Gabrielle Ducomble : la voix jazz de Londres
 INTERVIEW

Gabrielle Ducomble : la voix jazz de Londres

Je vous interview en plein succès de La La Land qui a remis, semble-t-il, le jazz au goût du jour !

 

Oui je l'ai vu dans l'avion de Bali à Londres il y a quelques jours. Je n'ai pas vraiment accroché au début dû à la "commercial cheesy musical vibe" mais j’étais curieuse de poursuivre. Et bien contente de l'avoir fait : une histoire attachante qui montre les hauts et les bas de la vie d'artiste (musiciens et acteurs). L'envie et le besoin de poursuivre ses rêves malgré l'insécurité, le caractère instable qui en découle, et la réalité de la vie quotidienne. Mais aussi les patrons d'établissements, labels ou band leaders qui parfois imposent une direction musicale en désaccord avec la voix de l'artiste.

 

 

Vous êtes aujourd’hui chanteuse de jazz. Comment et à quel âge vous est-il venue l’envie de faire ce métier ?

 

La musique a toujours été très présente depuis mon enfance, ma mère étant professeur de piano. Fan de Whitney Houston et Barbra Streisand, adolescente, je passais des heures à chanter dans ma chambre. J'ai commencé à chanter avec un band vers 18 ans, obtenu une licence en Sciences Economiques et puis participé à la Nouvelle Star 1ere édition qui fut un tournant imprévu.

 

 

 

Oui, parlons donc de la Nouvelle Star ! Vous en avez été finaliste en 2003. Etait-ce le coup de pouce nécessaire pour vous lancer pleinement dans l’industrie musicale ?

 

Un coup de pouce oui, mais dans une autre direction... participer à l'émission fut une formidable expérience ou j'ai appris énormément, cela m'a également donné un avant goût de l'industrie musicale de la pop musique qui ne me correspondait pas. Ce fut donc un coup de pouce dans la direction du jazz vers 22 ans.

 

 

Aujourd’hui la télé et internet sont-ils selon vous des outils incontournables pour avoir une place sur la scène musicale ?

 

Je pense qu’aujourd'hui il n'y a plus de recette particulière 'to make it', il y a tellement d'artistes et de différents moyens de faire connaître sa musique au public et trouver son audience. C'est à l'artiste de sentir le moyen de communication qui lui correspond, cependant en effet, internet aide énormément les artistes indépendants à faire connaître leur musique partout dans le monde.

 

Est-ce facile de vivre du jazz aujourd’hui ?

 

Le début n'a pas été facile d'autant plus que j'arrivais dans cette énorme ville et ne connaissais presque personne. Je dirais que ce n'est pas facile de vivre du jazz, je pense que j'ai eu de la chance et j'ai rencontré les bonnes personnes. Comme la plupart des musiciens, je donne également des cours de chant privé, personnellement j'y prend beaucoup de plaisir donc je ne considère pas vraiment cela comme un "job alimentaire".

 

 

Parlons maintenant un peu de votre musique. Vous êtes belge et vous chantez en anglais et en français, pourquoi ce choix ? Quel est votre lien avec l’Angleterre et/ou Londres ?

 

En effet ... La destination Angleterre n'était pas du tout prévue. Après mon expérience de la Nouvelle Star, je préparais un voyage de 6 mois en Australie, envie de changer d'air et d'environnement et envie d'un break avec la musique. Juste avant de partir, j'ai eu l'opportunité de venir à Londres pour améliorer mon anglais et dès mon retour, j'ai été appelée pour travailler à la préparation de la tournée de Lara Fabian, une chanteuse que j'admire beaucoup. Cette expérience m'a fait réaliser à quel point je voulais faire de la musique, j'ai changé mes plans de voyage et suis revenue à Londres. J'aime chanter dans les deux langues, certaines musiques se marient mieux avec l'anglais, d'autres avec le français.

 

 

Comment trouvez-vous les thèmes et l’inspiration pour vos chansons ?

 

Je les trouve pour la plupart dans mes voyages : je pars avec un mélodica et un sac à dos et explore différents pays. Je reviens juste de Bali et cette île m'a inspiré de nouvelles mélodies et thèmes.

 

Si vous deviez changer quelque chose dans votre parcours aujourd’hui (ou pas), ce serait quoi ?

 

Rien, à part jouer du piano plus souvent pour le plaisir

 

 

Portrait chinois  

 

Une ville ? Lyon

 

Un quartier de Londres ? Southbank

 

Une chanson ? Both Sides Now (Joni Mitchell)

 

Votre devise ? 'Follow what feels good'

 

Propos recueillis par Camille Letourneur

 

Gabrielle Ducomble est en concert à Londres le 9 mars à The Crazy Coqs. Vous pouvez acheter des places ici

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