Hervé Morin en VRP de la région Normandie lors de sa visite à Londres
BREXIT

Hervé Morin en VRP de la région Normandie lors de sa visite à Londres

Nadège Alezine le 22.11.18

C’est en préparation de l’après Brexit que le président de la région « la plus industrialisée de France », Hervé Morin est venu passer deux jours à Londres. Il en a profité pour rencontrer les autorités portuaires britanniques et faire la promotion de la région Normandie auprès des acteurs économiques locaux. 

À la tête de la région française depuis 2016, Hervé Morin s’est joint à Jean-Pierre Jouyet, Ambassadeur de France au Royaume Uni, pour donner une conférence de presse sur les résultats de son séjour express à Londres. 

L’idée derrière ce voyage ? Encourager des entreprises britanniques à traverser la Manche et à venir s’implanter en Normandie, même après le Brexit.

Une proximité géographique avec la Grande Bretagne, doublée d’une activité économique résolument ouverte vers les îles anglo-normandes fait de la région normande, un lieu plus qu’hospitalier pour ces business d’outre-Manche. 

Une zone franche, avec des aides à l’installation et une fiscalité avantageuse, a été créée par la région mais pour le moment, seulement une entreprise britannique semblerait s’y être implantée.

Brexit et blocage des flux

Mais les questions autour du Brexit sont restées au centre des préoccupations. Des blocages dans les ports normands, quant au fret maritime mais aussi au transport des voyageurs, entre la France et la Grande Bretagne, seraient à prévoir en cas de Brexit dur. Il en serait donc fini de la fluidité des flux commerciaux entre le vieux continent et l’île britannique…

« Les temps d’attente à la frontière risquent de doubler. Ce qui dans le cas des ferries, qui ont 45 minutes pour décharger et 45 minutes pour charger au cours de leurs rotations quotidiennes entre la Normandie et la Grande Bretagne, pourraient devenir problématique, au lendemain du Brexit. » Explique Hervé Morin, dont la région abrite trois ports commerciaux : Caen, Cherbourg et Dieppe. 

Seconde région exportatrice de France, la Normandie a signé un accord avec les autorités portuaires à Londres mais a aussi fait un appel du pied à une trentaine d’entreprises britanniques, qui pourraient avoir envie de venir s’installer dans la région, notamment dans cette fameuse zone franche où un « welcome package » les attends.

 

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