Avoir 20 ans à Londres avec Mounir
EXPAT LIFE

Avoir 20 ans à Londres avec Mounir

Charlotte Gaire le 28.08.18

Mounir c’est la générosité, l’ambition, un passionné de la vie. Partout où il passe, il diffuse sa bonne humeur. Il pourrait, à prime abord, faire beaucoup d’envieux : c’est un broker d’une grande banque de la City avec un bel appartement, une situation stable. Mais pourtant il a décidé de tout plaquer pour vivre ses passions.

Le maître de son destin

Mounir Felloula est originaire de Bordeaux. Quand il parle de son enfance, c’est sans pincettes : « Je viens des bas-fonds de la société ». En grandissant, il se rend compte qu’il veut devenir ingénieur. Il s’oriente donc vers une voie scientifique, obtient son baccalauréat, entre en classe préparatoire puis intègre les Arts et Métiers. Mounir se dirige ensuite vers la finance, pour être broker dans une grande banque française à la City.

Pourtant, le jeune loup a des rêves à n'en plus finir et des passions qu’il souhaite exercer en parallèle. Depuis longtemps, il est passionné de comédie «Quand j’étais petit, mon père me forçait à aller à la bibliothèque. Il ne savait même pas pourquoi ! Alors je grugeais et je regardais des vidéos de stand-up ». Avec ses amis il a d’ailleurs créé le Start-Up Comédy Club de Paris.

Mounir joue aussi à Londres, en anglais, dans des comedy clubs «Ce qui est bizarre c’est que je suis plus marrant en anglais qu’en français, rien que mon accent est une vanne ! ». D'après lui, son profil est bien plus atypique pour le public anglais que français : «Un Français avec des origines marocaines qui travaille à la City, c'est assez rare pour le public anglais». Mais depuis un moment, un autre projet murit dans sa tête : celui de faire le tour du monde. Alors un jour il s’est décidé à réaliser son rêve et depuis, sa vie a changé.

Le tour du monde ou rien

Il y a quelques mois, Mounir a décidé qu’il quitterait Londres, son travail et ses proches pour partir à l’aventure. Alors qu’en moyenne un tour du monde s’établit en 16 pays, il souhaite en visiter entre 30 et 40, en commençant par l’Afrique, le Moyen-Orient puis l’Asie, l’Océanie et en finissant par les Amériques. « Je serais même capable d’aller en Antarctique ». 

Mais c’est ce qui est en amont de ce projet qui plaît le plus à ses followers, sur son compte Instagram. Mounir explique tout de l’organisation de son tour du Monde. De ses « galères », aux moyens qu’il emploiera jusqu’à des conseils très précieux. Il s’arme donc de son smartphone, son principal outil de travail, pour faire des stories et les partager à ses followers. Et il partage surtout une clé de son voyage : comment il va le financer. Cela ressemble à une formule qu’on trouverait dans des cours de finance - il avoue d'ailleurs qu’il s’inspire de son travail pour son projet-  « C’est tout simple : augmenter ses revenus, réduire tes coûts, investir et contrôler tes risques, c’est la recette ».

D’ailleurs, il s’amuse à tout pousser à l’extrême, comme en témoigne cette anecdote plutôt amusante « La dernière fois j’étais à Chelsea avec deux immenses magnifiques russes. Elles portaient des talons, et je les ai poussées à prendre le bus pour ne pas à avoir payer de Uber. C’était très drôle (Rires)».

Un projet pour lui mais aussi pour les autres

Ce que Mounir dégage avant tout c’est de la générosité. Pendant son tour du monde il souhaite aider les enfants dans les écoles en leur montrant l'importance de l'éducation et en leur faisant passer le message grâce à des discours en mode stand-up.

« Il y a quelque chose d’important pour moi : c’est l’éducation. C’est un des seuls trucs qui te permet de t’en sortir dans la vie.(…) C’est pour ca que j’aimerais leur raconter mon histoire et leur montrer que quand on veut, on peut ».

Il aime vivre au contact des gens : sans doute vous le croiserez un jour dans un bar de Londres, où il viendra à votre rencontre se faisant passer, par exemple, pour Pablo Escobar. « Le meilleur entraînement, c’est d’être au contact des gens. ». En tout cas après son tour du monde, Mounir reviendra très certainement à Londres.

« Paris, c’est la capitale de la France. Londres, c’est la capitale du Monde… » 

Le mot de la fin ? "À tous ceux qui veulent faire le tour du monde mais qui n'osent pas, je leur dirais : arrêtez de repousser. Sortir de sa zone de confort, c'est le meilleur souvenir d'une vie. Faites-le et amusez-vous !"

Ses quartiers préférés ? Chelsea et Shoreditch

Pour suivre l'aventure de Mounir : @Mounirdworldtour

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