Dessine-moi un métro
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Dessine-moi un métro

La nouvelle exposition du London Transport Museum, Sounds of the City, met en exergue 100 illustrations dédiées au métro. Parmi celles-ci, trois oeuvres réalisées par de jeunes artistes français, Lydie Greco et Lucie Julliat et Antoine Corbineau. Ils nous parlent de leur métro, leur boulot, leur expo.

 

Découvrez les trois oeuvres :

Antoine Corbineau, Music Ville

Lydie Greco, Nocturne op.64 No.2

Lucie Julliat, Mind the Step !

Comment vous est venue l'inspiration pour votre illustration ?

Antoine Corbineau : La musique est indissociable de Londres, et les concerts aux quatre coins de la ville, ont rythmé ma vie étudiante là-bas. L'idée d'une "Music Ville" est venue de là.

Lucie Julliat : J'ai toujours voulu capter les attitudes des gens dans les transports en commun, mon illustration a même failli s’appeler “Attitube”…

Lydie Greco : Je suis agréablement surprise quand je vais à St Pancras : typiquement, il y a toujours quelqu’un pour jouer La Valse d’Amélie Poulain devant l’arrivée des Eurostar. Je suis arrivée à la gare à minuit, pour prendre des photos de l’angle que je voulais dessiner. Un garde de nuit était en train de jouer quelques notes, avant de verrouiller le piano pour la nuit. J’ai alors imaginé un garde qui attendrait chaque soir que la gare soit vide pour apprendre le piano. Il jouerait mon morceau préféré de Chopin, “Nocturne op64 no2”, et en emplirait les arches de mon tableau.

 

 

Quelle est l'anecdote la plus insolite qui vous soit arrivée dans le métro ?

Lydie Greco : Tomber complètement par hasard sur un vieil ami de New York, de passage dans la ville pour une soirée !

Antoine Corbineau : Les retours de match assez euphoriques...

 

Que détestez-vous le plus dans le métro ?

Lucie Julliat : Tenir la barre.

Antoine Corbineau : L'espace limité et la chaleur aux heures de pointe en été...

Lydie Greco : Qu’il y ait si peu de musiciens. Qu’il soit froid et impersonnel, avec des hauts-parleurs qui vous disent “mind the gap”,  “stand behind the yellow line”. Difficile de ne pas se sentir comme un mouton dans une foule de moutons pendant la rush hour - ambiance  “1984” d’Orwell !

 

Que trouvez-vous plaisant ?

Lydie Greco : J’aime la diversité des employés de TFL qui sont autorisés à montrer leur personnalité. À ma station, il avait un monsieur avec une énorme iroquoise rose fluo, so typically London! Il y a aussi un monsieur appelé Tony T, qui a longtemps supervisé l’Overground à Highbury & Islington, et faisait toujours des annonces très drôles : “look at this lovely crowd, rockin’ dem shades!” Ou, quand il faisait beau : “tuck your toes in”, quand les portes se refermaient.

 

Quelle est votre station favorite ?

Lucie Julliat : Clapham common avec ses deux voix opposées sur le même quai, étroit.

Antoine Corbineau : Pigalle, au carrefour de cultures et de vies très variées, un quartier qui a vraiment une vraie originalité et pas encore aseptisé.

 

Vous êtes maire de la ville pour une journée, que faites-vous concernant les transports ?

Lucie Julliat : Repos pour les salariés TFL. Aucun transport ne circule. Tout le monde à vélo !

Antoine Corbineau : À Paris, je lance un plan massif pour l'accessibilité des publics en situation de handicap.

Lydie Greco : J’autorise tous les musiciens, danseurs, marionnettistes et autres artistes à investir le métro ! Et je fais mettre des oreillers dans les métros du matin, pour que tout le monde puisse finir sa nuit avant d’arriver au travail.

 

Sounds of the City, jusqu’au au 3/09 au London Transport Museum, Covent Garden Piazza, WC2E 7BB métro : Covent Garden. Prix : £13.50 (en ligne) £17.50 (à l’entrée).

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