Antoine de Caunes parraine le Crxssing à Londres
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Antoine de Caunes parraine le Crxssing à Londres

Nadège Alezine le 18.09.18

Antoine de Caunes est une de ces rares personnalités publiques françaises qui est aussi connue en Grande-Bretagne qu’en France, un peu comme Éric Cantona. Comme lui, il s’exprime dans la langue de Shakespeare avec un bel accent frenchie et peut perdre son sang-froid si on perturbe sa tranquillité dans l’Eurostar... Rencontre avec le parrain du Crxssing, le festival franco-britannique qui se déroule à Londres le samedi 22 septembre.

Comment êtes-vous devenus parrain du Crxssing ?

C’est à la demande générale (rire)…On a pensé à moi après la première édition du Crxssing, l’an dernier, car il est organisé par Vivendi, donc Canal : on avait même pensé à en faire une émission…Comme je suis moi-même à cheval entre les deux cultures depuis quelques générations, c’était naturel de me demander d’en être le parrain. Le Crxssing, c’est croiser les talents venus des deux côtés de la Manche, donc cela pourrait faire un beau concept d’émission, surtout en ce temps de Brexit. Mais pour le moment, cela reste un festival. 

Et que pensez-vous du choix d’Eddy Izzard comme co-parrain ?

Eddy est le plus francophone et francophile de l’humoriste anglais et on se connaît depuis 20 ans ! Il parle parfaitement français et joue même ses spectacles en français. On s’est connu en faisant une émission de télévision, le Channel Hopping, qui donnait des cours de langue de façon humoristique. On est devenu super pote depuis. Eddy était le choix idéal.  

Eurotrash, vous a fait connaître du grand public britannique. A l'approche du Brexit, auriez-vous envie de refaire une émission sur l’Europe en G-B, en ce moment ?

Si, tout à fait, mais on émet quelques réserves. On a fait un Eurotrash spécial, la veille du vote du référendum d’ailleurs et vu le résultat du vote, on se dit que ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça ! (rire) L’émission est passée à 9h au lieu de 22h et puis ce fut la douche froide du résultat…Le Brexit a calmé nos ardeurs les plus farouches. Et puis c’était une émission pré-Internet, ce qu’on montrait à l’époque sur Eurotrash est à présent devenu à portée de quelques clics. Il faudrait totalement repenser le concept de l’émission. Mais Jean-Paul Gaultier serait partant…

Vous connaissez bien Londres. Quel est votre endroit préféré ?

Cela dépend des moments…J’aime beaucoup Soho et Notting Hill. C’est charmant, Notting Hill, on est un peu loin du centre, hyper busy et les petites maisons donnent l’impression d’une vie de quartier. C’est l’endroit où je m’installerais si je devais vivre à Londres.

Entre Londres et Paris : où voit-on les meilleurs concerts ? Un souvenir de concert en particulier que vous avez vu à Londres ?

J’en ai vu des centaines ! À l’époque où je faisais Rapido, je passais ma vie à voir des concerts et à chercher des groupes que je ramenais ensuite à Paris. La masse de concert que j’ai vue est impressionnante, surtout dans des petites salles. Il faut surtout éviter les Wembley et Stade de France. Je ne sais pas parmi les deux villes où les concerts sont les meilleurs, même si pendant longtemps c’est Londres qui avait une longueur d’avance. Il y a plein de nouveaux endroits à Paris qui rivalisent à présent. 

Mais le concert qui m’a le plus marqué à Londres, c’était un concert privé pour l'anniversaire de Paul Simonon, le bassiste des Clash. Il y avait Mick Jones, Chrissie Hynde, Damon Albarn, Gorillaz…C’était il y a deux ans, je crois. 

Votre artiste anglais préféré ?

Les Beatles ! Je voue un culte total à Paul McCartney : sa créativité, son énergie… Ça me stupéfie. Il continue à tourner et à être sur la route. J’ai eu la chance de le rencontrer pour une interview pour une émission sur Canal : cela reste la demi-heure la plus délicieuse de ma vie ! Je reviens toujours aux Beatles…Parmi les artistes plus contemporains que j’apprécie, il y a Damon Albarn, bien sûr.  

Votre premier souvenir de ce côté de la Manche ?

J’avais 12 ans et je suis venu en vacances dans une famille à Twickenham. Le père était décorateur à la BBC et la maman, mère au foyer. Ils avaient un garçon et une fille, qui était très jolie à mon goût…Mais malheureusement pour moi, j’étais bien trop jeune pour lui manifester toute l’ampleur de mon admiration. Son frère en revanche était très intéressé à établir un rapprochement franco-britannique très étroit avec moi. (Rire) 

Votre plat britannique préféré ?

Sans hésiter, le fish and chips ! D’ailleurs depuis quelque temps, il est devenu possible d’en trouver de très bons. On n'a plus l’impression d’avaler un bidon d’huile de vidange quand on en mange. La recette s’est raffinée avec le temps, on dirait. Dernièrement, j’ai aussi goûté le haggis, la panse de brebis farcie, je n’irais pas jusqu’à le recommander mais ça a le mérite d’exister ! (rire).

Au fond, Vous êtes plutôt tea time ou apéro ?

Plutôt, Tea time, je dirais.  Je suis plutôt thé qu’apéro…

Ce que vous aimez faire quand vous prenez l’Eurostar, entre Paris et Londres ?

Dans l’Eurostar, je fais ce que je fais dans tous les autres trains : je lis. Je mets mon téléphone en mode avion, ce qui peut paraître paradoxal pour un voyage en train (rire) et je me déconnecte totalement. J’aime avoir la paix lors de mes voyages ferroviaires. D’ailleurs, j’ai failli en venir aux mains avec un voyageur anglais qui parlait hyper fort au téléphone dans l’Eurostar…Vous êtes prévenus. (Rire)

 

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