L'interview d'Eddy de Pretto lors de son passage à Londres
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L'interview d'Eddy de Pretto lors de son passage à Londres

Aurélien de Boisanger et Estelle Nilsson-Julien le 24.09.18

On a retrouvé Eddy de Pretto à quelques heures de son premier concert à Londres. Le jeune artiste français a sorti son premier album Cure cette année et enchaîne les concerts dans toute la France. Il était aussi au Crxssing samedi soir. 

Pourquoi venir chanter à Londres ? Avez vous fait d’autres spectacles à l’étranger?

Parce que c’est une ville qui me plait et puis c’est à côté de Paris. J’ai aussi fait Montréal, on me l’a proposé, ça m’a plu. Ca me permet de tester un public différent et voir comment mon message est reçu ailleurs. C’est un peu comme le jeu Risk, sans la guerre (rires) j’essaie de conquérir les territoires mais avec ma musique.

Est-ce que vous vous attendez à une réaction particulière du public anglais ?

Oh Shit! (rires) non pas vraiment, je pense que ça va être majoritairement des Français ce soir mais je suis ravi d’aller essayer à l’étranger. C’est une phase de test pour le label et pour moi.

Quel est votre endroit préféré à Londres?

Je ne connais pas très bien mais l’est de Londres, Shoreditch pour les fripes et le côté alternatif. C’est là que j’allais quand je venais visiter une amie, elle vivait dans une warehouse, c'était dingue.

Est-ce une ville qui vous inspire pour votre musique ?

Je ne suis venu que trois fois pour de courts séjours donc pas vraiment mais c’est une ville que je trouve très cool.

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer? des anglais ?

Le meilleur concert que j’ai vu sur Youtube c’était Adele au Royal Albert Hall. Elle a une voix magnifique et j’admire beaucoup sa sincérité. Et puis elle correspond bien à mon côté pop.

Avez-vous déjà pensé à chanter en anglais ?

Quand j’étais très jeune j’avais un groupe en anglais mais j’ai réalisé que la connection émotionnelle se fait beaucoup plus en français. Je peux me débrouiller en anglais mais si je dis ‘I love you’ ça ne se répercute pas de la même manière. C’est beaucoup plus efficace et direct de chanter en français, de tenter de le faire groover et de le rendre pertinent. En France on assume énormément ce côté décomplexé, dire ses émotions, même dans le rap. C’est la sensibilité la plus directe, la plus impudique.

Quels sont vos projets pour le futur ?

Il y a des nouveaux titres qui arrivent très vite, avant la fin de l’année. J’enchaine les salles à l’automne et puis encore une grosse surprise, avant les festivals.

Quel est votre plus grand rêve?

C’est un peu pompeux mais c’est d’être totalement apaisé je pense, de plus avoir d’aigreur, de rancoeur. Être heureux et bien dans ce que je fais, dans ce que je suis. Etre completement à l’aise avec tout mon univers. C’est un peu fleur bleue, mais c’est pas le cas aujourd’hui. Il y’a du chemin. Et sinon des rêves de carrière, j’ai toujours rêvé gigantesque donc un jour peut-être le Royal Albert Hall.

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