La double vie d’Hélène Clément qui publie Le plus beau reste à venir
 INTERVIEW

La double vie d’Hélène Clément qui publie Le plus beau reste à venir

Hélène Clément mène une double vie. Ecrivain, le jour et barmaid, la nuit, elle partage son temps entre son emploi dans un pub de West Hampstead et à 32 ans, elle vient de publier son premier roman : Le plus beau reste à venir, chez Albin Michel. Rencontre.

Venant de la banlieue parisienne, Hélène Clément vit à Londres depuis 9 ans. Après avoir plaquer son emploi à l’Education nationale, par « manque de vocation » souligne-t-elle, Hélène débarque à Londres pour 6 mois, histoire de changer un peu d’air. Puis les 6 mois se transforment vite en années et Hélène a su trouver son équilibre dans la capitale britannique. Passionnée par la nature humaine, elle se sert de son expérience dans la restauration pour s’inspirer dans son écriture.

Le plus beau reste à venir, c’est l’histoire de Raphaël et de ses amis d’enfance perdus de vue : Gustave, Rose et Mallory. Ensemble, ils ont lutté contre les injustices de la vie puis se retrouvent 11 ans plus tard sur les lieux de leur jeunesse, malgré eux, lors de la mort accidentelle du père de Raphaël, pour enfin ne plus se quitter.

1.       Qui êtes-vous Hélène Clément ?

J’ai 32 ans et je vis à Londres depuis 9 ans. Je travaille dans un pub irlandais à West Hampstead, ce qui m’aide beaucoup dans mon écriture. Je suis une voleuse, je pique les histoires que les gens me racontent ou que j’entends pour nourrir les histoires que j’écris. Je suis tombée amoureuse de West Hampstead, le quartier où je vis et travaille, ce quartier est comme un petit village où tout le monde se connait. Il y a aussi un petit cimetière gothique, moins connu que celui d’Highgate, mais qui ne manque pas de charme. J’aime y aller, m’asseoir sur un banc et y écrire. J’ai besoin de bruit pour écrire, alors je m’installe souvent soit dans un café soit dehors, sur un banc, accompagnée de mon fidèle petit carnet.

2.       Comment s’est déroulé l’écriture du livre ?

J’écris depuis toute petite, déjà au lycée j’écrivais mes propres histoires, puis plus tard des fan fictions sur Harry Potter quand j’étais à la Fac. Ces histoires étaient publiées sur Internet et j’ai commencé à avoir un lectorat qui suivait les épisodes que j’écrivais. Longtemps, je ne me sentais pas assez confiante pour écrire une histoire originale, bien à moi. Puis, il y a 3 ans, j’ai perdu mon oncle et j’ai dû retourner en France pour ses obsèques. Là, j’ai assisté à des scènes humaines entre les gens de ma famille qui m’ont émues. C’est à ce moment-là que le personnage de Raphaël est né et l’histoire de mon livre avec. J’ai commencé à écrire Le plus beau reste à venir dans l’Eurostar du retour, puis à faire lire et relire mes chapitres à ma sœur, ma meilleure amie et ma mère. Avant de l’envoyer à Albin Michel, seulement dix personnes avaient lu Le plus beau reste à venir.

3.       De l’écriture à la publication, que s’est-il passé ?

Je suis en contact avec Katherine Pancol depuis 6 ans. Je lui avais écrit un email pour lui dire toute mon admiration sur ses livres et de là, un dialogue s’est ouvert entre nous. On échange souvent des emails sur tout et rien mais je lui envoie parfois des petites histoires que j’ai écrites sur Londres. Quand j’ai écrit Le plus beau reste à venir, Katherine m’a beaucoup soutenu et m’a servi d’intermédiaire avec Albin Michel. J’ai finalement envoyé mon manuscrit après un an de réécriture et de relecture. Quinze jours plus tard, j’ai eu une réponse positive d’Albin Michel pour la publication de Le plus beau reste à venir.

4.       Si Londres, était un livre. Quel serait-il ?

 Question difficile. Un livre déjà écrit ? Je ne sais pas…Mais si je décidais d’écrire un livre qui se passe à Londres, il se passerait justement à West Hampstead, pour lui rendre hommage. D’ailleurs, il y a beaucoup de West Hampstead dans Le plus beau reste à venir. J’ai écrit ce livre sur ses bancs, dans ses cafés…

Nadège Alezine

 

Le plus beau reste à venir est sorti le 3 mai 2017 chez Albin Michel. Il est en vente à la Librairie La Page de South Kensington et chez West End Lane Bookshop, 277 West End Lane, NW6 1QS. 

couverture du le plus beau reste a venir d'helene clement Londres

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