FARY : La révélation française de l’humour
 INTERVIEW

FARY : La révélation française de l’humour

Après avoir fait salles combles pendant 2 ans au théâtre du Point-Virgule de Paris, où il a débuté son spectacle, Fary a su obtenir les éloges et l’attention du public français.

Il est même allé conquérir les Français de l’étranger, en allant jusqu’à afficher complet à l’Hippodrome Casino de Leicester Square en février dernier. Aujourd’hui, Fary nous parle de son spectacle, Fary is the new black, qu’il produira de nouveau à Londres les 4 et 5 septembre prochains à L’Union Chapel.

 

Ce n’est pas la première fois que vous allez vous produire à Londres. Pour vous, c’est quel genre de défi de venir jouer ici ?

Aller jouer dans une jolie ville comme celle-là, aller à la rencontre de ce public qui ne réside plus en France mais qui est toujours accroché à notre pays, c’est vraiment le bon compromis pour moi. C’est un public qui pense un peu de manière anglo-saxonne et qui est enthousiaste, mais qui parle français. Comme je pratique très peu l’anglais (rires), c’est vraiment l’idéal pour moi.

 

Parlez-nous de votre spectacle, Fary is the new black.

C’est mon premier spectacle, que j’ai eu l’habitude de jouer à Paris. On a bossé dessus pendant 3 ans, en essayant de pratiquer l’art du Stand-Up et en se rapprochant le plus possible de nos idoles. Alors dans ce spectacle j’essaie d’aller sur des thèmes un peu plus risqués. On essaie de trouver des idées un peu originales et modernes.

 

Comment s’est passée l’écriture de ce spectacle ?

Ça a pris pas mal de temps. Il a aussi évolué avec les actualités qui sont venues se rajouter au fur et à mesure.

 

Quel est votre meilleur souvenir sur scène ?

Il y en a eu plusieurs. Ma première tournée avec le Comedy Club déjà, où je rodais à l’époque mon sketch du “legging“. Et certainement par la suite quand je suis allé jouer mon spectacle en Guadeloupe. C’était une expérience vraiment mémorable.

 

Quels artistes ont été les premiers à inspirer votre carrière ?

Au tout départ, parmi les personnes qui m’ont donné envie de faire de la scène, il y a Jamel Debbouze, qui a créé cette admiration pour ce métier. J’ai aussi toujours été admiratif d’Élie Kakou, de ses personnages, de sa manière de parler.

Quel est votre prochain gros objectif ?

Écrire un deuxième spectacle encore meilleur que le premier. Aller encore plus loin dans la surprise et dans la cohérence de ce qu’on raconte. Réussir à être plus sérieux tout en étant aussi drôle.

 

Quels sont vos liens avec la ville de Londres ?

La toute première fois que je suis venu je devais avoir 15 ans, je n’avais pas du tout accroché parce que je n’étais vraiment pas fan des grandes villes. Moi je suis plutôt un banlieusard, alors dans ces grandes villes comme Londres j’avais l’impression d’être comme dans une fourmilière. Par la suite, j’avais un ami qui travaillait dans des boîtes de nuit là-bas. J’ai passé 10 jours avec lui et j’ai découvert Londres sous un autre aspect, et c’est une ville qui me plaît finalement beaucoup !

 

Comment vous qualifiez cette ville ?
Stylée et élégante ! Et je crois que ça me correspond beaucoup comme mots, stylé et élégant ! (rires). L’architecture de la ville est belle et précise. Ça ne ressemble à rien d’autre, même si on ne s’y perd pas en tant que Français parce que ça reste une ville européenne.

 

Avez-vous un lieu favori à Londres ?

Le quartier des théâtres ! Mais au delà d’un seul lieu, ce que j’aime bien avec Londres, c’est que c’est une ville toujours vivante. À Paris c’est moins le cas à partir d’une certaine heure.  Alors qu’à Londres, quel que soit le jour ou l’heure, il y a toujours des gens dans la rue, c’est très vivant, très lumineux.

 

Entretien réalisé par Camille Denis

 

Fary is the new black, 4 et 5 Septembre 2017, Union Chapel, Compton Terrace, N1 2UN Métro : Highbury and Islington Prix : £20

Site Internet de Fary

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