Ary Abittan : “Faire rire n’est pas une envie, c’est une survie”
 SPECTACLE

Ary Abittan : “Faire rire n’est pas une envie, c’est une survie”

Sa tête vous est sûrement familière ? Vous l’avez vu aux côtés de Gad Elmaleh dans Coco, ou dans le rôle de David Benichou dans “Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu”. Sous ses airs de George Clooney made in France, l’humoriste Ary Abittan monte sur les planches de l’Hippodrome à Londres le 17 mai pour présenter son nouveau spectacle “My Story”.

Ary, vous êtes aujourd’hui comédien et humoriste mais vous avez démarré comme chauffeur de taxi.
Exactement ! À l’époque j’étais l’un des plus jeunes chauffeurs de taxi, j’avais 19 ans. Je voulais faire plaisir à mon père...Vous savez, nous les mecs on veut tout faire comme notre père ou rien faire comme notre père. Et à un moment donné, j’ai voulu lui faire plaisir, j’ai fait le taxi et j’écumais en même temps les cabarets de Paris pour jouer des sketchs.

Le théâtre ça a toujours été une vocation ?

Ce n’est pas une envie, c’est une survie de faire rire. Il n’y a pas une école du rire. Petit, ma mère me mettait sur la table pour danser, chanter devant tout le monde. Jusqu’à aujourd’hui mon seul objectif est de distraire et de faire rire les gens.

Vous avez fait les premières parties de Gad Elmaleh. Comment on se fait un nom sur scène ?

J’avais rencontré Gad sur le tournage de Coco, et du coup j’ai effectivement à l’époque fait ses premières parties. Il m’a aidé à remonter sur scène.

De Gad Elmaleh, à “Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu”, qu’est ce qui vous a lancé selon vous ?

C’est un tout. Moi je monte sur scène depuis l’âge de 17 ans. J’ai été dans des cabarets, ça a effectivement été un déclencheur, puis les premières parties avec Gad, derrière ça j’ai écumé la France pour mon ancien spectacle, et après on fait un film à 13 millions d’entrées [Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu]. Tout est un ensemble de choses.

Parlons de votre spectacle “My Story” que vous allez donc présenter à Londres le 17 mai. Vous parlez de votre vie et notamment de votre divorce. C’est facile de faire rire sur un divorce ?

Vous savez, on a le choix d’en rire ou d’en pleurer. Moi j’ai choisi de pouvoir en rire et j’ai l’impression que le public aussi. Je ne suis pas le seul à avoir divorcé, hélas, moi j’aime en rire. Les gens viennent me voir à la fin du spectacle en me disant que ça leur a fait du bien.

Est-ce facile d’écrire sur sa vie ?

Ce spectacle je l’ai écris en 42 ans et 8 mois ! Je n’ai fait que vivre ma vie et la raconter. J’avais besoin d’écrire ça et j’avais besoin d’en rire. Ce que j’aime faire c’est rire et distraire les gens. Avec ce spectacle, c’est comme une séance de psy ... sauf que là ce n’est pas moi qui paie.

Où en êtes-vous dans votre tournée ?
J’en suis au début ! On a commencé en janvier-février. On va jusque fin mai. Après la tournée reprendra début novembre jusqu'à fin décembre dans toute la France. Et je suis ravi d’être au début car le spectacle évolue énormément. C’est un spectacle “vivant” donc très interactif avec le public. On parle d’un “one man show” mais en fait on est deux.

Après ce spectacle, vous avez d’autres projets : un nouveau spectacle, un film, des acteurs avec qui vous aimeriez travailler ?

J’ai pas de plan de carrière à ce niveau là, je travaille beaucoup sur ce spectacle, je vis les choses au jour le jour, je me réjouis tous les jours de ce qui m’arrive !

 

Propos recueillis par Sidonie Gaucher et Camille Letourneur.

 

My Story, Le 17/05 à 20h au Hippodrome Casino, Cranbourn Street, WC2H 7JH métro : Leicester Square. Prix : £25.

hippodromecasino.com

 

Partager Retour

à voir également