Alain Gales, L’envers du décor

Alain Gales, L’envers du décor

le 23.03.16

6h30 Les jours où je n’ai pas de tournage, je prépare le petit déjeuner pour ma femme et mes enfants de 8 et 10 ans. On prend le temps d’être tous ensemble avant que chacun entame sa journée.

8h Direction le tournage de Black Mirror, la série britannique d’anthologie, où l’on se fond discrètement dans le cadre pour documenter le travail plateau. On fait nos propres images et interviews des acteurs et producteurs pour faire un documentaire qui livre l’envers du décor. Au final, nous tournons plusieurs jours pour tout couvrir et pouvoir construire plusieurs petits films entre 3 mn et 5 mn, mais qui peuvent aller jusqu’à 30 mn.

10h Tout dépend sur quelle plateforme on souhaite communiquer. Sur le web, il faut des formats courts, car on n’a pas la patience d’attendre. Il faut que ce soit rythmé par l’image. On fait aussi des bonus DVD ou des making-of. Sur un gros tournage comme Marseille par exemple, avec Gérard Depardieu et Benoît Magimel, nous nous adaptons au rythme des équipes.

12h Haha non, je ne déjeune pas avec Depardieu ! Vous savez, dans le cinéma tout est très structuré : les pauses sont prévues et chacun a sa propre cantine. Les figurants ou les équipes techniques mangent entre eux. Les acteurs ont évidemment leurs loges à part.

18h Ce que le digital a changé dans la production vidéo ? Une exigence du contrôle de l’image. Aujourd’hui, le message doit être précis et pointu. Maintenant que l’on sait exactement à qui l’on s’adresse, il faut être présent partout mais de la meilleure façon qui soit. Ainsi, sur un même thème, nous produirons un film différent pour la TV anglaise ou française.

20h Je ne travaille pas que sur des tournages de cinéma. Je couvre aussi des évènements, produis des sujets pour la BBC ou le Sunday Times, ou crée des films d’entreprise. Nous mettons notre experience  du cinéma au service de clients qui souhaitent communiquer de maniere dynamique, innovative et visuellement stimulante.

23h Je ne suis pas un gros dormeur, cela tombe bien car lorsqu’il y a des tournages de nuit, on peut finir à 22h comme à 5h du matin. Ce n’est jamais un problème car j’ai la chance de pouvoir vivre de ma passion. Pour décompresser de la journée, je lis un livre, loin des écrans de montage ou de téléphone. En ce moment, c’est Philippe Djian. Trente ans que je suis à Londres, je dois me forcer pour lire en français… Un comble pour quelqu’un qui fut journaliste en presse écrite !         Par Sidonie Gaucher

Galeforce.tv

MY LONDON

Le lieu que vous aimez toujours autant malgré les années : Notting Hill et Portobello.

Un très bon resto : Wild Honey à Mayfair. Pour les belles occasions, le cadre est superbe, et le menu novateur.

Pour sortir en famille : Au Tate Modern. On y revoit nos classiques contemporains !

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