Sex Toys : cachez ce sain que je ne saurais voir
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Sex Toys : cachez ce sain que je ne saurais voir

 

Il était une fois, un accessoire secret qui fait jaser. Un objet que l’on aime dissimuler, afin de ne pas éveiller les soupçons d’une possible frustration ou d’un éventuel handicap romantique. Complice féminin, lesbien ou invité du couple, le sex toy intrigue. Encore majoritairement vendu en sex-shops entre la lingerie et les vidéos, il reste coincé dans un segment commercial peu reluisant.

 

Or, le sex toy ne demande qu’à sortir du placard ! Ses lignes sont plus épurées, plus sobres, moins intimidantes. On a l’impression de contempler des bijoux ou des objets de design high-tech. La nouvelle génération de jouets est faite pour être exposée, touchée, manipulée -- avec tout ce que cela peut avoir d’imaginatif, mais aussi de sain. C’est la question centrale que pose Edouard (aka Ed Smith), avec Kingkig. Comment peut-on être certain que les sextoys commercialisés (même dans les grandes enseignes) ne sont pas bourrés de phtalates, BPA et autres toxicités ? “Ces objets n’échappent pas à la prise de conscience qui concerne les produit de consommation courante.” Mais ce n’en est pas un, direz-vous. Et pourquoi pas ?

 

Pourquoi le sex toy ne serait-il pas doté d’une nouvelle fonction (et pas seulement vibratoire)? Utilisé par exemple dans un contexte “healthy” voire médical, dans le cas de la rééducation périnéale. Non couverte au UK, l’idée de travailler son plancher pelvien autour d’un sex toy permettra peut-être à certaines femmes d’en rire d’ici quelque années, sans risquer de se mouiller la culotte.

 

Allons plus loin, il peut être vu comme un outil d’empowerment et, comme le mot est mal traduit en francais, appelons-le “baguette magique” de la fée-ministe. L’objet de la femme dotée de pouvoir(s) : celui de se prendre en main, de ne pas nécessairement attendre le prince charmant et surtout, de ne plus laisser croire que ce petit jouet soit une métonymie masculine. Ca n’est qu’un jeu, et à en croire les habitudes des consommateurs, pas toujours solitaire. On n’a plus qu’à se demander si la pénétration du marché sera bonne…

 

Sidonie Gaucher

 

Kinkig.co.uk

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