BARBU Le cirque à rebrousse-poil Coup de coeur

BARBU Le cirque à rebrousse-poil

le 23.03.16

Qui êtes-vous Antoine Carabinier ?

Je suis l’un des co-fondateurs du Cirque Alphonse, que nous avons créé en famille en 2005.

Comment est né le spectacle Barbu ?

Bizarrement, à Londres ! On y jouait Timber! notre précédente production, et en allant voir un cabaret à Londres, le désir est né. On s’est inspiré des foires d’antan de Montréal avec des hommes forts, des jongleurs et compagnie. La première partie est traditionnelle et la deuxième, complètement déjantée.

 

 

Vous perpétuez la tradition du cirque familial itinérant. Racontez-nous, comment se passe le quotidien ?

Il y a mon beau-frère, ma conjointe, ma sœur et ses deux enfants. L’atmosphère est très détendue, on s’entraîne 2h avant le spectacle pour se réchauffer et après on boit un coup ou on va souper tous ensemble.

Pensez-vous que le public sent le lien qui vous unit comparé à une troupe ordinaire ?

Vous savez dans le cirque, la communication et l’entraide sont très importantes. Je pense que le public sent cette affinité entre nous. Que ce soit familial ou d’amitié. On se connaît tous depuis très longtemps et pour notre précédent spectacle nous étions déjà habitués à travailler ensemble. Tout le monde se connaît depuis au moins 5 ans, et bien plus que ça pour certains.

 

 

Des barbus acrobates qui picolent. Est-ce on peut vous résumer comme ça ?

(Rires.) Dans Timber! on sentait vraiment le bûcheron québécois, dans Barbu on est vraiment des circassiens mais on sent toujours le québécois dans la musique, mélangée à de l’électro. Mais on reste des gros lourdaux quand même.

Poilu, grassouillet, en slip… À quoi doit-on s’attendre quand on voit votre affiche ?

À ca ! Et surtout la proximité car la scène est toute petite. On est tous les huit ramassés sur un podium, c’est serré ! Nous voir suer et dégouliner sur scène, c’est vraiment quelque chose qu’on voit rarement dans les autres spectacles.

Que se passe-t-il dans votre tête 2 mn avant de rentrer sur scène ?

Le risque fait qu’on est nerveux à chaque fois, et on se dit “mais pourquoi on fait ça ?” Mais sitôt qu’on met les pieds sur scène, c’est fini et on profite.

 

 

Que ferez-vous à Londres sur votre temps libre ?

On va sûrement aller à Camden et venir à Southbank en vélo, et moi je vais prendre des cours de claquettes.

Quelle est votre partie préférée du spectacle ?

Personnellement, j’adore la planche sautoir. Mais c’est surtout l’ambiance générale qui est géniale. On prend du plaisir sans se prendre au sérieux.

Ici Londres est un journal qui a fondé sa réputation sur les petites annonces. Quelle serait la vôtre ?

Venez voir les gros barbus qui font encore du cirque… et boire un coup avec nous ! 

Propos recueillis par
Sidonie Gaucher

Du 15 juin au 25 septembre 2016, Wonderground festival at Southbank Centre

Métro : Waterloo. Prix : £25-235

 

I LIKE

Quelle serait votre devise ?

On ne triche pas.

Votre juron préféré ?

Tabernacle, en toute originalité.

Une passion improbable ?

Le tricot. Je tricote beaucoup.

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