Tratra : the cochonaille show
 Coup de coeur Sucré salé

Tratra : the cochonaille show

Sous l’épicerie Albion, le temple de la carotte à £17, se trouve Tratra, le temple des cochonneries. Entendez-moi : rien d’interlope dans le basement de cet immeuble du vibrant quartier hipster de Shoreditch, juste du cochon, sous toutes ses formes et de la plus belle manière qui soit.

 

 

Tout d’abord, il faut emprunter les escaliers de béton façon parking pour accéder au restaurant, dont l’absence de fenêtres ne semble gêner personne.

 

 

La frise d’inspiration Chagall qui habille le mur du couloir est réalisée par Javaid Alvi, protégé de Sir Terence Conran, qui lui a déjà commandé un mur pour l’Alcazar à Paris et qui s’est occupé du design du restaurant. Vous suivez ? Vous remarquerez peut-être que les nuances de la peinture murale vont du bleu marine au bleu clair, sur les 7 étages du Boundary, du sous-sol au rooftop. Près du bar, les photos sont signées Noelle Hoeppe, une exploratrice parisienne de la féminité.

 

 

Ensuite, vous n’entrez pas ici par hasard, vous savez que vous venez chercher du cochon, sous toutes ses formes et dans le partage : la carte, joliment dessinée par Alessandro Apai, invite à choisir en fonction de sa faim : “à partager (ou pas)”, “pour deux si affinités”, “pour ne plus avoir faim”... Et pour cause ! Ce qui est suggéré pour deux conviendrait pour trois ventres affamés et les ripailles se partagent comme le plat de grand-mère, posé sur la table familiale.

 

 

Que vous commenciez votre repas par la planche de charcuterie ou la terrine, votre connaissance de la cochonaille en prendra un coup : tout ce que vous pensiez savoir sera balayé par la qualité et l’audace de la ventrèche fondante, la poitrine roulée ou l’andouille de Guéméné. Les terrines, de venaison et myrtilles, de lapin au chorizo ou de canard à l’orange, sont la preuve par l’exemple que le Chef est un maestro de la charcuterie.

 

 

Le Chef ? Stéphane Reynaud bien sûr, dont le livre “Cochon & Fils” a reçu de nombreux prix. Et puis, en si bon chemin il à continué à partager son amour de la cuisine traditionnelle et ses recettes de grand-mère dans des ouvrages qui donnent plus envie les uns que les autres. Une chose est sûre, il a hérité le don du cochon de ses parents bouchers-charcutiers.

 

 

Croustade de boudin noir, épaule d’agneau de 7h, carré de cochon ou, pour les plus déterminés (à commander à l’avance) : cassoulet, tête de veau, joue de boeuf ou poulet rôti. On vous dit, comme chez mamie. Le pot-au-feu de cochon aux légumes oubliés, le civet ou la bavette sont également à la carte.

 

 

Tratra, est son premier restaurant à Londres et si vous n’êtes pas carnassier, vous aurez la bonne surprise de pouvoir choisir parmi un belle proposition de poissons ou de légumes, comme par exemple le risotto de courge. Mais allez-y pour le show cochonnier, au sens tout à fait respectable de la ripaille de cochonnaille. Chez Reynaud, dans son cochon, tout est bon !

Sidonie Gaucher.

 

Tratra

2-4 Boundary Street, E2 7DD Métro : Shoreditch High Street

Entrées : £8-£22

Terrine : £13

Mains: £24

À partager : £65






Partager Retour

à voir également