Frankie : chineuse et créatrice de trésors
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Frankie : chineuse et créatrice de trésors

Mathilde Riboulleau le 28.09.18

Originaire de Bordeaux, Elodie est née à Paris mais : « J’ai pas mal bougé partout en France mais la ville qui reste dans mon cœur est Bordeaux ». Avant l’aventure londonienne, Elodie a fait ses études supérieures dans la région viticole et a obtenu un BTS en art appliqué et design de mode. 

Londres : un coup de cœur 

A l’origine, Elodie est venue en vacances dans la capitale anglaise et ce fut une révélation : « j’ai tellement aimé l’esprit, j’ai pris une grosse claque, que ce soit en terme de créa, de liberté d’expression, d’influences, je me suis directement sentie à l’aise ». Un beau jour, elle a donc tout quitté pour s'y installer officiellement. 

Après réflexion, Elodie affirme : « finalement, depuis que je suis ici, je me sens plus anglaise que française, ouais ». La créatrice parle du fait qu’elle aurait même du mal à s’adapter à nouveau à la France si elle devait y retourner. Frankie se sent plus proche aujourd’hui de l’esprit anglais : « personne ne se juge ici ». Pour l’instant, la jeune créatrice se concentre sur ses projets londoniens. 

Frankie collection 

La marque d'Elodie s'appelle Frankie : « C’est en fait le surnom que me donne mes amis. Cela vient de mon nom de famille Franchetti, d’origine italienne ». Elle l'a fondée à Bordeaux en 2015. Depuis qu’elle est petite, elle a toujours fabriqué des choses avec ses mains, passionnée de mode et de vintage : « J’adore l’idée du détournement, de la récupération, de la pièce unique, j’adorais customiser mes fringues quand j’étais jeune, sortir du lot, et surtout chiner des pépites ». Venir à Londres a nourri sa créativité et l’a confortée dans son choix de créer et de travailler avec la clientèle anglaise, plus ouverte. Elodie crée chaque pièce à la main et elle ne fait que des pièces uniques. Elle est fan de tapisseries, de tasses de grands-mères hyper kitch. Elodie récupère donc tout cela dans des brocantes, vide-greniers ou charity shop. 

L’idée : donner une seconde vie à des objets. Elle a d’abord commencé à faire des sacs et à customiser des vestes, puis elle s’est aussi mise à faire des bijoux. Elle raconte l’histoire de sa tasse favorite : « je l’ai cassée, et je me suis dis, mais qu’est-ce que je peux faire avec ? j’ai fait des boucles d’oreilles asymétriques avec les fragments ». En général, Elodie a un coup de coeur sur une matière , une couleur, une forme et elle s’amuse à trouver le match parfait. Ce ne sont pas les gens qui l’inspirent, ce sont les lieux, les ambiances, des détails de couleurs, les reliefs : « cela me fait frétiller les yeux! ». Elle ajoute qu’elle a comme tout le monde des mentors comme Robert Rauschenberg ou Vivienne Westwood. 

Une marque éco-responsable 

Sa marque a aussi une portée éco-responsable. Elodie adore chiner plutôt qu’acheter neuf. Elle affirme aussi : « J’aime utiliser des objets qui ont une histoire forte ». Lorsque Frankie a des vieux vêtements qui traînent chez elle, elle en fait quelque chose. Elodie adore les tapisseries, les vieux coussins qu’elle découpent pour en faire des créations. Mais pour elle : « la notion de reuse, upcycling, susaintable, cela me parle totalement, je réutilise plutôt que de recréer, il y a tant à faire plutôt qu’acheter à nouveau ». 

Créatrice, mais pas que…

Outre son activité de créatrice. Elodie travaille aussi depuis deux ans pour une multi-marque non loin d’Old Spitalfields Market.  Elle se charge de faire des achats pour la mode homme. Elle est invitée à des salons à Berlin, Londres, Paris, Copenhague, elle baroude beaucoup et travaille avec beaucoup de marques différentes : « c’est comme un gros puzzle, j’adore, je sais qu’avec telle marque je vais acheter tel produit et telle marque je vais acheter autre chose, je m’éclate ». 

C’est en soit de la vente mais Elodie estime que c’est avant tout de la création. Pour l’instant, la jeune femme est en grand écart entre sa passion de créer, et les achats. Au niveau professionnel : « Londres m’a apporté l’opportunité de pouvoir toucher à plusieurs choses, on me fait confiance, on aime ma vision des choses ici ». 

Une grande visibilité à Londres 

Les vêtements et accessoires de Frankie ont permis à la marque d'Elodie d’être diffusée dans des shops mais également sur internet. Tout d’abord, ses créations sont disponibles sur son site en ligne. On peut également trouver du Frankie sur ASOS MARKET PLACE depuis un an. Elle avait été repérée sur un marché de créateur. Car oui, Elodie fait un marché une fois par mois en général et notamment l'Old Spitalfields Market. 

Elle est aussi diffusée sur un concept store en ligne basé à Dubai, via un contact sur Instagram. Enfin, un petit shop à Shoreditch, The Mercantile distribue aussi ses créations. Elle est également distribuée sur Bordeaux et Paris. Pour la suite, Elodie a de nombreux projets en tête, notamment un projet sur le marché asiatique... Elle pense aussi à transformer les peintures de street art de son copain en broderies...

 

son instagram : @frankie.collection

son shop : frankie-shop

 

Les endroits préférés de Elodie à Londres :

  • Commercial Tavern à Shoreditch 
  • Hackney Wick 
  • Beyond Retro 
  • The Queen of Hoxton 

 

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