’idée de créer une agence a germé et depuis sept ans maintenant, French Nanny existe.  

Quels services propose French Nanny ?  

On propose des nounous à temps plein ou à temps partiel, de façon permanente ou temporaire. Une des spécialités de l’agence et qu’on propose aussi des infirmières de maternité et des jeunes filles au pair.  J’ai beaucoup travaillé avec des auxiliaires de puériculture quand j’étais en France et c’est un métier que je valorise et que je respecte énormément, parce que ce sont des personnes qui font un an d’étude en temps plein et qui sont spécialisées dans les besoins primaires (alimentation, change, peau à peau avec la maman) d’enfants entre 0 et 6 ans. Malheureusement ce sont des personnes très mal rémunérées en France. Donc c’est ma cible ces personnes-là, car en venant à Londres elles doublent leur salaire et je suis sûre d’avoir des clients pour elles.   

Comment recrutez-vous les nanny ? Exigez-vous également une bonne maîtrise de la langue française ?  

Les entretiens de recrutement se font exclusivement en français. On ne fait pas de recrutement sur les réseaux sociaux car on souhaite vraiment que les jeunes femmes qui viennent vers nous, aient ce projet de devenir nanny, donc on a des partenariats avec les écoles de puériculture par exemple ou alors on va avoir notre visibilité sur internet.   

On veut vraiment des jeunes femmes motivées, qui font une vraie démarche pour pouvoir travailler auprès des enfants. Lors du recrutement, on vérifie leurs diplômes, on prend contact avec toutes leurs anciennes références, on vérifie le casier judiciaire et ensuite on les met dans notre portfolio de nanny. Puis on essaie de faire des matchs avec les familles, c’est un peu le « Tinder » de la nanny. Quand j’ai les familles au téléphone, j’essaie vraiment de comprendre leurs futures attentes envers une nanny afin de choisir celle qui correspondra le mieux à la famille. L’idée vraiment, c’est que les parents gagnent du temps. Je propose enfin plusieurs profils de nanny et après la famille rencontre ces dernières et fais un choix. Je pousse vraiment à ce que le choix se fasse le plus possible au feeling, parce que sur le papier, elles sont toutes compétentes, elles correspondent aux attentes de la famille et pourraient toutes être employées.  

Brexit : quelles craintes pour French Nanny ?  

 

Étonnamment, on a une très belle progression et la demande est encore là. Après on n’a pas que des clients francophones, on a 40% de nos clients qui sont francophiles ou qui ont quelque chose qui les rattache à la langue française et 18% de clients qui sont francophones uniquement. Je pense que c’est cette dernière catégorie qui sera le plus à « craindre ». Maintenant ce qui me fait le plus peur, c’est la possibilité éventuelle de visa. Être nanny est un vrai métier professionnel et forcément les personnes qui exercent ce métier pensent à la retraite et à la sécurité sociale. Si jamais on penche vers un « no deal », ça deviendra moins intéressant de venir travailler ici. La peur aussi de devoir faire des démarches administratives, de la paperasse Est-ce que ce sera à l’agence de faire des demandes de visa ? Mais si on doit faire des visas, je ne pense pas que ce sera aussi compliqué qu’aux États-Unis par exemple, maintenant on a essayé de lancer French Nanny Zurich, ça n’a pas marché à cause des visas, car c’est trop compliqué.  

Retrouvez French Nanny en ligne ici

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