Rencontre avec le DJ français Joris Delacroix
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Rencontre avec le DJ français Joris Delacroix

Charlotte Gaire le 26.06.18

Quels sont les artistes qui t’inspirent ?

Il y en a beaucoup. Tout d’abord, les artistes de la French Touch comme Daft Punk. Puis je dirais des artistes allemands et de la techno minimale comme Stephan Bodzin ou Thomas Schumacher. Enfin de la techno anglaise avec Massive Attack ou les Chemical Brothers. Au-delà de la musique, j’aime m’inspirer aussi des émotions que je ressens dans d’autres arts comme le cinéma ou la peinture. J’ai envie de les retransmettre avec mon langage à moi.

Qu’attends-tu du public londonien ?

J’aime beaucoup Londres. Musicalement c’est quelque chose qui est assez cool. Ce que je sens avec cette ville c’est qu’elle est beaucoup plus ouverte que d’autres grandes villes. Les musiciens anglais ont tendance à aller « à droite à gauche » et c’est ce qui me plait. Ce que j’aimerais c’est avoir cette possibilité d’élargir le champ avec le public londonien.

Le morceau que tu aurais rêvé produire ? L’artiste avec lequel tu aurais rêvé collaborer ?

En réalité, il n’y en a pas. C’est assez personnel, il y a des morceaux que j’adore mais si ça avait été moi qui les auraient réalisés, ça aurait été totalement différent.

Après, je dirais qu’il n’y a aucun artiste avec lequel j’aurais rêvé collaboré. Je suis pas très collab’.

Ton plus beau souvenir sur scène ?

Il y en a beaucoup. Ca va se situer vers les débuts, où je commence à faire mes premiers concerts et que je me rends compte que des gens m’écoutent. Le moment où tu passes de « tout seul derrière un ordi » à « écouté par un public ».

On sait que la house est née à Chicago dans les années 80. C’est une sonorité quand même américaine. Qu’est-ce que les artistes français comme toi y apportent ?

La grosse période de la French Touch c’était le début des années 2000. On a apporté un côté « happy mais pas trop » assez français. C’est dansant mais un peu dark. Je trouve que les français ont cette faculté à ouvrir, innover, d’arriver à renouveler le truc et de le rendre toujours plus accessible.

Accepte-t-on facilement qu’un de ses titres soit remixé par un autre artiste ?

Ca dépend du remix. Quand on est remixé généralement c’est qu’on le demande. J’ai parfois du remix sauvage (1)  sur certains de mes titres mais je trouve ça attendrissant, j’ai fait pareil, donc je trouve ça cool. De là à communiquer dessus, non, car parfois c’est pas très bon. On a plutôt intérêt à l’accepter, surtout quand on est dans la culture du mix et du remix.

Quel est ton endroit préféré à Londres ?

Le Tate Modern, j’adore.

Vous pouvez retrouver le dernier album de Joris Delacroix ici

(1) Remix sans droits d'un titre, posté et publié sur une plateforme d'hébergement de vidéos ou de musiques

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