Élections législatives : les candidats en lice page 2/2
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Élections législatives : les candidats en lice page 2/2

la rédaction le 25.05.17

 

Florence Sarlat    PA

52 ans. Issue du milieu bancaire, elle vit à Londres depuis 5 ans. Elle gère actuellement un blog sur la culture végane et souhaite défendre la cause animale lors des législatives pour le parti animaliste.

Qu'est ce qui vous a conduit à vous présenter comme députée de la 3e circonscription d'Europe du Nord ?

Je vis à Londres depuis 5 ans maintenant, avec ma famille. Je connais la plupart des pays de la 3ème circonscription pour y avoir été en voyages d’agrément.  C’est une région à laquelle je suis attachée et dont j’apprécie le « sentiment de communauté et de compréhension dans le bien commun » pour reprendre les propos d’un expert sur le World Happiness Report 2017 de l’ONU, rapport dans lequel 5 des pays de la 3ème circonscription d’Europe du Nord figurent parmi le top 10 !

Quel message adressez-vous aux Français de Londres ?

La question animale ne peut pas se résoudre uniquement par des actions individuelles ou au travers d’associations de la société civile. Elle doit être portée, débattue et résolue au niveau politique et c’est pour cela que je suis candidate aux législatives.

Quelles sont vos idées / projets pour ce mandat ?

Si je venais à siéger à l’Assemblée Nationale, je proposerais des textes concernant la question animale et aussi des amendements aux autres textes de loi afin d’y inscrire des mesures favorables aux animaux. En tant que députée, mes priorités viseraient à réduire la souffrance animale et notamment à mettre fin aux pratiques les plus cruelles dans l’élevage et les divertissements. En parallèle, je travaillerais activement à la promotion de toutes les mesures d’accompagnement de l’évolution des filières d’élevage et des pratiques alimentaires.

Marine Roussillon    PCF

34 ans. Après avoir enseigné à Oxford et vécu au Royaume-Uni de nombreuses années, elle est désormais responsable du secteur école du PCF, et maître de conférence à l’université d’Arras. Elle entre en politique en 2002 après la victoire de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des présidentielles, elle rejoint alors le PCF et lutte notamment contre le CPE en 2003.

Qu'est ce qui vous a conduit à vous présenter comme députée de la 3e circonscription d'Europe du Nord ?

Je suis entrée en politique au lendemain du 21 avril 2002 : j'avais 20 ans, je ne pouvais pas voir la faillite de la gauche et la montée du Front National sans rien faire. Quinze ans plus tard, la crise économique s'est approfondie, le Parti socialiste au pouvoir a déçu, le FN est plus haut que jamais. Si je suis candidate aux législatives, c'est pour contribuer à reconstruire une gauche de progrès, capable de protéger tous ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, de refonder la démocratie et d'apporter des solutions à la crise.

Quel message adressez-vous aux Français de Londres ?

Je veux m'engager pour que votre rôle soit reconnu, pour que vous soyez protégés, notamment des conséquences du Brexit, mais aussi de toutes les mesures de dumping social ou fiscal qui pourraient dégrader vos conditions de vie et de travail, pour que vous soyez traités à égalité avec les Français établis en France en ce qui concerne l'exercice de vos droits de citoyens, l'accès aux services publics, la protection sociale.

Quelles sont vos idées / projets pour ce mandat ?

Je m'engagerai pour les services publics, et tout particulièrement pour l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche. Je suis particulièrement sensible à l’état de l’enseignement français à l’étranger. J’agirai pour l’augmentation du budget de l’AEFE, le gel immédiat des frais de scolarité et l’augmentation des bourses. Enfin, à l'assemblée nationale, j'agirai pour renforcer notre service public de santé et nos politiques publiques en direction des personnes handicapées, pour que plus personne ne soit obligé d'aller chercher hors de nos frontières un endroit accueillant pour ses enfants.

Olivier Bitterlin MEI

37 ans. Candidat issu de la société civile, Olivier Bitterlin a réalisé l’essentiel de sa carrière au sein de laboratoires de Recherche et Développement en tant que spécialiste en automatisation de laboratoire. Titulaire d’un BTS en physique-chimie Olivier a également vécu au Danemark avec sa famille et travaille dans un centre de recherche de l’Université Technique du Danemark (DTU). Lié à l’écologie politique dès son enfance et proche d’Antoine Waechter, Olivier a décidé de représenter le MEI, 2ème force Ecologiste de France, dans sa circonscription de résidence.

Qu'est ce qui vous a conduit à vous présenter comme député de la 3e circonscription d'Europe du Nord ?

