Avec The Patate, le burger prend des airs de Bourgogne
 Coup de coeur Sucré salé

Avec The Patate, le burger prend des airs de Bourgogne

Martin et Paul-Henri ont tous les deux 26 ans. Ils se sont rencontrés durant leurs études en hôtellerie restauration à Dinard. Ils s’entendent bien mais chacun, à la fin de leur formation, partira de son côté pour continuer leur voie professionnelle. Paul-Henri, lui, fera une licence en gestion à Bordeaux. Martin choisira de se spécialiser dans les desserts à l’assiette.

Les années passent, quand le destin décide de les réunir à nouveau. "Je suis parti à Londres pour travailler comme pâtissier", confie Martin, "mais j’en ai eu vite marre de ce type de restauration". La capitale anglaise on le sait est aussi la capitale de la street food. "J’ai donc décidé d’explorer le domaine et j’ai commencé par faire des crêpes". Très vite l’envie de monter son propre business le titille.

Le hasard fait bien les choses...

C’est à ce moment-là qu’il recroise sur son chemin Paul-Henri, qui se baladait à Camden. C’était à l’été 2014. "On a discuté, il m’a expliqué qu’il était venu à Londres pour effectuer un stage". Stage qu’il ne fera finalement pas. Ensemble ils décident alors de développer leur propre projet. Rapidement, ils se trouvent limiter dans leur créativité. Les gérants des stands à qui ils veulent louer un emplacement à Camden leur demandent, dans le but de diversifier l’offre culinaire, de se concentrer sur une tartiflette, symbole typiquement français, revisitée. L’aventure débute en avril 2015. "On faisait tout en direct devant les clients dans une petite casserole", se souvient Martin. Avec son acolyte, il proposera aussi des crozets, du bacon persillé, du magret de canard. Le nom de leur petite boutique? The Patate. "On a fait ça pendant trois mois", confie le jeune homme.

La recette magique

Las, les deux complices demandent aux gérants s’ils peuvent changer de type de cuisine. Va pour les salades, mais les affaires ne marchent pas trop. 

Puis arrive cette idée lumineuse de proposer un burger fait à base de boeuf bourguignon. "On sait que les Anglais et notamment les Londoniens sont fans de burgers, donc c’était une valeur sûre". La recette cartonne très rapidement. Il faut dire que les produits proposés sont choisis avec précision, comme les fromages et le pain. "On a beaucoup travaillé sur la préparation de la viande", insiste également Martin. 

Et ça marche. The Patate est présent non seulement à Camden, mais aussi au Primrose Market, à Bricklane le dimanche, dans des marchés (King’s Cross, Paddington, West India Quay) et même dans le pub The Star of Bethnal Green. "On est sur huit sites différents".

Projet de développement

Les deux jeunes hommes ne veulent pas s’arrêter là. "On veut développer le concept de ce burger innovant, qui n’existait pas jusque-là. On sait qu’on a des possibilités de faire évoluer le produit, de l’améliorer. On propose déjà différentes sauces". Mais pas question de se disperser. "On ne veut pas se perdre, on veut faire une chose à la fois et bien, maîtriser ce que l’on propose et toujours se perfectionner". Et pourquoi pas développer la marque The Patate. D’ailleurs, Paul-Henri et Martin viennent de recruter Jeanne, venue elle aussi de France, et qui travaille sur ce développement commercial. 7 personnes sont employées aujourd’hui. Et quel projet pour le futur? "Pourquoi pas s’installer dans des structures plus en dur comme à Pop Brixton". C’est tout le mal qu’on leur souhaite…

Leila Lamnaouer

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