Gipsy Kings & Chico : Les rois de la fête se reforment
 CONCERT

Gipsy Kings & Chico : Les rois de la fête se reforment

Le 18/11 au Royal Festival Hall, Southbank Centre, Belvedere Rd, SE1 8XX Métro : Waterloo. Prix : £15 - £75

Pour la première fois, la quasi-totalité des fondateurs se retrouve sous le nom de Gipsy Kings & Chico. Chico Bouchikhi se confie sur ces étonnantes retrouvailles.

Entretien réalisé par Maïa Morgensztern INSTAGRAM @maiamorgen

Vous ne le saviez peut–être pas, mais le groupe s’est scindé en deux il y a plus de 25 ans… Chico Bouchikhi quitte le groupe en 1991 et fonde Chico & the Gypsies, accompagné de jeunes talents comme Mounin, Kassaka, ou encore Kema, le petit fils de la star du flamenco, Manitas de Plata. Le reste de la bande continue sous le nom Gipsy Kings, avec en 2015 Nicolas Reyes et Tonino Baliardo pour seuls membres originaux encore actifs. Jusqu’à présent, les deux groupes montaient séparément sur scène avec les tubes légendaires de leurs débuts communs comme Bamboléo, Djobi Djoba ou Volare, en ajoutant des titres et collaborations uniques.

Vous vous séparez des Gipsy Kings en 1991 pour former un autre groupe. Pourquoi avoir continué de chanter les mêmes chansons qu’avant ?

Bamboléo, Djobi Djoba… j’ai co-écrit tous ces titres. Je n’étais plus en accord avec le management mais cela ne voulait pas dire que je n’aimais plus les chansons ! Nous avons obtenu le droit de les chanter, et en avons composé beaucoup d’autres. Nous avons aussi collaboré avec des chanteurs incontournables comme Charles Aznavour.

Comment se sont passées les retrouvailles ?

Canut est venu me chercher, puis les frères Reyes… Ils voulaient que l’on discute d’une collaboration. Cela faisait 26 ans que nous n’avions pas travaillé ensemble ! Nous sommes allés en studio pour composer un album, tout s’est passé comme si nous ne nous étions jamais quittés. C’était magique.

Gipsy Kings & Chico est un album unique ou une reformation ?

Nous préparons le concert de Londres, il y aura ensuite une tournée mondiale. Il y a clairement un bout de chemin à faire ensemble. La vie est pleine de surprises… bonnes et mauvaises. Il faut savoir en profiter. On vient de se retrouver, on ne va pas se quitter si vite !

Votre vie personnelle est aussi mouvementée. En 1973 votre frère est assassiné par erreur par le Mossad, c’est l’affaire Lillehammer. Vous devenez alors Ambassadeur UNESCO pour la Paix. Peut-on vraiment pardonner après une telle tragédie ?

Les services secrets israéliens pensaient avoir abattu un terroriste. La mort de mon frère a été un véritable drame pour ma famille, nous avons été touchés dans notre chair. Malgré tout, je reste optimiste, je crois en l’homme. Regardez Yitzhak Rabin : c’était un guerrier, et au final c’est grâce à lui qu’un processus de paix a été entamé au Proche-Orient. Je rêve de ce genre de personnage, comme Mandela, qui nous montre que l’on peut toujours reconstruire. Mais pour cela il faut d’abord pardonner… Alors c’est ce que j’ai fait. Nous avons d’ailleurs joué devant Shimon Peres et Yasser Arafat lors de la signature des accords de paix d’Oslo en 1993.

Depuis, je monte sur scène la guitare à la main avec ma famille et mes amis, et nous dédions tous nos concerts à la Paix. Cela peut paraître simple, mais je pense que c’est nécessaire, surtout en ce moment.

Pour gagner des places VIP et une rencontre avec le groupe après le concert : rendez-vous sur le site www.culturealt.com

Gipsy Kings & Chico Le 18/11 au Royal Festival Hall, Southbank Centre, Belvedere Rd, SE1 8XX Métro : Waterloo. Prix : £15 - £75

SouthBankCentre.co.uk

 

 

 

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