Célébration de la fin de la guerre 14-18 à Londres
LONDON LIFE

Célébration de la fin de la guerre 14-18 à Londres

Julia Gaulon le 05.11.18

Cela ne vous aura pas échappé : chaque automne, durant les deux semaines précédant la commémoration de l’armistice du 11-Novembre, des « poppies » (« coquelicots » en anglais) sont épinglés aux manteaux des Britanniques. Pour quelles raisons ?

L’approche est similaire à celle du bleuet français (la « fleur du Souvenir » en France, en référence, notamment, à l’uniforme bleu que portaient les jeunes recrues envoyées au front pendant la Grande Guerre). La tradition est particulièrement suivie outre-Manche. Le but, en portant des coquelicots, est de rendre hommage aux soldats morts à la guerre – celle de 14, bien sûr, mais aussi toutes celles qui ont suivi - tout en apportant un soutien financier aux membres des forces armées et à leurs familles.

Tous les ans, fin octobre, début novembre, un vaste appel aux dons, le « Poppy Appeal », est organisé par la Royal British Legion, l’ONG qui vient en aide aux vétérans de l’armée. Des millions de coquelicots en papier sont proposés par des volontaires aux Britanniques qui, en retour, font des donations. Et les sommes sont importantes : l’an passé, un peu plus de 46 millions de livres sterling ont été collectés.

Mais pourquoi un coquelicot ? L’origine est à chercher dans les vers du Canadien John McCrae, médecin militaire pendant la Première guerre mondiale. Dans un poème intitulé In Flanders Fields, il évoquait ces fleurs rouges qui poussaient sur les champs de bataille en Belgique, entre les tombes de fortune des soldats. Les Canadiens ont aussi choisi cet emblème pour leurs commémorations.

Centenaire du début de la Première guerre mondiale oblige, en 2014, des milliers de coquelicots en céramique avaient envahi les abords de la Tour de Londres. Cette année 2018 marquant les cent ans de la fin de la guerre, un coquelicot de six mètres de haut a, notamment, été installé au National Maritime museum à Greenwich lors du lancement de l’appel.

Monuments historiques, vestes d’hommes et de femmes politiques, de présentateurs télé, le coquelicot est partout en ces temps de commémoration. Au point d’avoir parfois soulevé quelques polémiques, certains y voyant aussi un excès de patriotisme et un soutien à l’action militaire. Un argument récusé, bien entendu, par la British Legion qui rappelle également que le port du coquelicot n’est pas obligatoire mais répond à un « choix personnel ».

 

 

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