L’élection d’Emmanuel Macron à la présidence et le fait que je n’ai aucune confiance en son gouvernement ont été les déclencheurs, mais je me serais également lancé en cas de victoire de Marine Le Pen ! Les valeurs de l’écologie n’ont pas assez portés par les gouvernements qui se sont succédés. Nicolas Hulot a besoin de soutien et ne pourra pas faire évoluer les consciences si le vote écologiste n’est pas significatif lors de ces élections législatives.

Quel message adressez-vous aux Français de Londres ?

Le message que j’adresse aux Français de Londres et de la circonscription d’Europe du Nord, et plus généralement à tous les Français: Allez voter ce dimanche et votez Écologiste ! C’est un vote on ne peut plus utile, pour une noble cause, et le meilleur moyen de signifier à nos dirigeants que nos inquiétudes environnementales et notre volonté d’aller de l’avant sont bien réelles. Il ne peut y avoir de plan B car il n’y a pas de planète B !

Quelles sont vos idées / projets pour ce mandat ?

Le retrait récent des Etats-Unis de l’accord de Paris est une douche froide pour le monde et les générations futures. Il va nous falloir faire encore plus pour compenser cette sortie et c’est en prenant des risques et en innovant que nous pourrons prouver que les Etats-Unis ont fait le mauvais choix, et finalement sortir vainqueurs. La révolution Française de 1789 a inspiré beaucoup de nations ; pourquoi la France ne serait pas la base d’une révolution verte à l’échelle globale ? Il y a de nombreuses actions à prendre et pour ne citer qu’une des priorités, je ne peux que penser à Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima : sortons du nucléaire avant que la centrale de Fessenheim (ou une autre) ne fasse parler d’elle une fois de trop !

Olivier Tonneau FI

42 ans. Il est docteur ès lettres à Paris et maître ès Arts à Cambridge où il vit depuis 10 ans. Il entre en politique en 2010 et adhère alors aux idées du Front de Gauche.

Qu'est ce qui vous a conduit à vous présenter comme député de la 3e circonscription d'Europe du Nord ?

Parce que j'y vis, tout simplement! Cela fait dix ans que je suis à Cambridge et j'étais à Oxford auparavant. J'enseigne les Lumières françaises à l'université de Cambridge et je me suis "éveillé" politiquement il y a sept ans. J'ai pris conscience, comme beaucoup de gens, que les sociétés humaines faisaient face à deux maux : l'explosion des inégalités qui sape leur cohésion et la crise écologique qui menace leur existence même.

Quel message adressez-vous aux Français de Londres ?

Les Français de Londres sont sous le choc du Brexit. Mon premier message est pour les rassurer. Aujourd'hui le plus grave danger qui pèse sur l'Europe, c'est l'intransigeance de ceux qui refusent la critique de fond du fonctionnement de l'UE et veulent la sauver coûte que coûte. Mélenchon, au contraire, a d'emblée dit que la GB, dans ou hors de l'UE, restait un partenaire européen avec qui il fallait chercher le meilleur accord pour toutes les parties concernées. C'est la bonne attitude et c'est mon deuxième message.

Quelles sont vos idées / projets pour ce mandat ?

Mon projet, c'est bien sûr d'appliquer l'Avenir en commun si la France Insoumise gagne les législatives. C'est un projet d'intérêt général, qui concerne tous les Français où qu'ils soient. Il est normal qu'un député des Français de l'étranger siège à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale et y porte les préoccupations de ses mandataires. Mais l'esprit de notre programme n'est pas clientéliste.

 

Patricia Connell UDI

Diplômée de la CASS Business School, elle est installée à Londres depuis trente ans, elle est actuellement déléguée consulaire de Londres et directrice du magazine FranceInLondon.com. Elle est soutenue par Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France.

Qu'est-ce qui vous a conduit à vous présenter comme députée de la 3e circonscription d'Europe du Nord ?
Au lendemain du referendum sur le Brexit, j’ai considéré que c’était mon devoir de m’impliquer pleinement au service des Français du Royaume-Uni. Depuis un an, j’ai organisé plus de trente réunions à travers le pays, y compris Clapham, Chriswick, South Kensington, Islington et Hamsptead, avec le soutien d’élus locaux, d’avocats, et de membres de la société civile, afin d’informer et soutenir les Français qui craignent pour leur avenir. Cette campagne législative est la continuité de ce dialogue entamé avec les Français du Royaume-Uni en juin dernier.
Quel message adressez-vous aux Français de Londres ?
Je suis installée à Londres depuis trente ans. J’y ai créé mon entreprise et élevé mes trois enfants. Je connais parfaitement les défis auxquels nous sommes confrontés, notamment en matière d’éducation, car je les ai vécus directement. Concernant le Brexit, je veux dire aux Français de Londres que la protection des droits et statuts des Français résidant au Royaume-Uni sera la priorité de mon mandat. 
Quelles sont vos idées / projets pour ce mandat ?
Avant toute chose, je souhaite que notre président réussisse, pour que notre pays réussisse. Je m’engage à voter en faveur des lois proposées par le gouvernement d’Edouard Philippe, car les réformes annoncées vont dans le bon sens pour notre économie. Dans le même temps, je lutterai contre tout ce qui discrimine les Français d’Europe du Nord, notamment en matière fiscale (CSG-CRDS). Je ne permettrai pas que les Français expatriés deviennent des boucs émissaires, comme ils l’ont souvent été dans le quinquennat précédent.

