Création de startups : Paris talonne Londres
 EXPAT LIFE

Création de startups : Paris talonne Londres

(Crédit photo : AlbinServiantstartups)

 

Paris rêve de détrôner Londres, jusque-là indétrônable capitale digitale européenne. Rencontre avec Albin Serviant, coordinateur de French Connect London, qui regroupe les plus entrepreneurs français les plus influents et les plus grands investisseurs de la Tech Industrie.

 

« Paris détrône Londres en nombre de créations de start-up mais pas en valorisation. Qu’il y ait plus de start-up en France est un signe fort de la vitalité du pays quant à sa capacité à innover. C’est une bonne nouvelle pour l’emploi : la progression dans le numérique a été de 30% entre 2016 et 2015, une large majorité en CDI », confie Albin Serviant. La présence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs aurait largement contribué à cette montée en puissance. Albin Serviant cite Xavier Niel comme un « espoir pour une nouvelle génération de diplômés, qui ont envie de prendre des risques ».

 

FrenchTech

« Des mesures d’aide à la création d'entreprise accompagnent cette évolution, mais aussi celle du code du travail vers plus de flexibilité ». FrenchTech a également joué son rôle d’accélérateur de startups. « Des initiatives récentes (visas spécifiques, FrenchTech Ticket Program) ont renforcé l’attractivité de la France pour des entrepreneurs étrangers ». Mais Albin Serviant met un bémol sur cette situation idyllique. « Si la France crée maintenant plus de start-up que l’Angleterre, force est de constater que le taux de mortalité reste plus élevée par manque de financement pour transformer ces start-up en véritable “scale up”  pour devenir les entreprises du CAC 40 du futur.  On note aussi l’impact du succès des systèmes de défiscalisation anglais qui permettent d’investir des montants plus élevés avec des incitations fiscales fortes de 30% à 50% des montant investis ».

 

Et le Brexit dans tout ça ? « Il est encore difficile d’évaluer l’impact tant le timing et le processus reste encore flou. Pour le moment, on ne constate pas de phénomène de retour de start-up vers la France ».

 

Leila Lamnaouer

 

london.lafrenchtech.com

Partager Retour

à voir également