Kungs : l’électro dans la peau
 CONCERT

Kungs : l’électro dans la peau

“Kungs” veut dire “gentleman” en letton c’est bien ça ? Pourquoi ce pseudo ?

Avec mon frère nous étions devant mon ordi un soir et à ce moment là je me disais que « Valentin Brunel remix » ça ne sonnait pas très bien [rires] . Du coup on s’est mis à chercher un pseudo ! On a donc taper « gentleman » sur Google Traduction et il se trouve que « Kungs » en Letton veut dire « Gentleman ». Je me suis ensuite dit : « Pourquoi pas ? C’est court, et plutôt percutant comme nom » alors j’ai décidé de le garder !

Vous avez démarré dans la musique très tôt : tambour avec votre mère dès l’âge de 5 ans puis guitare pendant votre adolescence. Vous vous êtes toujours dit que vous finiriez dans la musique ou vous aviez envisagé d’autres voies ?

C’est vrai que j’ai toujours eu une certaine sensibilité à la musique et aux rythmes mais pas de la à dire que je savais que j’allais finir dans ce milieu. En effet c’est à partir de 16 ans que j’ai commencé à utiliser le logiciel de production Ableton sur mon ordinateur. Au début c’était juste pour passer le temps puis d’année en année, je commençais à être satisfait des remixes non-officiels que je faisais et que je postais sur Soundcloud. Après quelques millions de vues sur Soundcloud, je commençais déjà à tourner un petit peu dans des soirées étudiantes par exemple. Avant de me consacrer pleinement à la musique j’ai décidé d’avoir mon bac et donc de m’inscrire dans un IUT GEA à Aix-en-Provence. Ca n’a duré que quelques mois car très vite les choses se sont accélérées pour moi. Mes parents m’ont toujours supporté dans mes décisions, et le jour où j’ai souhaité arrêter mes études afin de me consacrer à la musique à 100%, ils m’ont dit qu’ils étaient d’accord. Je me suis alors laissé deux ans pour « lancer » ma carrière et dans ce laps de temps « This Girl » est sorti. Depuis ce jour c’est incroyable ce que je vis et j’en suis conscient ! Je n’envisage pas une seule seconde de travailler dans un autre milieu que celui de la musique. En tout cas ce qui est sûr c’est que je ne retournerai pas sur les bancs de l’école !
Vous faites partie de ses artistes qui se sont fait connaître sur internet. Comment passe-t-on d’ado postant des remixes sur Soundcloud à DJ sur la scène internationale ?

Sur Soundcloud, je me suis vite rendu compte que le nombre de vues augmentaient plus rapidement que beaucoup d’autres artistes. C’est là que mon agence de management actuelle m’a contacté pour savoir si j’étais intéressé d’être managé par eux. J’ai vu qu’à l’époque ils managaient déjà des artistes comme Klingande ou Michael Calfan qui sont des artistes dont j’appréciait le travail. J’ai donc dit oui ! Avant d’intégrer cette agence j’ai fait mes armes en tant que DJ dans un club d’Aix-en-Provence qui s’appelle Le Mistral, ça m’a permis d’apprendre à mixer car je n’avais pas de platines chez moi !
Fin 2015 mon management et moi-même avons décidé de déléguer la partie booking à une agence qui s’appelle CAA et qui représente les plus gros artistes de la planète comme David Guetta ! Quelques semaines plus tard, on m’annonçait que j’avais été retenu pour faire la première partie du Listen Tour de David Guetta en Europe fin Décembre 2015 / début Janvier 2016. « This Girl » n’était pas encore sortie, c’était vraiment une superbe opportunité pour moi d’avoir cette exposition juste avant la sortie de mon single !

David Guetta est devenu un ami mais surtout un exemple de réussite. C’est quelqu’un de très humble qui a réussi à garder les pieds sur terre malgré un succès planétaire et continu depuis plus de 15 ans, ses conseils me sont encore aujourd’hui d’une grande aide !

 A quoi ressemble une journée type quand on est DJ ?

Je dirai que c’est un mix entre du voyage, de la promo, du show et du sommeil !

En général mon tour manager et moi-même arrivons en avion dans la ville dans laquelle je vais me produire le soir même. Ensuite on va à l'hôtel soit faire une sieste, soit manger quelque chose. Puis je me penche sur mon ordinateur pour répondre à quelques mails et travailler soit sur mon set ou sur mes productions en cours.

Aussi, j’essaie de garder une certaine forme physique et donc d’aller à la salle de sport de l'hôtel pour faire de l’exercice chaque jour ! Enfin, dîner puis c’est l’heure du show ! En général j’aime bien rester quelques minutes après la fin de mon set pour prendre des photos avec les gens, c’est grâce à eux que tout cela m’arrive ! Ensuite je pars me coucher afin d’être le plus en forme possible pour le show du lendemain !

Etant donné que Victor, mon tour manager, est également mon meilleur ami c’est un peu comme si on partait entre copains pendant les tournées après c’est quand même très agréable de retourner chez soi pour revoir ma famille et mes amis.

Vous venez à Londres le 29 avril pour jouer au Ministry of Music. C’est votre première fois à Londres ?

Non je suis déjà venu plusieurs fois à Londres, à la fois pour jouer mais aussi en studio pour enregistrer mon premier album « LAYERS ». C’est une ville que j’aime beaucoup, très vivante et excentrique, j’ai hâte d’y revenir !

Quand on est DJ on passe de boîtes en boîtes, l’ambiance change selon les villes ? Vous avez quand même le temps de profiter ?

L’ambiance reste globalement la même dans tous les clubs mais la sensibilité des personnes à certains sons change de pays en pays, c’est pourquoi je fais en sorte d’adapter mon set au pays dans lequel je joue ! Quand j’ai plus d’un jour à passer dans une ville je vais systématiquement y faire un tour … Mais la plupart du temps, c’est un peu frustrant de voir uniquement l’aéroport, l'hôtel et le club quand on est à l’autre bout du monde !

Vous avez encore 20 ans et des rêves pleins la tête ! Quels sont vos projets pour la suite ?

Continuer à faire la musique que j’aime ! Celle-ci va sûrement évoluer avec le temps mais ça le futur nous le dira !

Pour l’instant je suis un DJ / producteur, je m’amuse beaucoup dans ce que je fais mais pourquoi voir les chose en grand dans les années à venir ! Mon production show arrive cet été, c’est déjà pour moi une étape importante dans ma carrière car l’idée est de proposer quelque chose de plus impressionnant qu’un simple DJ set avec notamment des percussions et une vraie scénographie ! En soit mon rêve ultime serait de pouvoir continuer à faire de ma passion mon métier, je ne demande rien de plus !


Propos recueillis par Camille Letourneur

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