 

Pierre Alexandre Greil UPR

34 ans. Il vit à Londres depuis 10 ans et travaille dans le conseil. Diplômée de Sciences Po Paris et la LSE, il adhère à l’UPR en 2014 et est aujourd’hui délégué du parti pour la zone Europe du Nord.

Qu'est ce qui vous a conduit à vous présenter comme député de la 3e circonscription d'Europe du Nord ?

Diplômé de Sciences-Po Paris et de la London School of Economics, membre de l’Institut des Experts Comptables d’Ecosse, je vis à Londres depuis maintenant onze ans. J'ai toujours été un citoyen engagé et passionné par les questions politiques. Dans ce contexte plein d'opportunités mais aussi de dangers, il faut en politique des hommes et des femmes honnêtes, neufs, flexibles, qui, à la fois, connaissent leur histoire, voient loin et vont au fond des choses. Je pense en faire partie.

Quel message adressez-vous aux Français de Londres ?

Je veux leur adresser un message positif, notamment eu égard au Brexit, dont je sais qu'il a suscité des craintes compréhensibles parmi la communauté française du Royaume-Uni. Ayant participé à titre individuel à la campagne du « Leave », j’entends les rassurer sur l’opportunité considérable que le vote du grand peuple britannique représente pour refonder des relations fortes et choisies, tant humaines qu’économiques entre une Grande-Bretagne souveraine et une France qui doit de nouveau croire en elle-même.

Quelles sont vos idées / projets pour ce mandat ?

Si je suis élu député, je défendrai le développement de l'offre en matière d'éducation. J'entends aussi apporter un soutien fort aux entrepreneurs, notamment dans les domaines de pointe de la French Tech à Londres tels que la cybersécurité, les nanotechnologies, le développement durable et les sciences de la vie. Je veillerai enfin à l'équité du traitement des Français de l'étranger en matière de fiscalité, de retraite, de couverture santé et de simplification des procédures administratives.

 

Tony Thommes FN

25 ans. Après des études d'ingénieur, il travaille à Paris dans le domaine de la défense avant d’être embauché dans une entreprise de télécommunication à Cambridge.

Qu'est ce qui vous a conduit à vous présenter comme député de la 3e circonscription d'Europe du Nord ?

Je ne voulais pas que l'offre politique dans notre circonscription se limite à 50 nuances de centrisme.  Je suis ingénieur à Cambridge et mon travail m'a permis de beaucoup voyager, notamment en Asie. Lorsque l'on me parle de la France, je constate avec désolation l'image que notre pays renvoie au monde : l'image d'un pays où l'ordre n'est plus assuré, où l'on a laissé se développer des zones de non-droit, où les manifestations violentes sont devenues monnaie courante, et où les blocages syndicaux et institutionnels se perpétuent.

Quel message adressez-vous aux Français de Londres ?

Votre vote vous appartient, et je sais que nous sommes nombreux à partager des valeurs aux antipodes de la société du laissez-faire prônée par Emmanuel Macron. Le 4 juin, votez pour vos convictions et élisez un député pleinement issu de la société civile qui les défendra avec détermination et sans calculs politiciens.

Quelles sont vos idées / projets pour ce mandat ?

Nous porterons à l'Assemblée le rétablissement de la gratuité des établissements scolaires publics français à l'étranger pour nos concitoyens. Nous supprimerons l’assujettissement à la CSG/CRDS sur les revenus du patrimoine en France pour les non-résidents. Nous accompagnerons le Brexit en respectant pleinement le choix souverain du peuple britannique. Enfin, nous incarnerons l'opposition à Emmanuel Macron en défendant les valeurs d'ordre, de liberté individuelle, de liberté d'entreprise, et de souveraineté que vous êtes nombreux à partager mais qui sont aujourd'hui utilisées comme monnaie d'échange par des partis qui ne vous représentent plus.

 

En attentes des réponses de Laurence Azzéna Gougeon (LR) et Karine Daudicourt (EELV).
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