HollySiz,  her name is

HollySiz, her name is

le 03.05.16

Est-ce qu’on commence toujours par vous définir par rapport à votre famille ?

Non. Depuis que je fais de la musique, ça n’est plus le cas. Dernièrement j’ai été interviewée par des spécialistes de la musique qui ne faisaient pas obligatoirement le lien, puisque Hollysiz n’est relié en rien à mon nom de famille. Et j’espère qu’à la force de mes propositions artistiques, on va finir par me définir autrement que par ça en premier lieu.

D’où vient votre nom HollySiz ?

Siz, ca vient de mon surnom. Holly c’est un personnage du film Badlands de Terence Malik. Et ça vient aussi du houx, qui est rouge et qui pique quand on s’y frotte.

Venant du cinéma, est-ce plus difficile de se lancer dans la musique ?

Franchement, non. Et j’ai pas non plus envie que ce soit pris comme une lubie ou un à-côté. Donc je suis repartie de zéro comme n’importe qui. J’ai démarré sur Soundcloud avec juste mes morceaux, personne ne savait d’où ça venait, même mes amis ne savaient pas que c’était moi. Les gens ont commencé à partager les morceaux parce que la musique leur plaisait. Ça a replacé le débat où il faut. On écoute la musique, on aime ou on n’aime pas et ensuite on regarde qui c’est. Pendant 3 ou 4 ans j’ai fait des premières parties sous le nom d’HollySiz personne n’a fait le rapprochement. Et puis c’est pas comme si j’étais Marion Cotillard non plus. D’ailleurs Marion Cotillard était la bassiste de Yodelice pendant 6 mois avant que les gens découvrent que c’était elle.

Le clip de The Light ressemble à une bande-originale, non ?

Oui, c’est d’ailleurs comme ca que le projet m’a été présenté. On a travaillé main dans la main avec le réalisateur Benoit Pétré, pour faire un clip sur une musique qui existait déjà.

Vous écrivez en anglais, qu’est-ce que ça change pour vous ?

L’envie d’écrire des chansons est venue en anglais peut-être parce que j’habitais en Angleterre. Il y a aussi une forme de pudeur. Quand j’écris en français je me juge tout le temps, je me retiens, je me censure. Le filtre de l’anglais me permet d’être plus sincère et plus impudique.

 

 Il paraît que l’Angleterre est un de vos vieux amants ?

Oui, à une époque je considérais même Paris comme mon mari et Londres comme mon amant ! Je passais la moitié de mon temps à Paris et l’autre moitié à Londres, et j’avais deux maisons et deux vies vraiment très différentes.

Que vous inspire Londres, que vous connaissez bien ?

Déjà, c’est la seule ville avec Paris où je me sens comme à la maison. Elle me donne de l’énergie, elle me stimule et m’inspire une créativité absolue. C’est une ville tellement tentaculaire que je ne peux même pas dire que je la connais, alors que j’y ai vécu. Je découvre des quartiers entiers où je n’ai jamais mis les pieds, alors que ça fait 20 ans que j’y vais. J’aime le non jugement qu’il y a à Londres : en février on voit des filles en mini-jupes rose fluo, elles ont un look improbable et tout le monde s’en fout.

On parle de vous en citant Blondie, Gossip, Mickael Jackson. Ça vous fait quoi ces références ?

Ces trois là, c’est plutôt cool. Ça me fait plutôt rire d’ailleurs, on parle de monstres, là ! C’est vrai j’ai été profondément influencée par Gossip, que j’ai vu pour la première fois dans une boîte de nuit à 3h du matin alors qu’ils était encore inconnus. Et quand j’ai vu Beth Ditto, cet espèce d’animal, debout sur le bar en train de chanter je me suis dit : “C’est possible de faire ça ? C’est extraordinaire.”

 

I LIKE

Dans votre iPod en ce moment ?

Oh la la, plein de choses ! The Weeknd en boucle. Le dernier ASAP Rocky (un rappeur américain) et l’Islandais Ásgeir.

Votre juron préféré ?

En bonne française, je ponctue beaucoup de mes phrases par “put***”.

Votre pub préféré ?

The Cow sur Westbourne Park Road. On peut y manger des huitres à toute heure.

 

 Propos reccueillis par Sidonie Gaucher.

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