Le pin's Brexit de Mélanie Stevenson
BREXIT

Le pin's Brexit de Mélanie Stevenson

Clémence Calderon le 27.02.19

Avec son pin's "European at Heart", Mélanie Stevenson combine à la fois son amour pour l'Europe et pour celui du Royaume-Uni. Une façon de prostester en quelque sorte contre le Brexit mais avec un message positif. 

Comment avez-vous imaginé ce pin’s European at Heart ?

 

L’idée du pin's Brexit est venue en discutant sur un ton léger du Brexit avec mon mari, qui est britannique. Je me suis dit que j’aimerais bien créer quelque chose de positif vis-à-vis du Brexit. Je voulais quelque chose qui rassemble à la fois la position de mon mari, en tant qu’anglais qui veut rester dans l’UE, et moi en tant qu’européenne qui veut rester en Angleterre, comme un objet de résistance mais qui soit joli, sympa à porter et porteur d’un message positif.

Quel message souhaitez-vous faire passer à travers ce petit objet ?

C’est par-dessus tout la création d’une Française qui adore vivre en Angleterre et qui, même si elle est européenne aujourd’hui, ne se sent pas rejetée. C’est aussi pour montrer que les Européens sont toujours là et qu’ils espèrent faire leur futur au Royaume-Uni. On a toujours envie de rester ici.

Quels ont été les retours de la part des clients ?

Le premier jour où j’ai reçu le prototype final et que j’ai commencé à le porter, un monsieur dans le train a remarqué mon pin’s et m’a dit “Oh votre pins est canon, doù vient-il ?” et j’ai répondu que c’était moi qui le produisais et que c’était la première fois que je le portais. On a discuté tout le long du trajet et il a fini par m’en acheter six ! Mélanie continue de produire ce pin’s et espère que le sens de ce dernier sera encore plus puissant, porté après le Brexit, si il a lieu le 29 mars.

Vous êtes mariée à un anglais et habitez ici en Angleterre. Comment vivez-vous cette période pré-Brexit ? Etes-vous inquiète ?

Mon inquiétude est plus de me dire qu’effectivement, l’économie britannique risque de souffrir. Après est-ce que ce sera plus difficile de trouver du boulot dans le futur ? Je n’ose pas le croire car je pense qu’ils auront toujours besoin de gens qui ont des compétences et qui viennent de l’extérieur. Après au niveau de ma situation, c’est vrai que je n’ai pas le statut de résidence permanente, où encore la nationalité anglaise (car on ne l’obtient pas quand on épouse un anglais, contrairement à ce que d’autres peuvent penser).

Pour l’instant j’attends de voir ce qu’il se passe avec le Brexit. Si le Brexit a lieu, je demanderai le « settled status » si les droits des européens sont garantis. Si ce n’est pas le cas, je pense demander la nationalité britannique parce que ça fait dix ans que je suis là  et que j’ai épousé un anglais mais ce qui me freine c’est le coût, qui s’élève à plus de £1000.

Sur Instagram @froggieandrosbif et acheter vos pins en ligne sur etsy.com

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